SCÈNE XIV
it^ iqi^^ÉPElf ^i/!piQ(lfM U |»Me vile et fai^,y<m-
. loir regarder le vieillard: celui-ci s^éloigne , et Dormeuil parait plus calme-
bORMEÎlIL.
OÙ va-t-il y cet homme ?
GERMAIN. . l(
Il part en secret.,, seul...' et sur-le-champ... 11 veut au ntoms par là vous prouver son repentir... Il est vraiment au désespoir... il fait pitié !
DORMETTrL. J i
A vpus,.* si vous le regardiez. ... ..
DORM]PUIL. . . ,j j
Je ne le regarderai. pt^Si,
GERMAIN
Il consent à ne jamais revoir Léonce.
DORM^EUIL.
' li fa'a pas dît cela.
'GERMAIN. ' ' • '
Je vous assure que. . .
^ Il ne Ta pas pensé... et je le mépriserais ^'il avait pu s'y engager.: ^ .[,••.. ,
GERMAIN,..: :. '
Au moins, soye^ .œnt^Haqu'il ne viendra que lorsque vous lui permettrf!^i.> «. ' ' : . , ' . )
s88 LÉONCE,
DORHBmi..
Est-il toujours là?
(HJtMAIM.
Toujours !... Il attend... une parole de bonté.
Quelle parole ? Il n'y en a qu'une : ti Qu'il peut » rester. » Et je n'ai pais lé courage de la lui Are.
UEBHAIN.
S'il osait...
DOkMKtnL.
Quoi?
GESHAIK,
Il s'approcbersût de tous.'
DoaHEcati.
Tu ne l'en empê(ies pas ?
( Justin approche par dcrrîdre.') GERMAIN.
Non , sûrement. Il prendrait cette main qui soulagea pendant vingt ans- . .
DORMEnTL.
Qu'il ne me parle pas dp t^ela.
GEKMAm.- ■ '■
Il la mouillerait des pleurs de la n^connaissancé... mais il craint... <S!l«urc.) il craint. . .
DOBSIf.ClL.
Elle est là, n-llc la retirer.
-Il SUN, Ah! Monsieur'
C'est bon
OP£RA-COMIQU£. 289
JUSTIN
Ne me haasses. pas !
DORMEUIL
Je ne sais pas haïr... Laissez au temps... La blessure est profonde...
JUSTIN
)Ei la mienne aussi.
DORMEUIL
Vous souffrez doilc du mal que vous m^avez fait?
, JUSTIN
J'en mourrai ! - '
DORMEUIL
Non , non , tous avez un fils, vous ! C'est à moi , qui n^en ai plus, c^est à moi de mourir. Mais avant , nous nom réconcilierons , je tous le promets.
' •' " ' » ". ^ ■ JUSTIN'. '
Homme excellent ! je vous le jure , il me [suffira de voir Léonce... ufje fois tous les ans... C'est à vbtis (|u*il appat4i€ht.;. t^^est vous qcri l'avez ado][>té , qui lui avez sacrifié votre jeunesse , un ^tâblissCMment... c'est vous qui Tavez élevé, il vous doit ses vertus , son bônhetir, et il' est juste qu*il reste auprès de l'homme généreux...
^s ae I nomme g<
' ' DORMEY^IL.
Tu conviens donc que cela est juste? Ak! ce root-lâT répare bien des torts! Retourne près de lui, ne lui dis rien de notre conversation... Ta parole de ne lui en rien dire.
la donne.
igo ' LEONCE,
DOftMEtJlL Je t'estime encore , car j'y icroï^.^' ■
, JUSTIN
ie vous remercie, Monsieur, etsojjre'zsurque...
DORMEmL.
Adieu. Nous nous réverrons. Envoj^ez:ici I^ëonce sur-le-champ. . . ^
Je vais vous obéir.