‹ Œuvres choisies de Prévost avec figuresChapitre 35 sur 76 · TOUCHANT UN TRÉSOR · texte numérisé non relu

TOUCHANT UN TRÉSOR

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.1>N habitant de Basra, nommé Abouleasem^jorn»* mit d'un trésor imœràse, dont ilétoit devenu poSh #«saettr par diverses aventures : il en i^ooroit l'ori* *mfl»; et cehii de .<9Hr.iI l'avoit reçu^ le tenant pai*

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'béntagfe de famille, n'àvoit puJiii dooner là-dessm iHiCtttre lumière. H en feisoit nd usage «i noble et si 'magnifique^ cju'excttaot l'envie autant que Fadmi-^ 'raftion^ lé HeateMant de police de Basra lui rendit une, visite. Je suià, lui dk-il^ ledam^h^ et je viefs •vous^iemander où est :1e trésor qm vops fournit de :iquoi vivre avec taot de magnificedce.- Abodtcatsem -setraubla à cette question. Le.lieuucnant de police 'jugea* bien à sa èôiitenance quelles bruits .qui. s'ë^ 'toient irépaîidus &'ëtoîent pas sans fondement ; mass •^tfdîeu de leprësaer de lui/décD«vrir ce; trésor: -Seigteur, rc^rit*-il, j'exerce ijdacbarge eç 'homme «dfc^rit; '£iitesk«ioi qndque pvéaeftttpii soit: digne de ma discrétion, et je me retire. Il liii demanda dix sequins par jour. Aboulcasem lui répondit que Qp n'étoitpas assez, et (pH'û lui en dpnneroit cent. Le lieutenant de police transporté de joie, lui dk,

biens, je n'en, troublerai jamais la possession* Il toucha d'avance une grosse sonimé, et' se retira.

Le visir, ayant entendu parler dc^méme des richesses d' Aboulcasem , l'envoya chercher. O jeune homme ! lui dit-il, j'ai appris que tu as découvert 1M^é!96F : là sais 'que le quint ap^artitot àDletif tl -fiâft qu^'tu' le dôtfoes au roi. Paye donc le quiiitA, -^t tu demeureras tranquille posaenseur d^ ipiatM auftpes parties., AjM\àcêS/mi Q)m§GSÊ» <]U^ étoit ma^

trê d'un grand trésor, et s'engi^à volontiers à payer tous les mois mille sequins d'or au visir^»

Un prince étran^er/à qui l'on taconta ces merveilles du trésor et dès libëralitiés d'Àboulcasem, se rendit exprès à Basra: Ayant fait connoissance avec ce riche jeûne hoilime, il poussa la curiosité plus loin (}uê le lieutenant de poHce" et le visir; car après l'avoir entretenu des richesses qu'il possedoit^ il le pressai instamment de les lui inontrer: Aboulcasem y consentit. Cependant, dit41 au prince, il faudra-que je vous bande les yeux , etcpie votes vous laissiez conduire sur ma bohne foi dans le Bbu où inon trésor est renfermé. Le prince y cc^séntit* Cettfe visitô se fit avec diverses formalités. Aboulcasem ôta lé bandeau au prince, dès qu'il l'eut con-^ duit au lieu qu'il avoit désiré de voir. Il le combla d'admiration et de plaisir, en lui offrant tout-d'uncoup un spectacle qui lui parut surpasser jusqu'aux efforts de l'imagination. Le prince ne manqua point de faire diverses questions sur des objets si nou-» veaux pour lui. Tout lui paroisspit un enchante-^ ment, dont il auroit voulu recevoir à chaque pas l'explication; mais Aboulcasem lui fit remarquer sur un trône d'oi*, deux figures respectables, qu'il lui cUt être les premiers maîtres du trésor. C'étoient celles d'un roi qui portoit toutes les marques du souvcrain pouvoir, et de la princesse sa fille, qui paroissoit écouter respectueusement ses ^rdrea Au

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pied du trône étoit une table d'ébène, sur laquelle on lisoït ces paroles en lettres d'or : a Toutes ces riy> dteises ne sont proposées que pour Padmiradion 1^ et pour Fusage». Elles firent comprendre au prince qu^il entreprendroit inutilement >de pénétrer un spectade dans lequel il trouvoit autant d'obscurité que de magnificence. Il souffrit qu'AbouIcasem Ivà mit y pour se retirer, le même bandeau dont ses yeux avoioit été couverts en venant, et le simple souvenir de ce qu'il avoit vu lui paroissant suffire pour le combler de satisfaction, à son retour il publia ce qu'il ne pouvoit eneojre se lasser d'adqprer. Mus ce qui paroitra beaucoup plus surprenant, e^ett quelestlames de Basra , ^untéea par les mer* Teilles qu'dies entendoient publier du trésor d'A* bouicasem, soyhaiièrent au$Bi de voir un spectacle si rare^ et demandèrent cette satisfaotion comme à l'envi. S'il ne l'accorda point sans distinction, U ne h refusa pas du*moins à celles qui lui marquèrent cette curiosité avec assez de modestieet de politesse, pour lui &ire juger qu'il ne paroissoit rien de eon-<damnaUe dans leur motif. Cependant.il lem fit observer les mêmes mesures qu'au prince à qui il avoit accordé la môme faveur ; c'est-i^lire, qu'ayant les yeux couverts d'un bandeau qu'à l^ir ôtoit m arrivant au trésor, eUes alloieut jouir quelques mo*ments avec lui du spectacle qu'il leur accordoit, et qu'aassi charmées de sa complaisance que des pro*

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diges qu'elles avoient yusi, elles ea oonservoient du» moinsdes images assez amusantes pour trouver beaucoup de douceur à s'en entretenir, et pour en faire goûter à ceux qui étoient curieux de les entendre.

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