‹ Œuvres choisies (tome 1)Chapitre 5 sur 103 · VI. — Directeur m Greusot · texte numérisé non relu

VI. — Directeur m Greusot

M. Schneider, que l'Exposition du Creuset, en 1867, avait mis en rapport avec Cheysson* lui avait offert, dès 1869, de L'attacher à son grand établissement, mais ne l'avait pas alors décidé à accepter ses propositions. Il les renouvela aussitôt après l'armistice, en février IST!. La guerre et surtout la Commune avaient modifié 1rs premières dispositions d'Émile Cheysson, qui, dans deux voyages successifs laits ;i Londres, on mars et mai 1871, s'entendit définitivement avec M. Schneider et accepta d'entrer au Creosot comme directeur, aussitôt achevée la liquidation du service dos moulins.

On a vu plus haut que cette liquidation avait été complètement réglée le I 1 août. Dos le lendemain, Cheysson partait pour aller prendre possession de son nouveau poste.

Ingénieur dos Ponts et Chaussées, il s'était occupé jusque-là do travaux do routes, de chemins de toi*, de canaux, mais non pas de l'extraction des mines, de la métallurgie et de la fabrication des machines. C'était un monde nouveau pour lui. Il était le chef d'ingénieurs éminents, qui, chacun sur son service particulier, en sa vaienl peut-être plus que lui-même. Sa venue avait contrarié plus d'une ambition. Il s'avançait sur un terrain inexploré, où chacun le guettait et où il n'avait pas le droit de commettre une faute.

Au point de vue du personnel, le Creuset, à peine sorti des agitations de la grève de 1869, était tombé dans celles de la guerre et avait subi la répercussion do celles de la Commune. II fallait, avant tout, rétablir dans l'usine l'ordre et la discipline, qui, seuls, pouvaient assurer sa prospérité et permettre la dotation et le développement des institutions patronales, dont le Greusot présentait déjà l'admirable ensemble,

Emile Cheysson s'imposa, dès l'abord, une prudente réserve pour observer les hommes et les choses, écoutant, apprenant, et s'abstenant, jusqu'à ce qu'il pût intervenir avec autorité et à coup sur. Mais ce qui lui l'ut surtout d'un prix infini pour l'implanter et l'acclimater, ce fut la confiance que lui témoigna ostensiblement M. Schneider, « le grand patron » comme rappelaient ses ouvriers, confiance qui ne tarda pas à si 1 transformer en une collaboration très intime et en une véritable amitié.

EMILE CHEYSSOX

Pour la seconde fols de sa vie, Gheysson avail ta rare bonne fortune d'être le Lieutenant d'un homme de grande envergure. Après Le Play, Schneider; tous deux éininents à des Litres divers, tous deux hommes de pensée et d'action, occupant des situations considérables, dirigeant de grandes entreprises ; le premier, plus adonné aux travaux de la philosophie sociale, et le second à ceux de l'industrie. Malgré la différence de leurs points de vue, ils s'entendaient absolument sur les conclusions pratiques et notamment sur la conduite que le patron devait tenir vis-à-vis de son personnel. Ces conclusions étaient principalement dictées à Le Play par l'amour des ouvriers, par sa pas-ion de la paix et du devoir social. Au contraire, à entendre Schneider, — niais on aurai! eu tort de le prendre au mot, car il était très bon et il aimait sincèrement ses ouvriers — son attitude envers eux était surtout inspirée par la conviction utilitaire que leur bien-être et leur satisfaction étaient les meilleurs fondements de la prospérité industrielle. En tous cas, l'accord était complet entre le penseur et l'industriel sur les institutions patronales et sur l'étroite solidarité qu'il fallait obtenir entre le capital et le travail.

(Test ainsi que le Creusot continua pour Cheysson renseignement du maître et fut pour lui comme le grand laboratoire où il apprit sur le vif les questions sociales, au lieu de ne les voir qu'à travers les livres. 11 ne se bornait pas à voir les ouvriers à l'usine; comme Jefferson, «« il aimait à les dénicher dans leur logis, à regaiv der dans leur pot-au-feu et à goûter leur pain ». C'est là qu'il a pu mesurer l'influence décisive de la femme sur les destinées de la famille et qu'il a puisé les convictions, qu'il a depuis lors cherché à répandre, sur la nécessité de la formation ménagère et sociale de la femme, en même temps que de sa protection légale contre la séduction et de son maintien au foyer domestique, ('/est là encore qu'il a compris l'importance de l'habitation saine et riante pour apaiser le père de famille et le disputer au cabaret: là. aussi, qu'il a pris la résolution de combattre, dans la mesure de ses forces, les divers fléaux qui exercent leurs ravages sur la famille ouvrière, l'alcoolisme, la tuberculose, la mortalité infantile et leur source commune, le taudis, grâce à l'appui des institutions de prévoyance organisées par l'action concourante des patrons et des ouvriers.

Au point de vue social, les circonstances étaient favorables. On sortait d'une tourmente formidable et Ton sentait le besoin cle se

LA CARRIÈRE DE L'iNGKNIEUR

ressaisir. Des mesures libérales, prises à propos, devaient avoir sur les ouvrière un grand effet d'apaisement.

D'autre part, la prospérité commerciale permettait de larges générosités. On n'en avait pas vu de pareille depuis longtemps. Le vide énorme causé, dans les approvisionnements, par la guerre et le chômage qu'elle avait entraîné, surexcitait la demande, comme les brusques dépressions barométriques appelle ni au loin les couches d'air qui de toutes paris afflue ni pour rétablir l'équilibre. Les usines travaillaient en pleine activité, étaient maîtresses des cours et ne pouvaient suffire aux commandes. C'était un de ces moments ou quiconque est dans les affaires réalise des bénéfices, de même qu'il en est d'autres où l'habileté suprême pour l'industriel est de c< vivre comme Sieyès se vantail d'être parvenu à le faire pendant la Révolution.

Schneider n'était pas éloigné de déplorer la facilité et l'exagération des bénéfices tirés de cette situation anormale. Avec beaucoup de sagacité, il prévoyait qu'ils allaient faire surgir bon nombre d'établissements peu viables, qui ne seraient prêts à fonctionner qu'après la moisson faite, qui devraient bientôt mourir, mais dont l'agonie avilirait les prix et coulerait cher à leurs concurrents. Il n'aimait pas ces soubresauts de baisse el de profit, qui, au

moment du reflux, soumettent L'industrie et les ouvriers à de cruelles épreuves. Il était d'avis de modérer l'amplitude de ces crises par un système prudent de réserves et d'amortissements, qui

écrètent les sommets des vagues pour en combler les creux. It craignait ces hausses brusques de dividendes, qui font bondir les cours à l'époque des vaches grasses ; mais qui, lorsque arrivent les vaches maigres, exposent les actionnaires à de pénibles déceptions et le gérant à des assemblées tumultueuses, II ne faut pas transformer « l'agneau bêlant » en « mouton enragé >>, et pour cela il est sage de régulariser les dividendes et les cours. En même temps, par la pratique d'amortissements sévères, on allège le poids mort qui grève le prix de revient et Ton prend une singulière avance sur ses rivaux.

L'année 1ST1 fournissait à cette politique financière une éclatante occasion de se manifester. Avec une grande décision, Schneider n'hésita pas. Consacrant à son usine toute sa puissance de travail, qui ne se partageait plus entre l'industrie et la politique, il décida d'affecter à des améliorations techniques et sociales tous les excédents de bénéfices*

KM ILE CHEYSSON

C'est ainsi qull acheta 1rs mines de Brassae, d'Allevard, une partie de celles de Beaubrun, et fit d'énormes marchés de minerais de Mokta-el-Hadid.

Au point de vue social, il construisit des écoles, des maisons ouvrières, riantes et confortables, dont le modique loyer mensuel était de huit francs : il diminua d'une heure (ajournée de travail, en augmentant les salaires. ci prit à la charge exclusive de L'usine la caisse de prévoyance, qui allouait des secours pour incapacité de travail, des pensions aux veuves el aux orphelins des ouvriers morts

à la suite d'accident professionnel.

Fondée en 1837, cette caisse avait été alimentée, en partie, par une retenue sur les salaires, qui, d'abord fixée à ï 0/0, avait été portée à *1 1^0 0 depuis 1861, — l'usine fournissant les immeubles nécessaires, les médicaments et les subventions. Cette retenue avait donné lieu à de graves embarras et servi de prétexte à la grève de 1869. Les meneurs la représentaient comme une source de profits illicites pour la Compagnie et ne cessaient d'agiter celle question pour aigrir les ouvriers. Ils furenl donc aussi déçus qu'irrités lorsque Schneider leur enleva ce brandon de discordes en supprimant toute retenue et en transférant à une compagnie d'assurances, lu Nationale,

te service des pensions qui pesait sur la caisse.

Eu présence d'une charge de 52,000 francs de pensions, qui auraient exigé un capital constitutif de 650,000 francs, la caisse ne possédait que 425,000 francs. Bien loin de constituer pour l'usine une opération fructueuse, comme le répétaient à satiété les meneurs, cette institution — de même que la plupart de ses congénères, — présentait donc un déficit de 225,000 francs que l'usine dut payer pour en opérer la Liquidation.

Kn même temps, Schneider fermait son économat, qui vendait pourtant, à des prix très réduits, des marchandises de bonne qualité, parce qu'il bénéficiait, pour ses achats, de L'excellente organisation commerciale du Creusol ; mais, malgré ses éclatants services, celte institution avait ameuté les fournisseurs, c'est-à-dire les pères, les frères, les amis des ouvriers, el soulevait contre elle et. par contre-coup, contre le patron, de telles animosités que la suppression en fut accueillie avec joie par la population, empressée de retomber miiis le joug des marchands qui la rançonnaient.

Les services d'enseignement primaire aux divers degrés, ceux de secours de toute nature, furent puissamment réorganisés et Ton mita

LA CARR1KKK DE L'iNGÉNIEUK

l'étude celui dès retraites ouvrières qui, à la suite de longues enquêtes sur les systèmes adoptés tant en France qu'à l'étranger, fui résolu en 1877 dans de remarquables conditions de Libéralisme el de sécurité (1). Si ton- 1rs patrons avaient su cl pu créer à temps une organisation semblable, l< i problème des retraites ouvrières se serai! décentralisé entre les mains de l'initiative privée el Saurait pas lieu de se poser aujourd'hui avec sou acuité et sa centralisation menaçante entre les mains de l'Etat.

Mêlé à toutes ers décisions cl à ces (''Indes, Cheysson pouvait

apprécier l'infériorité que présentent d'une façon générale les ges^ lions d'Etal et l'avantage d'y substituer celles de l'initiative privée, chaque fois qu'elles peuvent assurer le service. Tour à tour fonctionnaire et industriel, il mourait sur lùi-mémé la pesanteur de l'uniforme et ><>u influence alourdissante en matière commerciale. Libre aujourd'hui de ses mouvements, maître de ses divisions concertées avec le gérant, les incitant sur l'heure en exécution, profitant des occasions qui s'offraient à lui, il ne ressemblait guère à ce qu'il (Mail la veille, lorsqu'il était gêné par les règlements, par la bureaucratie, par le souci de sa responsabilité, par le formalisme et

les lenteurs des approbations qui doivent venir de loin cl de haut.

Inspirés par la défiance, les règlements garrottent a ce poinl le personnel administratif qu'ils peuvent, en effet, le préserver des

faux pas et encore est-ce hien sur? — mais a |;i condition de

l'empêcher en même temps de courir. Or, en industrie, il faut

souvent courir, sous peine d'arriver trop tard. Par exemple, pour le renouvellement de l'outillage, pour de nouvelles installations, l'agrandissement des ateliers, l'acquisition d'approvisionnements ou de mines, qui passent à bonne portée, la conclusion de marchés d'avenir, — en un mol pour toutes ces opérations que le Greusol concluait en 1871 et 1S72, — il fallait souvent se décider Sur l'heure, et disposer, en tous cas, de ressources immédiates* Mais, si, avant d'agir, on avait du en référer à des assemblées délibérantes, attendre des autorisations, qui sont lentes à venir — quand elles viennent, — l'occasion , qui fuit rapide, aurait été déjà loin. D'ailleurs

I Ces retraites sont constituées exclusivement par le patron et sans retenue sur le salaire, à l'aide d'un versement de :ï 0/0 pour le mari', de S 0/0 pour la femme, sur livret individuel à la Caisse nationale de la vieillesse, ce livret restant, quoi qu'il advienne, la propriété de son titulaire.

EMILE CHEYSSON

Les budgets publics manquent d'élasticité et ne se prêtent pas à ces à-coups financiers que comporte l'industrie, h ces avances qui grèvent te présent pour devenir plus lard fructueuses. L'industrie officielle est doue forcément attardée; elle est, en outre, impuissante à se plier aux exigences de la consommation, à suivre 4 ses progrès, et elle est parfois mèm * obligée de la décourager par

l'élévation de ses tarifs, — eoinine on le voit à l'heure actuelle en

France pour les téléphones, — de manière à échapper aux dépenses qu'entraînerait l'accroissement des moyens de production pour les maintenir en équilibre avec les besoins surexcités.

(l'est dans ce contact avec l'industrie vivante et libre qu'Emile Cheysson a puisé ses convictions (m faveur de l'initiative privée, dont il s'est fuit l'infatigable champion. L'Etat, d'après lui, au lieu de comprimer les libres initiatives de la prévoyance, a le devoir de les provoquer et de les encourager, de manière à restreindre le champ de l'assistance. Il ne doit se résigner à l'action directe qu'à contre-ceeur, lorsqu'il s'agit d'un grand intérêt public, qui, sans lui, resterait en souffrance, et pour suppléer momentanément à la torpeur, à l'égoïsme ou à l'impuissance de l'initiative privée; niais,

même dans ce cas, il s'efforcera de promouvoir cette initiative et de

la guider, loin de l'entraver et de la supplanter; il se donnera pour tâche de se rendre inutile, de renoncer à son intervention dès qu'elle ne sera plus indispensable : en un mot, de se borner à veiller de haut sur les services librement accomplis par les associations de tous les degrés.

Pour les rapports avec les ouvriers, outre qu'il prenait une part active à toutes les .grandes questions techniques ci commerciales formant la vie même du Creusot, Cheysson; personnellement et toujours d'accord avec Schneider, s'occupait de l'enseignement (80 maîtres, 4,000 élèves), des institutions patronales, dont le montant dépassait un million et demi par an, soit 135 francs par tète d'ouvrier, ou 100/0 du salaire, et qui, du berceau à la tombe, enveloppaient la famille ouvrière d'un réseau de protection contre

les crises de l'existence. Il S'était réservé la distribution des faveurs de logement et autres, et l'appel des ouvriers contre les décisions de leurs chefs, 11 les recevait, à ce double titre, après avoir fait procéder à une instruction très soignée, dont les résultats étaient inscrits sur une formule, renfermant toutes les données nécessaires à l'appréciation de la demande et du demandeur. Même quand ces

LA CARRIÈRE DE L INGÉNU l R

audiences se terminaient par un refus, ce qui était le cas presque général, les ouvriers savaient gré au directeur de ratteiition qu'il avait apportée à leur requête el des motifs de justice distribulive qui dictaient sa décision. L'ouvrier esl affamé de justice, A condition d'être juste el bienveillant, on peul être ferme é! maintenir la disciplina, sans Laquelle il n'esl pas d'organisation viable

Les ouvriers on! des sentiments de générosité, des impulsions de dévouement, dont beaucoup de bourgeois seraienl incapables. Ils adoptent un orphelin ; ils risquent, sans hésiter, leur vie pour sauver un camarade en danger dans les explosions de chaudières, les éboulements de mines à mille pieds sous terre, pratiquant simplement, spontanément, l'héroïsme le plus difficile, sans témoin, dans la nuit. Ingénus et crédules, ils se laissenl prendre à la piperie des mois sonores el sonl la proie des meneurs qui leur prêchent des spphismes irritants el captieux. Gomme ou ne leur en a pas montré le néant, ces déclamations fonl de grands ravages dans leur esprit et dans leur cœur, en s'a dressa ni précisémenl a cette passion de la justice qui les anime.

L'évolution qui s'esl accomplie daus la pensée des ouvriers doit en entraîner une correspondante dans les procédés du patronat a leur égard. Le temps est passé où Ton veillait sur eux sans leur participation. Il esl prudent de les associer à la gestion des institutions qui les concernent el de les pousser à exercer eu\-mèmes la prévoyance. A procéder ainsi, on trouve le double avantage, d'abord de soulager la responsabilité patronale et de lui épargner des ingérences qui peuvent aisément devenir suspectes; ensuite de donner un aliment substantiel à l'activité des ouvriers et de les détourner des chimères parfois dangereuses dont on les repaît.

C'est ainsi qu'à ses ouvriers économes et rangés, le Creusot facilitait la construction de leur maison, en leur vendant des terrains a prix réduit et leur faisant des avances remboursables par annuité. De 1837 à 1889, le nombre de ces avances s'est élevé à 2,391 et leur total à 3,292,671 francs.

Tout en remplissant son rôle de directeur, Emile Oheyssoh étudiait donc sur le vif les questions économiques et sociales el se forgeait, à l'école même de l'expérience, les opinions qu'il devait plus tard professer dans la deuxième partie de sa vie. Il se plaisait beaucoup au Creusot, où il trouvait la satisfaction la plus complète (h* ses besoins intellectuels et moraux ; il y prenait racine el comptait

EMILE GHEYSSON

y taire sa carrière. Mais ce projet fut modifié par divers événements. En mars 1N7:2, il eut le malheur de perdre de mort subite son père, qui l'avait suivi au Creusot pour vivre à ses côtés. Ce fut sa première grande douleur, tant était profonde son affection pour ce père excellent, dont il n'avait jamais pu se*résigner à s'éloigner pour quelque temps. Cette brusque séparation lui fut cruelle et jeta sur le Creusot un voile de deuil.

Peu de temps après, Eugène Schneider était terrassé par une attaque, qui ne lui permettait plus de continuer à diriger l'usine. C'était encore, pour Cheysson, la rupture d'un lien (droit et affectueux qui le l'attachait au Creusot. Enfin, sa première femme, de santé délicate, n< k s'accommodait pas de ce climat du Mtorvan, âpre et extrême, ni de ees tourbillons de fumées que vomissent sans rrssr dans l'atmosphère ies cheminées et les hauts fourneaux. De l'avis de la Faculté, ce séjour lui devenait mortel : l'hésitation n'était plus permise. Emile Cheysson donna sa démission en 1874, et quitta cette noble maison, — à laquelle il s'est toujours honoré d'avoir appartenu pendant trois ans — regrettant profondément ses chefs, sés collaborateurs donl plusieurs étaient devenus ses amis, l'industrie avec ses grands problèmes, et surtout celte population ouvrière, qu'il aimait profondément et dont il se sentait aimé.

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