ACTE III^ SCÈNE IT
aura à trotter pour votre serviable personne n*ayez point d'autre postillon que moi.
Elle sera rendue exactement.
LUBIN
Oui, je vous recommande l'exactitude à cause ae M. Dorante, qui mérite toute sorte de fidélités.
MARTHON, à part.
L'indigne !
LUBIN, s*en allant.
Je suis votre serviteur étemel.
MARTHON.
Adieu.
LUBIN, revenant.
Si vous le rencontrez, ne lui dites point qu'un autre galope à ma place.
SCÉHI IV Madame ARQANTË, LE COMTE, MARTHON.
MARTHON, tin moment seule.
Ne disons mot, que Je n*aie vu ce que ceci contient.
MADAME AROANTK.
Eh bien, Marthon, qu'avez- vous appris de Dul>ois?
MARTHON.
Bien que ce que vous saviez déjà, madame, et ce n'est pas assez.
MADAME AROANTB.
Dubois est un coquin qui nous trompe.
LE COMTE
n est vrai que sa menace paraiBsait signl* fler quelque chose.
MADABUE AROANTE.
Quoi qu'il en soit, j'attends M. Rémi, que fai envoyé chercher; et, s'il ne nous aérait pas de cet homme-là, ma ûlle saura qu'il ose raimer; je Tai résolu. Nous eu avonalespré* 8om{)tion8 les plus fortes; et, ne fût-ce que
Bar Dienséance, il faudra bien qu'elle le chasse, 'un autre côté, j'ai fait venir l'intendant que M. le comte lui proposait. U est ici, et je le lui présenterai sur-le-champ,
MABTHON.
Je doute que vous réussissiez, si nous n'ap* prenons rien de nouveau^ mais je tiens peutôtre son congé, moi qui vous parle, voici M. Renn: je n'ai pas le temps de vous en dire davantage^ et je vais m'éclaireir.
{Elle veut tortir.)
SCiNE T
M. REMI, Madame ARGANTE, LE COMTE,
MARTHON.
M. REMI, à Marthorif gui se retire»
Bonjour, ma nièce, puisque enûn il faut que vous la soyez. Savez-vous ce qu'on me veut ici?
MARTHON, brusquement.
Passez, monsieur, et cherchez votre nièce ailleurs : je n'aime point les mauvais plai« sants.
{EUe sort.)