‹ Œuvres choisies de Prévost avec figuresChapitre 34 sur 76 · PU PEROU · texte numérisé non relu

PU PEROU

Lima^ qui es^ h ville la plu^. riche^ et^ la pl^s peuplée du Pérou, un vic^roi, devenu anloureux 4!une Féruvienne ^ ikvoit employé înuUlemcpt ses

ET A-N(BCBOTlBS. 38l

sîoios et ses offre» pour la sédui^e• 'Sllé'^toit fiHe

xî'aii père qui raimOit tendrement,* et qui ^toit£)tt.

considéré daûs sa nation. Cette raison* obKgeant

le vice-roi de garder quelques' mesura*, il s'ét^ii.

-c^hlenté assez long^;emps de la* solEciter par les

voies ordinaires de l'amour , et ne pouvant lui faire

espérer, avec vraisemblance, dedevenir son épouse^

il lui promëttèit le plus heureux' sort dû monde , en

qualité de maîtresse. Enfin, piquée sa résbtance',

il là menaça un jour de faire payer ^Mépris. bitstL

t^liër à' toute sa nation. 11 savoit à qud pbint les

Péruviens- sont lié» par leur iinisèire ^odàmune,* et

riefn ne se présentant plus tôt à stnl k^J^qûe'Faftà^

chement qu'Os ont pbur leurs Kvres, sur-tout dèf*

puis'qiiHIs dn< su'qtfôn a p^sé plà^èlirs fois à'IëÀ

leur ravir, lit jura,- dans un ibétité<nétit de côfêre,

•qu^ alloit commencer,^ par un ordVë absolu, de

'leè' mettre tous ûiiitùC jusqu^au dernier. Une menacé

H terrible fiitf ré|)àtrdtié en un moment dans toutes

lés faxrnlles. iMl^élIë Péruvienne se tnjuva aceablîSe

âu^itôt dès*¥Sê^Tbfehfes de tcfutë*U nation, et sefe

'parents XÉtême^ furent les pretoiéri it la presser de se

tendre. Giè^etiiSâtat son pèi*e et les chefs les plt»

graves VassethMêrènt secrètement pour délibérer,

* JLo résultat des' opinions fut dlnterroger àdroîte-

*mënt la fille, potir Savoir d^elIe par quel motif eHë

Vob'stinoità rejeter Jà ^jassîon du vice-roi. SiVétoît

'sagesse et zèlepbur ISionneUjè'et la vertu, on' résd-

$8a AVKNTuajB*

lut dm aacrifidr nod^seolernoot to^s le^ fiTre», ii|«is lu iiatioti mioEie, ^il ëtoit néoeMiire; au-lien que fi <f étoit Qi^i'iofS ^ ou d'autres raisons de la méiM légèreté, 09 régla qu'dle serqit livrée, malgré elle, «li yiee-roi, et «aoHfiée elle-même aux livres, qut éloient «m des plus cbers et 4^ plus vertueux in* léréts de la oatîon.

n arriva inalbeureusemeat pour la jeune Féru* vienne, qu'en «aminant de près ses siçntiments ets^ conduite, on découvrit qn'^e étoit en:liaisoq aytp on jvune homme de Lima. Cen (iit assezippur If Aire traiter 4'bypocrite. Elle fiit saisie, de Faveu même de spn père, et menée au vice-roi^ qui se jcrut au comble de ses désirs. lEIle ne résista point ^ /C0UX qui furent c^wigés de la conduire; mais après avoir yersé un tprriWt de larmes, lorsqu'elle parut devant son amant , i^Ue lui déclara d'uqe manière 4 touchante qu'il n'^voit rien k ^Êpfyi^r sans vfoleiice, que sa générosité Femporla d'^hior^ 9f^ sa pasi^îo^s. âansla premr d^vanitage, ilsf Qont|B|ita de la gsrd^ dans.son palais^ oix il ^appliqqif faSbiBtivement à lui fam um sort d^e d'envi^. Spn espérance étoilt àfi la. vaincre par sçn assiduité et par. «ça s^^ns* Trots sapuiipes qu'il y employa, sans ^rebuter, n'aboutin^nl qu'à la rendre plusin^eapble, et lui plus pas* .«ionné. Enfin, lorsqu'il recommeoçoit à prèndi^e conseil de son désespoir, il fut guéri toui*d'un-coup par un événement qui fiiit a^^^ '^^^^'^^'^^^ *^

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jEqpagooIsqa'auâL Përuyiem. Le péretie mattrcssë et les autres ofae6^ qui en avoiént usé si dureaient Wfit eUe , ne purent entendre parler d'une rësistamce ju Atraordinaire, sans prendre une meilleure idée •de sa vertu. I|s ae crurent oUîgës de Êdre alors pour •die tout ce qu'ils aboient cru lui devoir en la suppo» 4ant vertueuse. Os se rendirent en foulean palais, et (par un discours fort touduoit, dans. lequel ils o£-* •froient au vi€&»roi leurs livres: et iaurs vies inémés «pour racheter l'honneur (FonefiBe qil'ijs esdmoîent plus que ces deux Uens, ils réreiUioent si henreweonent sa générosité y jopi'il la rénût surJerK^hamp en- .treleursmaim, en comblant leur natida de louanges «tdebii

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