BAU)UA]UI
Votre oncle ?
ISABELLE
Oui, Monsieur.
BALOUABD.
Vous êtes donc cette aimable personne...
ISABELLE , DTaisemeDL
Ah , mon dieu ! oui , Monsieur.
BALOUABD.
£h ! vous venez pour être mariée P
ao8 L'IRATO,
I5ABEU.K.
. Tout (le 5tiile , lout de «uile ! ab y mon dieu ! oui, Monsieur.
Connue elle est ingénue i ( Hani.) Eh bien ! votre oncle f mon meilleur ami ^ va venir ; il vous attend avec impatience, il veut vous rendre bien heureuse !
ISABELLE
Heureuse ! moi ^ mais comme quoi ? mais cornment? mais par quel moyen? Helas! ce nVst pas pour dire, mais il y a si long-temps que )e cours après le bonheur , que je devrais bien l'avoir attrap(^, , .
BALOUABD^ k p^tX.
.Pauvre petite! c^est la candeur , la simplicité même ! La. jolie petite madame Balouard que ça fera! et que de jolis pelils Balooards en proc4*dcront, s^ilsress(!mb1ent àleur maman et Ji letir'papaJ
ISABKLf R.
Je vous ennuie peut-être ?
BAIX>t7ABD 9 lui Wr»flnt \n mfttn «rrr prt'c »tition.
Non, non; bien au contraire... Vousine transporte/. !.. Parlez , je suis tout oreilles et tout y^)i|\ ; contez-moi vos petites peines*
ISABELLE
(D*aifiord «ouptrant. ) Ëh! cll! eh! (Ctmitigirartt ftubtlffnirnt
<l«tmi. ) Monsieur, à peine avais-* je! «quinze 'falis, qu'il se pr(^senta mille amana, plus aim<ibles les uns que les autres. . n >/ -w ! i i
BÀLOUARD.
Vous VOUS aperceviez de cela ?
ISABEULE.
Sur-le-champ... Ah ! je n'étais pas si novice que je le paraissais!
BÂIiOUAAD.
Ah ! ah ! Eh bien ! de ces mille amans , qu^en fitcs-vous?
ISABELLE
J^en aimai un , et je me laissai aimer par les autres.
BALOUABl?.
Vous en aimâtes un !
ISABELLE
Ah ! mon dieu, oui, et d'une force !,.. Mais, Monsieur, je m'en rapporte. à vous , pouvais- je faire autrement ? Sans cesse il me vantait son ^inour, sa fidélité , sa discrétion ^ et d'un air si tendre , si vrai , ah ! Un jour, entre autres, ou plutôt un soir... car il faut toujours être sincère...
BÂIiOUABl).
Eh bien ! un soir ?
ISABELLE
L^astre des nuits promenait son disque ai^enté.
. BALOUABD.
Pites tout bonnement qu'il faisait clair de lune.
ISABELLE
C'est ça , il faisait clair de lune : mon amant me proposa d'entrer avec lui dans un bosquet charmant et très solitaire.
aïo L'IRATO,
BAIOUABO.
Et très âoHtaire ?
I5ABELU*
Je refusai.
BALOUABD.
Bon ! ça«