CORRESPONDANCE ENTRE VICTOR HUGO ET PAUL MEURICE
Ce volume parut avec une préface de M. Jules Claretie, où nous lisons : « La correspondance échangée durant tant d'années entre Victor Hugo et Paul Meurice est de celles qui honorent singulièrement les deux hommes... D'une part, le disciple dévoué qui se fait le serviteur quotidien de la gloire du maître ; de l'autre, le poète exilé qui traite en frère plus jeune et profondément cher le littérateur applaudi, le dramaturge et le romancier oubliant sa propre renommée pour servir, pour défendre la gloire et les intérêts de celui qui n'est plus en France... »
« Le poète exilé... » En effet, la première lettre est du 16 décembre 1851.
— C'est une assez longue et très intéressante lettre de Paul Meurice, datée de la Conciergerie, où il se trouvait emprisonné avec Auguste Vacquerie et les deux fils de Victor Hugo, pour délit de presse. — Et les dernières pages seulement du recueil pourraient avoir pour titre particulier : Depuis l'exil. Les lettres qui les remplissent sont, les premières de 1871, la dernière du 3 novembre 1878.
« Sans doute ■, lit-on encore dans la préface, « ce sont là bien souvent des lettres d'affaires. Meurice représente à Paris, auprès des éditeurs ou des directeurs de théâtre, les intérêts matériels de Victor Hugo. Il faut donc et nécessairement que les chiffres se mêlent parfois aux réflexions littéraires. En affaires, Victor Hugo était le plus droit des hommes. Il pouvait discuter les traités, il savait ponctuellement les exécuter. C'était la conscience même... » Et puis, ce n'est pas une raison, parce qu'on est un poète et un écrivain de génie, pour ne pas veiller aussi sérieusement que possible à ses intérêts pécuniaires, comme au succès et au retentissement de ses ouvrages.
On a divisé cette Correspondance en sept chapitres, ou plutôt en sept périodes : 1851-1855 ; — 1856-1861 ; — 1862-1865 ; — 1866-186'] ;
Ajoutons que plusieurs lettres de Victor Hugo à Paul Meurice avaient déjà paru dans le recueil intitulé Correspondance.