‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 181 sur 218 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

ROlfitANELLO LE JUIF , ROSSO.

tK JUIF. Vieux fers! vieux fers!

Rosso. n faut que je le traite comme je traitai le pêcheur.

LE JUIF. Vieux fers! vieux fers!

ROSSO. Vieins ici, juif.

LE JUIF. Que demandez-vous?

ROSso. Quel est ce pourpoint?

LE JUIF. Ce fut celui du chevalier Brandino... Et quel salin!

ROSSO. Que vaut-il?

LE JUIF. Essayez-le, et puis nous parlerons du prix.

ROSSO. C'est juste.

LE JUIF. Quittez premièrement votre cape. Passez ici te bras. Puissé-jc ne jamais voir le Messie, s'il ne parait fait à votre taille ! ... Belle qualité de satin !

Rosso. Tu dis la vérité ?

LE JUIF. Que Dieu ne me conduise point samedi à la synagogue, si ce pourpoint ne vous va pas comme s'il était peint sur vous !

ROSSO.* Maintenant, le prix? Et dans le cas où je serais content du prix, j'achèterai encore cettexape de moine, pour un mien frère que j'ai à Araceli.

LE JUIF. Si vous prenez encore cette cape, je suis homme à vous faire une diminution... Et sachez qu'elle appartenait au révérendissime Araceli in fninoribus '^.

ROSSO. Tant mieux!... Mais, comme mou frère est assez mince de taille, je veux voir cette robe sur json dos, et puis, nous ferons marché. -

LE JUIF. Je le veux bien, afin que vous dépensiez en toute sécurité vos deniers.

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