‹ Œuvres choisies de Prévost avec figuresChapitre 41 sur 76 · ARRIVÉ ▲ UNE JEUNE ANGLOISE · texte numérisé non relu

ARRIVÉ ▲ UNE JEUNE ANGLOISE

Une jeune Ao^ise de la peûie proyioce de^Çar* narvaQ, se ofpypU è la veille 4!âtre heareus0y par vn mariage eonfome à ses iacUnations. £U« ep ftt^ teodoit l'h^nre.avep une impatiente quineip^uK être compfarée qu'à celle de. son amant. Leur taa«^ dresse a?oît ëté traversée par mille obstacles^ 01 Ipt constance avec laquelte ils étoient parvenus^ les surmonter, passoit pour un miracle, de l'amour. Enfin le jour marqué pour leur bonheur «rriva sana Ja moinç^e app;^reiice de nuage* Onétîoit déjà epif-^ fée , vêtue, plus brillante et plus aimable que jamais^ sous la parure nuptiale. Il ne manqijKÛl que la pré* sence de l'amant pour se rendre à l'église. L'amiput rayant amené au même moment , il pi:ésente la main k sa maîtresse en homme sûr de sa conquête; £lle se lève pour la recevoir; mai$ par 1^ plus étrange effet que la jpie ou la pudeur.ait jaodais.produit, elle est saisie d'un tremblement violent qui se commupique d'abord à toutes les paries de son jCprp9^<r(

qui, après ayoir duré quelques minutes, se réunît dans se^ genoux , et la &it tombei^ comme une maôse de plomb, qui se précipite par son propre poids.

Cet accident n'étânt'aocompagn^ d'»icune autre marque d'indisposition et de foiblesse, on se flattoit qu'un peu de repos seroit capal>le de la réta^ir. On s'efforça de la relever, et de l'aider k gagner son Et; mais les ressorts de ses jarrets se trouvèrent'^si absolument relâcbés, qu'il lui fut impossible de faire un pas, même avec le secours de ceux qm la soutenoient. Enfin le tremblem^it cessor. Il ne lui resta pas le moindre sentiment de doutent. Oh ii'apercut aueilne marqtiB extérieure d'altëriBinoti dans sei jambes; cependant éHés 6nt r^fiuËde loi rendre lé service ordinaiVie, sabs qu\)n att-pu trottvér de remède & une si étrange tnaladie. Elle'tae pèM même les allonger, ni leur donner le moindre moavement^ quoiqu'elle souffre sans peine qu^HAf- autre les fasse plier et les allonge. G'est une partie de son corps qui n'est plus pour elle qu'un fardeau inutile. ' L'amant dont on ddît se SgùÎT^' le désespoir par Fidée qu*o& a donnéede sa passionî, -h^i pu supporter que èon bokiîieur fftt retardé pàh ntt ai cmd contre* tempB.D«nsréiatoùe0t8abdle,îiatroQvé(àctfemekit le moyen delà vdim^rei, ^t^ ]^étl^^éilé, là foiblessè de ses jambes lui a servi d'excMé: Onaastafreqbeles paranta, aprè$ s^éire aperçu qtie Pamôur leur âvok fail&iiretrop de chemin^ ont prb lepartr de les fidre

£T ANECDOTES. éig

tatrer da-^moms dans la Toie légitime, en les ms^ liant dans lear chambre; Bien des gens plaignent le mari, qui se trouve forcé d'aiiber oonstamment «ne femme sans jambes. I^autres, qtii pensait sans doute beaucoup mieux, estiment qu'un mari peut te passer 0e jambes dans Àne fmime , pourra qu^îl y trouye une tête raisoânaUe et un coeuntendre* Quelques-^uns prétendent même que le monde n'en iroit pas plus mal , et que la fidétité sur-tout s'^i trouver oit fort bien dans les mariages, si toutes les femmes resoembloient par tes jambes à l'épouse de Caraarvan;

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