BACHA
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GHORiiTTiiT Aiii, bâcha ^ ëtoit ni k Qiorlo, vîlfe de Thrace, d'où il a voit tiré son nom. Ses parents, tpk\ étoient dans la misère ^ lui avoient fait preodre la profession de barbier. Cara Bairam (^i y capugi bacbi, se rendant à Andrinople, où Mahomet lY faisoit alors sa résidence, logea en diemin dans la maison de son père, et s'étant senti porte , par sa bonne miné , i lui proposer de le suivre , il remmena malgré son père. Il le mit dan^ une école où ses progrès furent si ângoKers , que Cara Bairam se priva généreusement des services quHl en auroit pu tirer dans sa maison , pour le rendre utile au publie , en le produisant à la cour. Il eut le crédit de le ftôre passer par quantité d'offices, juscpi'à
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cdnides diambeUai» intérieurs, ^u'il dccupôit,
lorsque Mustapha II parvint au trône. Ses grandes
qualités, qu'il avoit eu peu d'occasions de faire*
éclater sous les règnes précédents, parurent alors
dans tout leur lustre. Mustapha, qui les reconnut,
fit de lui son ami et son confident. En moins de
deux ans, il devint chocadaragalik ^ qui est la se*
conde dignité de la cour ottomane. Sa faveur
n'ayant fait qu'augmenter, il fut créé cubbe yvàvy
avec promesse de lui faire épouser la fille de son
maître, ftgée alors de trois ans. Après la déposition
de Mustapha , il vécut quelque teitips dans l'humi*-
liation; mais Ahmed rendit enfin justice à son
mérite , en le créant hacha de Damas et de Tripoli ,
et deux ans après il lui fit épouser sa nièce, pour
remplir rengagement de son frère. Etant devenu
grand-visir, il s'acquit tant de réputation, que s^
ne l'eût pas souillée par un peu d'avarice, il méri*
teroit un rang parmi les grands hommes de son
siècle. Il n'aimoit pas la guerre , sur-tout contre les
ciiiétiens, parce qu'il étoit persuadé que la furie et
le grand nombre servent peu contre des ennemis
bien disciplinés. Ayant été accusé de mauvaise foi
par ^ le roi de Suède, et déposé pour les raisons
Cest pendant son administration que Tempire otto^
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qui sont ooanues dans l'histoire , il obtint d'abord du sultan la pei^mission de mener une vie pmée dans un Ëiubourg nommé Eyub* B recevoit èm oette retraite la visite de tous les honnêtes gens de Fempire. Un jour, il lui échappa de dire que (c ce ]» qu'il regrettoit dans sa disgrâce^ n'étoit pas la 3> grandeur d'un rang dont il avoit senti tout le 3^ poids, mais d'avoir perdusoname pour saisGnre
7^ l'a varice de l'empereur, et d'avoir réduit qoan- 1» tité d'bonnétes gens k la pàuTrelé ]». Ahmed, irrité de ce discours, par lequel il le soupçonna de penser à faire naître qudque sédition , fdgnit de le créer bâcha de Bender, et lui envoya ordre de partir pour son emploi. Mais l'ayant &it arrétersor la route, il le fit envoyer en eiil à Mitilèoe. B Ty ^^ garder avec assez de douceur pendant la guerre qu'il eut contre la ELussie, dans la crainte que a ses armes manquoient de succès, il oe fût obligé de le rappder pour se servir de ses conseils, et peut-être pQur lui rendre le gouvernement des affaires. Lo^^ qu'il se crut sûr du succès, il lui fit couper latét«. Mais il avoua depuis qu'il s'étoit' souvent repes^
mati reçut des hdies , tek qu'op n'y en avoit point vaSi « que vraisemblablement on n'y en verra jamais, particvlièieoiwt OuurlesXU, et Stanidas^ roi dePologne, etc.
d^avoir. privé l'empûse ottoman d'un si grand homme ; caHT.c'étoit véritablement un des plus beaux gédies quil y eût alors dans toutePEurope. Sa pé^ néuratioQ, son. jugement, sa mémoire et son élo«quence, ! étoient autant de qualités admirables^ Dans la multitude d'affaires qu'il. avoit à dépécher tous les jours 9 il s'en &isoit lire deux à-la-fois, et \eê CQSiprenant aussi parfaitement que ^il étoit divisé en deuxpour les.enténdre , il ne se trompoit jamak dans sa décision , quoique, dans le même temps, il prélat encore l'oreille aux plaidoiries qui se faisoient devant le cadileskier, et qu'il fût obligé de lui dicter sa sentence. On vante une infînké d'exemples de sa justice , dont il suffira de rapporter le suivant : ^ Un .marchand turc avoit perdu dans les rues sa bourse , qui contenoit deux- cents pièces d'or. Il s'adressa an crieurpid[>lic, k qui il ordonna de dé^ clarer qu'il donneroit la moitié de la somme à celui qui l'auroittrouvée. Elle étoit tombéecnlreles mains d'un matelot, qui aima mieux &iré un gain légi** time en 5e boraant.au salaire proposé, que de si rendre coupable d'^un vol; car, par im article de Talcoran , celui qui^ conserve une chose perdue et criée publiquement, est dédaré voleur. U confesse donc au crîeur qu'il .a :trouvé la bourse , et s'o&e à la rendre en recevant la moitié de ce qu'elle con* tîenu Le marchand paroi aussitôt; aoaîs charmé db
retroaver son argent , il auroii voulu se d^ager de sa promesse. Ne le pouvant sans quel<jae prétexte, «1 eut recours au mensonge» Avec les deux ce&u pièces d'or y il prétendoit qu'il y avoit dans h bonne une préeiense émeraude , qu'il redemanda aussitôt au matelot. Celui-ci prit le del et le jH*opb6tei témoins qu'il n'avoit pas trouvé d'émeraude ; cependant il n'en fot pas moins conduit devant le cadi, avec une acnsadon de vol. Soit injustice on n^genee, le juge déchargea à-^la-vérité^le matelot de vol ; mais lui reprochant d'avoir perdu par sa fante unbi)OU précieux, il le força de rendre les cents pièces d'or au marchand, sans eo tii récompense. Une sentence si dure ruinant tout-ala-fob l'espérance et l'honneur du pauvre iDatd)t , il en porta sa plainte au visir, qui la jugea digne de soD attention. Toutes les parties fiueot asognees devant lui. Après avoir entendu le mardtaod, il demanda 4U crieur ce qu'il avoit reçu ordre de pa- Uier. Gdui -ci ayant dédaié ing^ument qn'oo n« iui avoit parlé que des deux cents pièces d'or, le snardiand ae hâta dfajouter , que sHl n'avoit pas nofluné l'émeraude^ o'étoit dans la crainte qn^ ^ bourse, tombant entre les mains de quelque igo^^ xant, qui n'auroit.pas connu la valeur de ce bi)Oï^| il n'eàt été tenté de le garder^ en apprf»^^^ rftoit d'un gaand prix. Fan autre côté, le m»^
fit le serment qu'il n'avoit trouvé dans la bourse que les deux cents pièces d'or. Enfin le visir porta cette sentence : ce Puisque le marchand a perdu une }) émeraude avec deux cents pièces d'or, et que le y> matelot jure que dans la bourse qu'il a trouvée , il )i n'y avoit pas d'émeraude, il est manifeste que la » bourse et l'or que le matelot a trouvés ne sont y> point ce que le marchand a perdu. C'est un autre y> qui a fait cette perte. Que le marchand continue y> donc de faire crier son or et son émeraude, jusqu'à j> cequ'ilsluisoientrapportésparquelquepek*sonne » qui ait là crainte de Dieu. A Ifégard du matelot, il » , finrderapendantquarantejoursl'orqu'ila trouvé^ D et si cekâ qui l'a perdu ne se présente point dans 7> cet espace , il en jouira légitimement comme » d'un bi^n <pù est à lui d.
B6o ATEMTU&SS