SCÈNE XVI
LË8 DEUX. VOLEURS, BOGGACCIO.
voLEUK. A présent, nous y voilà !
BOccAccio. La porte de Tégiise me parait fermée.
vuLKi'K. Vois donc, toi ?
i/autke. Elle est seulement tirée.
BoccAccio. Entr'ouvre-la, pour qu'on entre.
VOLEUR. Ce n'est pas à toi à commander.
BOiXAccio. Je ne Tai point dit par malice.
voLKUK. Dans le tombeau, ou (sépulcre, ou fosse, ou moDunienl, comme on voudra l'appeler, qui est tout juste à rentrée de l'église, gît le messire qui, peut-être, voulut être mis là pour humilier l'orgueil mondain, en se faisant fouler aux pieds de tout le monde... Ainsi, toi, mets la pointe du levier du» cette fente... Pousse fort.
BoccAccio. Le couvercle a cédé.
VOLEUR. Pousse le levier par-dessous.
boccAccio. C'est fait.
VOLEUR. Maintenant, haussez-le tous deux avec l'épaule.
ROccACCio. Le poids nous écrase.
VOLEUR. Ferme!
BOCCACCIO. Dépêche-toi !
VOLEUR. Maintenant que le couvercle est étayé, entre dessous.
BOCCACCIO. El vous entrerez sans doute après moi ?
VOLEUR. Descends ; car, par le corps de... !
BOCCACCIO. Ces gens-là ont juré de m'assassiner !
VOLEUR (à son compagnon). Donne-moi ton poignard; je veux l'y jeter mort !
BOCCACCIO. Laissez-moi la vie !
VOLEUR. Descends vile, sinon....
BOCCACCIO. Pitié, et non justice!
VOLEUR. Le mort l'a eue.
l'autre. L'unneau d'abord I
BOCCACCIO ( après ë^éire mis le rubis au ëoigU t' lui pré' sente la mitre). Prenez ceci en attendant.