‹ Œuvres choisies de Prévost avec figuresChapitre 63 sur 76 · ST AN£C]>0¥1S1S · texte numérisé non relu

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dirétîàis, les mahoméUHas et les )qi& avoient été jusqu'à-présent dans ane erreur presque égale; le* premiers, en attribuant trop à N..S., les seconds ^ en attribuant trop piBu à Mahomet; les juifs, eu n'attribuant rien à l'un et à l'autre, et. en les regardant comme des ennemis et des destructeurs de leur, reli^on. En un mot, le Messie étoit encore à venir^ suivant le système d'Osman. Elie, David, les prophètes, saint Jeàn-Baptiste, N. S., Mahomet, sont autant de précurseurs, qui sont venus l'annoncer • et c'étoit faute de s'entendre que les chrétiens, les juifs et les mahométans s'accordoient. si mal, lor»* qu'ils devroient se réunir tous dans les mêmes dé* ^rs et dans les mêmes espérances. Il expliquoit, en faveur de son sentiment, divers passages de l'évan*^ ^e et de la loi musulmane. Ck>mme il ne lui échappoit rien qui ne fut trèsr-honorable pour Mahomet, et qu'il assurpit seulement qu'on avoit mal expliqué jusqu'alors l'alcoran , il étoit écouté sans contradic* tion; les foibles et les amateurs de la nouveauté se laissoient persuader; les esprits forts noient de ses discours; et le roi, qui ne se dé6oit point d'un étran* ger dans la capitale de ses états, prenoit plaisir luimême à le fisiire quelquefois raisonner sur ses pria* cipes.

Telle étoit la situation des afiaires dX)smim| lorsque le capitaine d'un vaisseau anglois, revenant de la côte d'Afrique, la rapporta à Londres, coromt

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témoin octtlaîre. Uil autre bruit, peu avantagent pour lui, se répandoit alors. Quelques religieux de la Merci aToient été envoyés à Maroc , avec une grosse somme d'argent pour la rédemption des captife. Osman, par honte sans doute d'avoir de tels témoins de son infidélité , persuada bientôt au roi que c'étoient autant d'espions employés par PËspagne, pour reconnottre le fort et le foible de 808 états. Les religieux reçurent ordre de sortir du pays, et ib eurent sujet de remercier le ciel, qui les délivra , comme miraculeusement, des insultes qu'une accusation si noire devolt leur attirer. " Enfin, on s'attendoit à quelque grande révolution dans ce pays, dont le duc de Ripperda seroit l'auteur, et il sembloit^en effet qu'elle seroit fadie, TU , d'un côté, la hardiesse et l'habileté du duc ^ et de l'autre, l'imbéciUitéetl'aveuglementquisontcomme héréditaires sur le trône des rois de Maroc. Vingt maisons royales y ont été détruites succesâvement, j^r W mêmes voies que Osman paroissoit vouloir employer. Il y avoit peut-être moins d'apparence au renversement des Oataz, lorsqu'ils ferent trompés par l'artifice des Chérifs^ qu'aux snccès d'ua pofitîque ans^ consommé qu^ le ^uc de Ripperda, sur-tout au milieu du trouble et de la division qui régooient depuis plusieurs années dans cette partie de l'Afrique.

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