‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 83 sur 218 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

' Il parle de la partie adverse contre laquelle il vient d'argumenter i l'apothicairerie. Voy. scène xi de l'acte précédent.

' C'est-à-dire V angélus, Salvalaglio écorchc et brouille le texte de Vave en homme qui ne le comprend pas, et qui veut se donner les airs d'entendre le latin.

' Esciie un poco del manico, mot à mot : sortez un peu de la manche^ parce que la bourse était souvent dans la manche de la robe.

* Salvalaglio affecte encore de savoir le lalin, comme un digne valet de son maître : il exprime ceci ne vaut rien, par nicilo vales,

' Slot à mot : à faire, faire soit, c'est-à-dire : à qui nous fait faisons.

' Cet aparté de Salvalaglio paraît faire allusion à quelque aventure conjugale ou à quelque bon conte, très-connu des spectateurs de l'Arélin, mais aujourd'hui très -difficile à deviner.

* Kous ne savons pas ce que veut dire acini d'Ansisi»

* Un appelait estradiots des chevau-légers, la plupart albanais ou

sjToatei, qui battaient Pestrade en escarmoucbant : ils se meUaienl i la (cslde du premier capilaine qui voulait les payer.

* Il y a ici un jeu de mots qui existe à peu prés semblable en français I «ir mare el madré,

'* Le texte dit capilolo, au lieu de sonnet. C'était une sorte de pièce poésie composée de tercets.

" JLe texte porte mot à mot : le taire me ferait un apostume,

** Mot à mot : «Je savoure foies de porc rôtis et boudins de tous les 'agoûta qu'elle me fit. »

*' Il y a ici chmicre l Juron fréquent dans les poëtes français et Italiens cette époque, où la maladie vénérienne était dans toute sa force.

** Mot à mot : « La porte de la maie heure et du mal point. »

** Mot à mot : « Je n'en donnerais pas un denier. »

*' Ce nom signifie chasse-diables,

" Ce dicton proverbial doit équivaloir à : u Ne se mouche pas du I>ied. »

'* Ce aaint-lâ, qui est sans doute de la famille de notre sainte Nitouche, que le martyrologe n'a pas reconnue, descend peut-être du dieu païen ■^Arcule^ gardien des coffres. Quant à Biacacciuccio , c'est sans doute un Sobriquet bouffon donné à quelque littérateur contemporain, comme le Tasse ou Machiavel.

** Mot à mot : « Qui donnerait sur la croisade. « C'est-à-dire , qui n'a l>eur de rien.

"> Il écorche le nom de Carciadiavoli, qu'il ne connaît que par ouï- «lire.

" C'est à coup sûr une épigramme contre le célèbre architecte milanais Jacques délia Porta, ou contre son neveu Guillaume délia Porta, habile Sculpteur, quoique moine, tous deux contemporains de l'Arétin. Un autre artiste du même temps, Daccio délia Porta, plus connu sous le nom de I^'ra Bartolomeo, élève de Léonard de Vinci, s'était laissé séduire par les Jprédications fanatiques de Savonarola, et avait pris l'habit de saint Dominique : il mourut en 1517 à Florence, où il ne peignait que des tableaux t^eligieux, qui furent souvent comparés à ceux de Rapfiaël. H est possible que la triste fîn de son ma tire Savonarola lui ait inspiré le mot si vrai et si profond que lui prête l'Arétin.

'* Senza voglia, sans volonté.

" Il y a vaine gloire^ dans le texte.

** Il zibetlo che fiocca da la tua ismerdagginazione.

'* Campanella.

'• Scarpiniamo, escarpinons. •

*' C'est-à-dire ; « Je me sens tout glacé .' >»'

** C'est-à-dire : « bon larron ! » Parce que Jésus-Christ dit à son compagnon de potence : >< Tu seras aujourd'hui avec moi au paradis. »

" Le texte porte slollizia, mais il faut lire plutôt souilila ou sotlilezza,

^ Le pèlerinage do sainte Lucie a eu lieu à Naples dans le mois d'avril ;

les femmes de pécheurs se rendent en procession , i six heures da loir, dans une petite église située au bord de la mer, près du port de SmiO' iMcia. Quant à la madone de la porte Sanstma, nous ne sarons où ii prendre.

■' Impossible é comprendre. C'est sans doute une iujure contre lei Piémonlais avec lesquels les Italiens ne veulent pas être confondus.

" Pour ma sûreté. Allusion i la prière qu'on dit i la messe pour le roi: Domine salvwn fàe regem.

*■ Il y a dans le texte messe in leva ejus, c'est-à-dire : « Nous a mis i gauche. »

*MI y a dans le texte : « Prendre aux vers. » Nous avons dit : vers de la tombe, pour rendre la phrase plus claire.

*' Dans Titalien laquale se rapportant également à Téglise et à la saiole, cette amphibologie amène un jeu de mots obscène.

** Le Prélre-Jean, roi catholique d'un empire fabuleux que le Vénitien Marco Polo prétendait avoir visité dans l'Asie, était encore le sujet de bien des contes de la part des voyageurs, et ses richesses restèrent proverbiales, longtemps après que son existence eut été reconnue fausse.

*' Le texte porte : a i (Yati, aux moines .' Ce n'était pas seulement ei Italie que les moines étaient qualiûés de diables.

** C'est-à-dire : comme un obstacle.

'* Image obscène.

** Ces soupes épaisses et chargées de viandes, de pâtes et de légumes, étaient fort renommées. Rabelais n*a eu garde de les oublier.

*' Il nomme sa dame : ia mia speme,

** Vora arnica.

** Le texte dit : la senciglia, mot qui semble être l'adjectif féminin espagnol sendlia (sincère), italianisé. Ce serait alors un synonyme argoliqu( û*oreille.

** « Andrommene a veder metter due testi. » Obscénité.

*' Allusion au texte de l'Évangile qui dit que, quand sonneront le trompettes du jugement dernier, Dieu viendra juger les vivants et le morts.

** Mot à mot : « Retournons là d'où nous sommes partis. »

" Mot à mot : « On lui fera donner des coups de pied au vent. >»

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