LETTRE CXL
Miss CtAKissB HjRLors à miss Nows^.
Sameiljl après midi » aS avrO»
O ma meilleure, ma seule amie ! c'est à-prés^it <pie je ne puis plus vivre ! j'ai reçu le coup au cœur j je n'en guérirai jamais ! Ne pensez plus à la moindre correspondance avec une misérable qui semble désarmais absolument dévouée. Quelle autre esr
'- HISTOIHE .
perance y si (es malédictions des parefats ont le poids que je leur ai toujours attribué , et que tant d'exemples m'apprennent qu'elles ont eu dans tous les temps ! .Oui, ma chère miss Hpwe, pour mettre le comble à toutes mes afflictions , j'ai à lutter dé7 sormais contre les malheureux effets de la malédiction d'uQ père! Comment auroîs--je la force de soi^teair cett^ réflexion ! Mes terreurs ne sont-elles pas trpp justifiées par les circonstances de ma si-*- «tuatioD ?
J'iû reçu enfin ime réponse de mon impitoyal^le «CKw. Ah! pourquoi me la suis-je attirée par ma «ecoadie lettre à ma tante? Il semble qu'on l'ait tenue prête pour ce signal. La foudre dormoit , jusqu'au moment où je l'ai réveillée. Je vous envoyé la lettre même. Il mVst impossible de la transcrire. L'idée ^m'en est insupportable. Terrible idée! la malédiction s'étend jusqu'à l'autre vie.
Je suis dans le trouUe et l'abattement des plus noires vapeurs. Je n'ai que la force de répéter : Evitez, fu^é?, rompez Ipute correspondance avec le malheureux objet des imprécations d'un père.
Clarisse Harloye.
B£ CliARISâE. 345
LETTRE CXLL
Miss jiiUBELLE IfjRLOrE à mîss Clarisse.
, Vendredi 211 aTrîI.
jM ou s avions prévu qu'il nous reviendrait qiielqu'un de votre part : nous, c'est-à-dire ma tante ^ moi ; et la lettre que je joins à celle-ci att^idoit Par-r rivëe de votre messager. Vous n'aurez aucune réponse de personne, quelles que soient vos impor-^ tunités, à qui qu'elles puissent s'adresser , et quelque demande que Yous puissiez faire. - .
On avoit pensé d'abord a vous ramener par im^ autorité convenable, ou- à vous faire transporter dans des lieux où l'on pouvoit espérer que la honta dont vous nous avez tous couverts seroit ensevelie quelque jour avec vous. Mais je crois qu'on aban;T donne ce dessin. Ainsi vous pouvez luarcjber eii sûreté. Personne ne vous croit dign0 de l^i causer le moindre embarras. Cependant\ma mèrç 9 obtenu la permission de vous envoyer tous vos habits^ mais vos habits seulement. C'^t une faveur, comme vou^ verrez dans la lettre que vous al|ez lire, qu'on n'é:;::^ , toit pas disposé d'abord à vous accorder ; et sur la^ quette on ne se relâche point par considération pour
VOUS, mais uniquement parce que ma triste mère ne peut avoir sous ses yeux rien qui vous ait appar* tenu.' Lisez et trepiblez.
A LA PLUS INQÏtjiTS ET LA PLZTS REBSLUS