SCÈNE lïï
PARABOLAN, ALVIGIA, ROSSO.
pARABOLAN. Quc fait ma déesse?
ALVIGIA. Elle ne mérite pas ce nom ".
PARABOLAN. Dieu m'aide !
ROSSO. C'a été un trait de méchant.
PARABOLAN. Qu'y art-il ?.
ALVIGIA. Va, sers, toi, sers.
ROSSO. Pour ce qui me regarde, je me moque du monde ; mais je m'afflige pour cette pauvre petite femme.
PARABOLAN. Nc mC tCUCZ pluS CD SUSpéuS **. *
16% LA G0URTI6ANB.
ROM^», Votre Valère. . .
KABABOiiAN. Qu^a-t-il fait, mon Yalère ?
Rosso. Rien.
ALviGiAé Savez-vous, seigneur? 11 est allé dire au frère de Livie que le Rosso et moi nous débauchons sa sœur.
PARABOLAN. Ah! qu'ontcnds-je ?
• Rosso . Le plus cruel bravo du faubourg de Trasievere '^' . .. U a tué quatre dizaines de sbirçs et cinq ou six prévâts; il donna hier des coups de bâton à deus: arcbers de h Sarde. P porte des armes en dépit du gouverneur».. Nqu» aurons à çpni* battre contre ce Rienzo qui, avec son épée, tailla en pièceales chapelets ^* du pèlerin .. . Dieu veuille que votre seigneurie sorle de ce combat saine et sauve !... -
PARABOLAN. réclate !... ne me reteuéz pas !... je vaisàriostant trouver Yalère et lui enfoncer ce poignard dans lecœur!... né rpe retenez pas I...
AiiVifiiA. Doucement! calmez- vous... Dissimulation, cbàliment, et non furie.
PARABOLAN. Traitre I...
ROSSO. Tenez-vous tranquille... ; car il n^auriait qu^à vou^ entendre, et il en résulterait un plus grand scandale.
PARABOLAN. Assassiu !
ALViGiA. Ne parlez point de moi. Je vous recommande l'honneur de Livie.
PARABOLAN. Avcc cinq cents écus de rente je l'ai tiré de la boue.
ROSSO. Il a pourtant des revenus comme un seigneur.
PARABOLAN. Ditos-moi , y aura-t-il encore moyen d'avoir Livie?... vous vous taisez !
ROsso. Alvigia se tait , parce que sou àmc se brise de ne pouvoir vous servir.
PARABOLAN. Pri'c-la, mon cher Rosso, conjure-la; aulrement, je mourrai.
ROsso. Faites-moi bouillir, rôtir, seigneur, je suis vptre es* clave; mais je ne forcerai jamais Alvigia, parce qu'il vaut mieux ètre%n âne vivant qu'un évèque mort *'^,