‹ Œuvres choisies de Prévost avec figuresChapitre 69 sur 76 · TRAIT SINGULIER · texte numérisé non relu

TRAIT SINGULIER

D£ L'HISTOIRE O'ANGLETERRf:.

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Il arrîv» oo jour ^fu'iiii dei domeniques du prince Hepii^ fik BÎaé de Henri IV, fnt aecii«é a» banc da roi i^ saisi PAT Tordre de oeii^Mioal. Ce prince^ qui Faimoit particolièreaieaiy r^rda om» eotre-> prifle oomme un manqué de reipeet pour sa per- 90006;, et n'ayant ^pt ircq» dé flalteors aoioar de lut quienflammèrwi enoorMon reaaeolioieiitpar lears ooM^s^ il 86 rendit lai-H»Snie au siège de laîasdce, ^ù/s0 préseulant d'un air furieux, il donna ordre ^VL% officier» de rendre aur-le-eharap la £benë à soa domestique* 1^ oraiatie fit baisser les yeox à tous ceux quil'entendirent^etlenrdtarenviede répondre. Il n'y^ çut que le lord chef de juatioe, nommé sir Wilttams Gasooigne, qui se leva sans aacoue marqued'fétMmemeut^ et^qui exhorta le prince à se sou^ mettre aux anôennes loix dn royaume ; ce ou du* y> moiaa, loi ditril, si yoiis êtes résolu de sauver » votre domestique des rigueurs de la loi , adressezj» vous au roi yptre père , et demandez-lui grâce

:i^ pour le coupable. C'est le seul moyen desatisfeire )) votre incUoaticHi , saoê donner atteinte aux loix^ » et sans bles&er la justice ï>*

Ce sage discours fit si peu d'impression sur le jeune prince, qu'ayant renouvelé ses ordres avec la même chaleur , il protesta que si Ton diffiérok un moment à les suivre , il alloit employer la violence. Le lord chef de ju^ce, qui le vit di^osé sérieusement à rexécuiion de cettemenace, leva la voix avec beaucoup de fermeté et de présence d'esprit , ei lui commanda, en vertu de l'obéissance qu'il devdità l'autorité , non-seulement de laisser le prisonnier ^ mais de se retirer à Finstantde la cour, dotA îl troubloitles exercices par des procédés si violeaU.C'^to£t attiser le feu et souffler sur la flamme. La colère du prince éclata d'une manière terrible , et montant au comble, elle le porta à s^approoher furiouasaieiit du juge, qu'il crut peut-étreépouvaoter par ce mou^ vement. Mais sir Williams se ren^t maître de tous les siens, soutint mervoilleuseo^wt la majesté du ^ége sur lequel il r^résentoit le rpi : ce {^rtnoe , s'é*;j> cria^t-il d'une voix f^rme, je tiens w^ h place.de D votre souverain seigneur et de vptre père* Vous y^ lui devez upe double obéwavoe à ces dew titres. )» Je vous ord<mne, en son niUB| d? reaoncer à vptre » dessein , et de donner désormais un meilleur 30 exemple à ceux qiii doivent quelque jour être vos » sujets. £t pour réparer la désobéissance et le mé-

y> pris que vou^t«dcz de marqtfer pour la loi , voua y) vous rendrez vous-même à ce moment dans I» y> prison /où je vous enjoins* de demeurer jusqu'à >^ oeque leToi votre père \ou$ fasse déclarer sa » volonté ».•►

; La gràvitédu juge et la force de^l^utorîté pro-^ duisirent l'eflEet d'un coiâp de foudre. Le prince en fntsi frappé, que remettant atissitôt son épéeà ceux qui'L'accompagnoient, il fit une profonde réTérence au lord chef de justice , et sans répliquer un seul mot, il se rendit droit à la prison du même tribupal. Les gens' de sa miite allèrent tout de suite faire le rappo(rt au roi , et nemanquèrent point d'y joindre toHites les plaintes cfui pou voient fe prévenir contre sir WiHiamsJCe sage monarque ise fit expliquer josqu'atix moindres circonstances. Ensuite il parutréver un'moment.'Mais levauttout-d'un-coup lesyeux et l^s mains au ciel, il s'écria dans une espèce de transport ; aO Dieu! quelle réeonnoissance ne » xlois-je pas à ta bonté ! Tu m'as donc fèiil présent » d'un juge qui ne craint pas d'exercer la justice, et » d'un fik qui non-seulement sait obéir, mais qu\ f> a la fopee'de sacrifier sa colère à Fobé&sànce ». ' Ce trait fait également l'éloge de trois personnes,^ 4u roi , de son fils et de sir WiUialois.' ' *'

ET ANECDOTES. gSy

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