LIVRE SECOND. i
L'airain lui dédare la guerre ; Le fer» Tonde, k flamme entourent ses héros. Sans doute ils triomphoient 1 mais leur dernier tonnerre
Vient de s'éteindre sous les flots.
Captifs !.... la vie est un outrage !
Ils préfèrent le gouffre à ce bienfait honteux. L'AngloiSy en frémissant , admire leur courage ;
Albion pftlit devant eux.
Plus fiers d'une mort infeillible, Sans peur, sans désespoir, calmes dans leurs combats , De ces républicains Tame n est plus sensible
Qu*à l'ivresse d'un beau trépas.
Près de se voir réduits en poudre, Us défendent leurs bords enflammés et sanglants. Voyez-les défier et la vague et la foudre
Sous des mâts rompus et brûlants.
Voyez ce drapeau tricolore Qu'élève, en périssant, leur courage indompté. Sous le flot qui les couvre, entendez-vous encore
Ce cri : Vive la liberté !
Ce cri !... c est en vain qu'il expire. Étouffe par la mort et par les flots jaloux ; Sans cesse il revivra répété par ma lyre ;
Siècles ! il planera sur vous !
i!i4 ODES.
Et vous ! héros de Salamine, Dont Téthys vante encor les exploits glorieux , Non ! vous n égalez point cette auguste ruine ,
Ce naufrage victorieux !
ODE
MBS SOUVENIRS,
ou LES DEUX RIVES DE LA SEINE'.
Qu'un autre, d'une ame insensée , Se vieillisse en plongeant ses yeux dans Favenir! Moi , je rajeunis ma pensée Par les charmes du souvenir.
Dans l'asile de ma vieillesse, Un sort heureux présente à mes regards contents L'aspect des lieux où ma jeunesse Vit éclore ses doux printemps.
Paisible nymphe de la Seine, Que ton onde me plaît ! que tes bords me sont chers ! Ton onde est pour moi l'Hippocrène , Et tes bords me sont l'univers.
* Aa sujet d*uii logement que le GouYemement venoit de m*accorder sur la rive droite de la Seine ( au Loayre ).