‹ Œuvres choisies (tome 2)Chapitre 36 sur 58 · IV. CONCLUSiONS · texte numérisé non relu

IV. CONCLUSiONS

I/imporlant, c'est de se mettre à Tœuvre sans aucun retard.

Le paysan est aujourd'hui familiarisé avec l'assurance de ses biens {contre Tincendie, la grcle...). Le moment est venu pour lui d'assurer maintenant sa personne et sa famille, qui doivent lui être plus chers encore que son bétail, ses fourrages et sa maison.

Il lui faut entrer dans cet admirable mouvement d'association et de solidarité qui emporte tout le pays dans son irrésistible élan.

Il en sera pour lui des assurances nouvelles auxquelles on le convie comme de celles dont il a déjà pris l'habitude : une fois qu'il on aura taté, elles lui deviendront indispensables et il ne pourrait plus en admettre la privation.

Tout lui commande de céder sans hésitation à c(î mouvement général. Les retraites ouvrières finiront tôt ou tard par être voté(.^s, et il est certain que la loi cjui les instituera devra faire une large part à la mutualité.

Au lieu d'attendre passivement, pour les subir, les contraintes de l'Etat, il est infiniment préférable de h^s devancer et de faire librement aujourd'hui ce qu'on sera obligé de faire demain.

En terminant, j'exprime le vœu que, grâce à la propagande mutualiste générale, à l'action énergique des syndicats agricoles, enfin au concours dévoué de la femme, dûment préparée par sa formation ménagère et professionnelle à l'accomplissement de son rôle social

EMILE CHEYSSON

et familial, nous parvenions prochainement à supprimer ou du moins à réduire dans une forte proportion ces immenses taches noires qui déparent la carte de la mutualité et faire entn^r dans la grande famille mutualiste les millions de ruraux qui sont encore privés de ses bienfaits.

Enquête relative

aux

Œuvres de Patronage

ENQUÈTK UELATIVi:

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