DUC D'URBIN
Puisque la plus qu'admirable république de Venise, endooDanl à votre Kurhumaine Excellence et le bâton et le drapeau de géoénl gouTeneur et chef ; puisque en les lui donnant, dis-Je, avec la pompe d'uo speetade digne du couronnement de quelque empereur ou quelque roi que ce soit, clic a Tait que non-seulement tous les peuples qui obéissent au saint empire de celle ville éternelle de Dieu s'en sont réjouis à cause de tos nombreuses vertus*, mais encore tous les peuples soumis au sceptre de voire glorieuse domination, en un mot la généreuse nation italienne ; il m*a paru à propos, pour publier la présente comédie, par mol composée à votre instance, de la recommander à toute société de personnes honorables, en loi faisant voir le Jour dans une si grande occasion d'allégresse universdfe ; et comme, si Je ne l'eusse pas fait. Je ne pouvais d'aucune autre fkçou témoigner, au milieu de tous vos honneurs, que je partageais la Joie inlisK de chacun ; je sais que votre Incompréhensible bonté me pardowie li Taule de l'avoir imprimée ici à Venise, avant qu'elle s'eu soit divertie làbas à Pesaro.
Le dernier de mai 1546.
Votre trés-obligé serviteur,
PIETRO ARETINO