HARIB
la déchirer en mille piècesl murmurait-elle tout La maudite jardinière 1 Déjà elle m'a enlevé la ur de ma maîtresse ; & présent elle m'dte encore ; robe, car enfin les vêtements que la jeune tesse ne met plus me reviennent de plein droit... je lui arracherais les yeux, à cette odieuse bou ière. » Cependaut, aussi fausse que méchante, lette, en rentrant dans la salle, cacha sa colère le H qu'elle put , et remit d'uu air assez tranquille )be à AméUe.
Chère Marie, dit alors la jeune comtesse, j'ai 1 aujourd'hui des présents plus riches que le , il est vrai ; mais je puis t'assurer qu'aucun ne fait autant de plaisir. Sans doute les fleurs que tu peintes sur cette robe sont bien loin d'être aussi is que celles que tu m'as données ; mais j'aime à re que, par amitié pour moi, tu ne les refuseras .t. Porte celte robe en souvenir de moi, et dis à père mille choses agréables de ma part. » Marie a pas refuser un cadeau offert d'une manière si lieuse : elle prit la robe, baisa la main de la jeune tesse, et partit,
oinette, s' appliquant toujours à dissimuler le it jalou.f qui agitait son coeur, reprit son ouvrage ; mot dire. Il fallait qu'elle eût beaucoup d'emsur elle-même pour cacher soq courroux b la le comtesse en la coiffant. Cependant elle ne si bien se maitrisér qu'Amélie n'en découvrît ique chose... « Tu m'as l'air d'être fâchée, Toie? lui dit-elle avec douceur. — Ce serait bien à moi, lorsque vous vous montrez si bonne. — parles fort bien , reprit Amélie , je désire que tu ies de même. »
MARIE. i»
Cependairt Marie, toute contente de sa robe, se bâta de rentrer chez elle. Mais le sage père ne fut pas trop satisfait en voyant ce cadeau. 11 secoua sa tête blanche , et dit : « Je voudrais que tu n'eusses point porté cette corbeille au château. Certes, je considère le présent qu'on t'a fait comme une marque de bienveillance de nos respectables maîtres ; mais je crains que cela ne nous fasse des envieux , ou , ce qui serait pire encore , que cette parure ne t'inspire de la vanité. Sois donc bien sur tes gardes, ma chère enfant , afin qu'au moins la pire de ces deux appréhensions ne se réalise pas. La modestie et la décence parent une jeune fille infiniment mieux que la robe la plus riche et la plus élégante*