ACTE II, SCEISE VII
porter ; c'est pourquoi notre homme s'entendit avec tous les ^ns de la maison, qui se cotisèrent et payèrent Falose ; mais comme ils Tavaient mise sur la table pour s'en régaler ensem- Ijle, l'évêque accourut à Todeur et leur dit : < Voici ma quote- ^ part ; laissez-moi manger avec vous. »
SEMPRONius. Âh! ah! ah!
FLAMiNio. J'ai ouï dire , — ne prenez pas ceci comme ve- Viant de moi, — que le curé de Sanla-llaria-in-portico'* mesurait les soupes à ses domestiques , leur comptait les bou- ^^hées , et en donuait tant les jours blancs , tant les jours •»otr« ***.
scMPROivius. Ah ! ah ! ah I
FLAMINIO. J'oubliais. De votre temps , les hommes étaient l^s maîtres de la maison , et de notre temps, les maîtres de 1^ maison sont les femmes.
SEiipRONius. Comment, les femmes?
FLAMINIO. Les femmes , oui , messire. Dans la maison de...
j« ne veux pas nommer..., on dit que les mères de je ne sais
^Uels cardinaux mettent de Peau dans le vin , payent les
^^laires , chassent les domestiques et se mêlent de tout. Et
^Uand leurs révérendissimes fils sont désordonnés dans leurs
^niours^' ou dans leurs repas, elles les traitent comme des
chiens. Et le père d'un grand prélat touche les rentes de son
^ansignore et lui donne tant par mois pour vivre.
8EMPR0NIUS. Adieu. Je suis éclairé : il vaut donc mieux être ^Ds l'enfer qu'à la cour aujourd'hui.
rLAMiNio. Cent fois mieux , parce que dans l'enfer l'àme ^ule est tourmentée , et qu'à la cour l'àme et le corps le sont paiement.
SEHPROMus. Nous cu reparlerons ; mais je suis résolu à étrangler Camille de mes propres mains, plutôt que de le mettre À la cour.