‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 142 sur 218 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

PARABOLAN , YALËRE. ^

PARABOLAN. Quc mMioporle que leRosso, en plaisantant, ait mal parlé de moi avec le Cappa ?

VALÈRE. Quoiqu^on ne soit point honoré par les louanges d^un tel homme, ni avili par ses injures, il ne faut pourtant pas louer le Rosso comme s^il brillait de Téclat de toutes les vertus *.

PARABOLAN. Je louc Téclat de ma santé, et non un empressé qui fait mon lit, ni un diligent qui brosse mes habits, ni un pédant qui s'en fait accroire ^ ni un importun qui me rapporte les plaintes que font de moi mes domestiques, ni un virtuose qui, tout le jour, me romptla tête avec de la musique et des poésies, en m'engageant, en me forçant à donner à celui-ci, à celui-là. M'entends-tu?

VALÈRE. Quant à moi , j'ai toujours fait l'office d'un bon serviteur et d'un homme à qui votre honneur est cher ; et j'aime mieux être réprimandé pour de tels motifs que d'être loué pour vous avoir proposé une chose indigne de votre condition et de la mienne. Mais c'est un défaut commun à tous les seigneurs de ne vouloir entendre ni la vérité ni une bonne chose.

PARABOLAN. Tais-toi, tais-toi, te dis-je.

VALÈRE. Je suis un homme candide ; c'est pourquoi je parle librement.

PARABOLAN. Entre, et calme- toi.

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