ACTE QUATRIÈME
* Mot à mot : « La colère, bien que refrénée, lève parfois le flambes de son impétuosité. »
' Saporitina, appetitosina.
* L^t exte dit: «Che passa bataglia.» C'eft-à-dlre : qui vaut une batail gagnéo,
* Allusion sans doute au minolaure crétois; concetto dans le goût t.alien. Il joue aussi sur le nom de PoUdoro^ qui signifie tout d*or, cl il en
faiit PoUeretosOt dans le sens de tout d'argile.
' Rabelais, qui avait lu son Arétin, parle aussi des bergères « dont le oui sent le thym et le serpolet. »
* Ce mot à mot ne rend point le texte, mais en donne une idée. Ces bouffonneries sont plus plaisantes dans l'italien, qui dit désiniriguer des i^uriguesy au lieu de débrouiller, et qui produit ainsi un étrange amalgame <le consonnances homogènes.
* Mot à mot : « Ton derrière a-t-il fait lappe, lappe, » Dans le langage trifial et comique, on dirait : « As>lu Toiré dans tes chausses ?»
* Véritable pointe italienne qui eût été fort goûtée en France du temps de VAstrée. •
* Il faut sous-enlendre : « Par pénitence. »
** Surnom dérisoire de Plalaristoiile ; Piaiolla signifie morpion. '* Incantaio, comme si on lui eût jeté un sort. ** Uoccionedi tre cotte.
" Senepa est mis là pour Seneca , et théologien pour philosophe. Tessa, qui n'est pas une femme savante, écorcfie les noms propres , et prend les mots l'un pour l'autre.
^* « Rimellete bene i colleliini, si. •• C'est-à-dire : « Remettez les couteaux dans leurs gaines. » Veneroni se trompe en expliquant ce proverbe facile i comprendre, par : «Vous faites bien le contraire de ce que yous pensiez faire. » On retrouve, dans la locution italienne, quelque chose de la nôtre plus triviale : « Rengainez votre compliment. »
** L'italien dit : « Date vene uno a cavallo. » La même figure se rencontre dans l'expression française : « Embrassez-vous en poste. »
" Dès cette époque, la galanterie française était beaucoup plus sentimentale qu'ardente au plaisir. L'Arélin se rappelait sans doute que le roi Louis XII avait eu arec une belle dame de Gènes une liaison qui s'était passée en paroles et en soupirs. Les Français ont eu de tout temps la réputation de faire l'amour en madrigaux.
'* A sproni battuii. On disait autrefois : « A grand renfort d'éperons.» '* Tout ce qui suit est presque intraduisible : « A la fine, recatosi la IMrsona in su le gambc, il corpo in su la bocca, la bocca in su la sele, e la sete in su la guazzabuglio de la volonlà del berselo tuilo, tutlo, tullo, acconcia la gola in le canne, e le canne in la gola si manda avalle da sennb. Per la quai dolciludine il venlricchio, il polmone, il fegalo, la milza e le budella dando a l'arme vengono suso a gella. In questo i sensi de gli spiriti, e gli spiriti de i sensi raoslrano la faccia de! bcventc rubiconda, fumante, gaja, alliera, lucida, paciflca e vigorosa, per la quai grazia la lingua ingagliardisce, gli occhi sfavillano, il fiato risuFcita, le vene gonfiano, i polsi bollono, le pelle si slcndo et i nervi riforzano.Tale era il parlarcdc V amico, che concluse la perfezion de i mosii ncl fondelto leggieri, nel polputo gentile, c ne lo iscartco frizantc, e in quel oerto Suetonio che bascia,
** L'Arétin n'ose pas ici nommer Jésus, en faisant allusion au miracle de la mniliplication des pains, et peut-être h quelque autre fait oontenporain.
** Il n'est pas focile de reconnaître quel est celui des Bentivoglio que TArétin désigne ici. C'est sans doute Hercule Bentivoglio, fils d'Annibal, célèbre dès sa jeunesse par son savoir et son talent poétique; il était alors à Ferrare, auprès d'Hercule d'Rste, qui l'aimait et le protégeait. Ce savaat poëte, né en isoo, mourut en 1572. •
'* Dans toute la première partie de cette scène, Plataristotile ne voit pas, ou fait sémillant de ne pas voir les personnages qui écoutent son monologue.
'* De toute antiquité, on a cru qu'au moment de mourir l'homme lisait dans l'avenir, et prononçait des paroles inspirées, verba nova, disent IfS auteurs latins.
** Gentilezza in vaglia, mot à mot : « Gentillesse en valeur. »
'* Scandottiera. Ne faut-il pas lire plutôt condotiiera?
" II cerebro vacillanie mi liro la persona.
** Il y a dans l'italien une affreuse équivoque : vennemi a Vora alla bocca cotai giovane,
•• C'est la fable d'Esope.
** Le texte dit seulement : iesli venerei : mais nous ne doutons pas qne l'Arétin n'ait voulu parier du célèbre Anieros de Baptista Fulgose ou Fregoso, poêle italien du quinzième siècle. Son Anieivs sive de amore, qoi parut en 1499, et qui fut traduit en plusieurs langues, est un dialogue moral où l'auteur essaye de prouver que l'amour est une passion dangereuse qui prive les hommes de leur raison.
"* Tout cela est rempli d'équivoques qui subsistent dans le .français comme dans l'ilaHen.
" Mi cresce il core,
*' Latin estropié.
" La pace di Marcone. Nous croyons entrevoir ici une équivoque obs* cène. Marcon est un personnage imaginaire qui figure dans beaucoup d'ouvrages du moyen ftge, en présence du roi Saiomon, avec lequel on le fait converser sur des sujets moraux.
** « Se il calendario vi ci mette, s'egli vi ci mette, farasi, cbe i marti impoveranno (ancora che il bicchiere di vetro del falto loro si roropesse) a strangolare con le branche de la discrezionc.» Le mot é mot n^est'pas possible en français.
** Allusion que nous ne pouvons pas saisir. La république de Lucques, ayant conservé sa liberté, faisait alors envie à toutes les républiques italiennes, qui l'avaient perdue. Ce proverbe équivaut à «Je me défie de toi!»
FIN DES nOTKS
^ Gette fteélie a été tooTent répétée en prose et en Yen. n 7 a une tleWe épigramme qui se termine ainsi :
Eh .' n'est-ce pas le diable Qu'oQvrir sa bourse et ne rieu voir dedans.
*' faeciamo a/ conto. •
*** Il y a danfl l'italien : « Va, trouve-les ! »