‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 15 sur 219 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SEID , GULNARE , IBRAHIM , vi«u« libertin,

tourmenté de la goutte ; deux muets le soutiennent ; un troisième porte un coussin ; un quatrième porte un tsibouret pour poser sa jambe ; un cinquième sa pipe ; un sixième une petite soucoupe où sont des pastilles odoriférantes ; tous ont les yeux sur lui , et obéissent au moindre geste.

IBRAmM.

Aie , ajic , prenez donc garde ; vite un siège , ma ^laudile goutte ; qu^on me donne... ( Les mueu

lui présentent successivement tout ce qu*ils portent ) JSoII... ( Il

refuse.) Non , dépiêchez donc, je veux qu'on devine,

où je... ( Il prend sa pipe. ) BoujOUT, Scid. (11 fume.)

SEID

Bonjour, Seigneur... toujours gai et gaillard...

Mais oui , comme tu vois... (Mettant ses lunettes.)

Eh bien !... cette esclave qu Omar m'a tant vantee...

SEID

Avancez , Gulnare ; et vous , Seigneur, remarquez un peu , je vous prie ; (Ibrahim fait de Tœil et de la tète, la description du contonr.) la tête bien placée,

l'œil vif , la bouche vermeille , la taille élégante , le pied et la main dans les proportions , tout ce qui séduit dans une maîtresse , attache dans une femme , réveille les vieillards , enivre les jeunes gens ; enfin ce qui est incroyable , impayable , introuvable dans les qua}:re parties du moade! une femme ,, }ç\ine » jglie , sincère et fidèle.

OPÉRA-COMIQUE. aS

IBRAHIM

Discours de marchand.

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