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VOLT AI KE

Sur le cordon de troupes auprès de Genève 4.

A M. LE Duc de Ghoiseul.

9 janvier 1767.

Mon héros, mon protecteur, c’est pour le coup que vous êtes mon colonel. Le satrape Elochivis 2 environne mes poulaillers de ses innombrables armées, et le bonhomme qui cultive son jardin 3 au pied du mont Caucase est terriblement embarrassé par votre funeste ambition.

Permettez-moi la liberté grande de vous dire que vous avez le diable au corps. Maman Denis et moi, nous nous jetons à vos pieds. Ce n’est pas les Genevois que vous punissez, c’est nous, grâce à Dieu. Nous sommes cent personnes à Ferney qui manquons de tout, et les Genevois ne manquent de rien. Nous n’avons pas aujourd’hui de quoi donner aux généraux de votre armée.'

A peine l’ambassadeur de votre sublime Porte eut-il assuré que le roi de Perse prenait les honnêtes Scythes 4 sous sa protection et sauvegarde spéciale que tous les bons Scythes s’enfuirent. Les habitants de Scythopolis peuvent aller où ils veulent, et revenir, et passer et repasser, avec un passeport duchiaoux5 Hennin; et nous, pauvres Persans, parce que nous sommes votre peuple, nous ne pouvons ni avoir à manger, ni recevoir nos lettres de Babylone, ni envoyer nos esclaves chercher une médecine chez les apothicaires de Scythopolis.

Si votre tête repose sur les deux oreillers de la justice

(1) Les troubles qui régnaient à Genève depuis les représentations des amis de Rousseau avaient amené une intervention de la France. Ghoiseul faisait faire sur les confins de Genève une démonstration militaire.

(2) Anagramme du nom de Ghoiseul. Dans l’épître dédicatoire des Scythes (1767), Voltaire désignant Ghoiseul, écrivait : « Son nom était Elochivis, comme qui dirait habile, généreux et plein d’esprit, tant la langue persane a d’énergie. »

(3) Voltaire (souvenir de Candide).

(4) Voltaire s’amuse aux allégories en style oriental. Les Scythes sont ici les Genevois, les Persans désignent les Français. Babylone est Paris, etc. Le résident de France Hennin conserve son nom, mais il est déguisé en chiaqux.

(5) Chiaoux. V. Lex.

la vu: a

FEHNEY

et de la compassion, daignez répandre la rosée de vos faveurs sur notre disette.

Dès qu’on eut publié votre rescrit impérial dans la superbe ville de Gex, où il n’y a ni pain ni pâte, et qu’on eut reçu la défense d’envoyer du foin chez les ennemis, on leur en fit passer cent fois plus qu’ils n’en mangeront en une année. Je souhaite qu’il en reste assez pour nourrir les troupes invincibles qui bordent actuellement les frontières de la Perse.

Que votre sublimité permette donc que nous lui adressions une requête qui ne sera point écrite en lettres d’or sur un parchemin couleur de pourpre, selon l’usage, attendu qu’il nous reste à peine une feuille de papier, que nous réservons pour votre éloge.

Nous demandons un passeport signé de votre main, prodigue en bienfaits, pour aller, nous et nos gens, à Genève ou en Suisse, selon nos besoins ; et nous prierons Zoroastre 1 qu’il intercède auprès du grand Orosmade pour que tous les péchés de la chair que vous avez pu commettre vous soient remis.

Remerciements, propos acatlémïques et badinage.

A \1. LE CARDINAL DE BeRNIS.

A Ferney, 9 février 1767.

Ayant été mort, monseigneur, et enterré environ cinq semaines dans les horribles glaces des Alpes et du mont Jura, il a fallu attendre que je fusse un peu ressuscité, pour remercier Votre Éminence de ce qu’elle aime toujours ce que vous savez, c’est-à-dire les belles lettres, et qu’elle daigne aussi aimer ce bon vieillard qui achève sa carrière

« OEbaliæ sub montibus altis 2 ».

(1) Fondateur de la religion persane, qui admet deux principes : Ormuzd (ou Orosmade) le bon principe, et Ahriman, le mauvais.

(2) « Au pied des montagnes élevées de Tarente ». Souvenir de Virgile : Gcéorg. IV, 125. Voltaire a substitué montibus à turribus

Je vous réponds qu’il a profité de vos bons avis, autant que ses forces ont voulu le lui permettre. Je crois que je dois dire à présent :

Claudite jam rivos, pueri, sat prata biberunl *.

N’ètes-vous pas bien content du discours dé notre nouveau confrère M. Thomas2? Son prédécesseur, Hardion, n’en aurait point autant fait.

J’ai chez moi M. de La Harpe, qui est haut comme Ragotin3, mais qui a bien du talent en prose et en vers.

Je corromps la jeûnasse tant que je puis4 : il a fait un Discours sur la guerre et sur la paix , qui a remporté le prix 5 d’une voix unanime. Si Votre Éminence ne l’a pas lu, elle devrait bien le faire venir de Paris ; elle verrait qu’on glane encore dans ce siècle après la moisson du siècle de Louis XIV. Nous cultivons ici les lettres au son du tambour ; nous faisons une guerre plus heureuse 6 que la dernière; le quartier général est souvent chez moi. Nous avons déjà conquis plus de cinq pintes de lait que nos paysannes allaient vendre à Genève. Nos dragons leur ont pris leur lait avec un courage invincible ; et, comme il ne faut pas épargner son propre pays quand il s’agit de faire trembler le pays ennemi, nous avons été à la veille de mourir de faim...

(1) « Esclaves, fermez maintenant les ruisseaux, les prairies sont assez abreuvées. » Virgile, IIIe églogue, v. 111.

(2) Ant. Léonard Thomas (1732-1785) s’était fait remarquer par ses dispositions pour l'éloquence académique. Ii a laissé des Eloges de divers personnages (du maréchal de Saxe, de d’Aguesseau, de Descartes, etc.)

(3) Personnage du Roman Comique de Scarron.

(4) C’est-à-dire j’encourage le goût des arts et surtout du théâtre chez les jeunes gens.

(5) Dans un concours académique. Ce prix avait été proposé par un particulier anonyme.

(6) La guerre de Genève était en effet plus facile à soutenir que la guerre de Sept ans.

LA VIE A FERNEY

Voltaire plante des arbres.

A M. Moreau de la Rochette1.

Au château de Ferney, par Genève, 1er juin 1767.

Vous voulez, monsieur, que j’aie l’honneur de vous répondre sous l’enveloppe de M. le contrôleur général, et je vous obéis.

Il est vrai que j’avais fort applaudi à l’idée de rendre les enfants trouvés et ceux des pauvres utiles à l’Etat et à eux-mêmes. J’avais dessein d’en faire venir quelques-uns chez moi pour les élever. J’habite malheureusement un coin de terre dont le sol est aussi ingrat que l’aspect en est riant. Je n’y trouvai d’abord que des écrouelles 2 et de la misère. J’ai eu le bonheur de rendre le pays plus sain en desséchant les marais. J’ai fait venir des habitants, j’ai augmenté le nombre des charrues et des maisons, mais je n’ai pu vaincre la rigueur du climat. M.le contrôleur général m’invitait à cultiver la garance, je l’ai essayé ; rien n’a réussi. J’ai fait planter plus de vingt mille pieds d’arbres que j’avais tirés de Savoie; presque tous sont morts. J’ai bordé quatre fois le grand chemin de noyers et de châtaigniers ; les trois quarts ont péri ou ont été arrachés par les paysans: cependant je ne me suis pas rebuté; et tout vieux et infirme que je suis, je planterais aujourd’hui, sûr de mourir demain. Les autres en jouiront.

Nous n’avons point de pépinières dans le désert que j’habite, de vois que vous êtes à la tète des pépinières du royaume et que vous avez formé des enfants à ce genre de culture avec succès. Puis je prendre la liberté de m’adresser à vous pour avoir deux cents ormeaux qu’on arracherait à la fin de l’automne prochain, qu’on m’enverrait pendant l’hiver par les rouliers, et que je planterais au printemps. Je les paierais au prix que vous ordon-

(1) Inspecteur général des pépinières royales de France, avait établi à la Rochette, près de Melun, une pépinière modèle, où il employait cent enfants trouvés.

(2) Ecrouelles. V. Lex.

VOLTAIRE

nerez. Je voudrais qu’on leur laissât à tous un peu de tête.

Il y a une espèce de cormier qui rapporte des grappes rouges et que nous appelons timler ; ils réussissent assez bien dans notre climat. Si vos ordres pouvaient m’en procurer une centaine, je vous aurais, monsieur, beaucoup d’obligation. J’ai été très touché de votre amour pour le bien public ; celui qui fait croître deux brins d’herbe où il n’en croissait qu’un, rend service à l’État.

A propos d’une censure de la Sorbonne.

A M. LE PRINCE DE GaLITZINE L

A Ferney, 14 auguste 1767.

Monsieur le Prince, je vois, par les lettres dont Sa Majesté impériale et Votre Excellence m’honorent, combien votre nation s’élève, et je crains que la nôtre ne commence à dégénérer à quelques égards. L’impératrice daigne traduire elle-même le chapitre de Bélisaire1 2, que quelques hommes de collège calomnient à Paris. Nous serions couverts d’opprobres si tous les honnêtes gens, dont le nombre est très grand en France, ne s’élevaient pas hautement contre ces turpitudes pédantesques. Il y aura toujours de l'ignorance, de la sottise et de l’envie, dans ma patrie ; mais il y aura toujours aussi de la science et du bon goût. J’ose vous dire même qu’en général nos principaux militaires et ce qui compose le Conseil, les conseillers d’État^et les maîtres des requêtes, sont plus éclairés qu’ils ne l’étaient dans le beau siècle de Louis XIV. Les grands talents sont rares, mais la science et la raison sont communes. Je vois avec plaisir qu’il se forme dans l’Europe une république immense d’esprits cultivés. La lumière se communique de tous les côtés. Il me vient

(1) Le prince Dimitri Galitzine, ambassadeur de Russie en France, en grande sympathie avec les philosophes. Il mourut en 1803.

(2) Bélisaire , ouvrage de Marmontel.Le quinzième chapitre, ici désigné, était sur la tolérance et avait été censuré par la Sorbonne.

Différentes expressions de physionomie de Voltaire, d’après les dessins de Jean Huber, peintre suisse (1722-1790),

qui eut le loisir d’étudier Voltaire à Ferney.

VOLTAIRE

souvent du Nord des choses qui m’étonnent i. 11 s’est fait, depuis environ quinze ans, une révolution dans les esprits qui fera une grande époque. Les cris des pédants annoncent ce grand changement comme les croassements des corbeaux annoncent le beau temps...

Détails sur son état de santé.

A Madame la Marquise du Deffand.

A Ferney 8 février 1768.

Je n’écris point, madame, cela est vrai ; et la raison en est que la journée n’a que vingt-quatre heures, que d’ordinaire j’en mets dix ou douze à souffrir, et que le reste est occupé par des sottises qui m’accablent comme si elles étaient sérieuses. Je n’écris point, mais je vous aime de tout mon cœur. Quand je vois quelqu’un qui a eu le bonheur d’être admis chez vous, je l’interroge une heure entière. Mon fils adoptif Dupuits est pénétré de vos bontés; il a dû vous rendre compte de la vie ridicule que je mène. U y a trois ans que je ne suis sorti de ma maison ; il y a un an que je ne sors point de mon cabinet, et six mois que je ne sors guère de mon lit.

M. de Gliabrillant 2 a été chez moi six semaines. Il peut vous dire que je ne me suis pas mis à table avec lui une seule fois. La faculté digérante étant absolument anéantie chez moi, je ne m’expose plus au danger. J’attends tout doucement la dissolution de mon être, remerciant très sincèrement la nature de m’avoir fait vivre jusqu’à soixante-quatorze ans, petite faveur à laquelle je ne me serais jamais attendu.

Vivez longtemps, madame, vous qui avez un bon estomac et de l’esprit, vous qui avez regagné en idées ce

(1) Plus tard Voltaire devait écrire :

« C’est du Nord aujourd’hui que nous vient la lumière.»

(Epître à Catherine II, 1771.)

(2) Colonel du régiment deConti,qui prenait part à la démonstration contre Genève.

LA VIE A FERNEY

que vous avez perdu en rayons visuels, vous que la bonne compagnie environne, vous qui trouvez mille ressources dans votre courage d’esprit, et dans la fécondité de votre imagination.

Je suis mort au monde. On m’attribue tous les jours mille petits bâtards posthumes que je ne connais point i. Je suis mort, vops dis-je ; mais du fond de mon tombeau, je fais des vœux pour vous. Je suis occupé de votre état. Je suis en colère contre la nature, qui m’a trop bien traité en me laissant voir le soleil, et en me permettant de lire, tant bien que mal, jusqu’à la fin ; mais qui vous a ravi ce qu'elle vous devait.

Cela seul me fait détester les romans qui supposent que nous sommes dans le meilleur des mondes possibles. Si cela était, on ne perdrait pas la meilleure partie de soimême avant de perdre tout le reste. Le nombre des souffrants est infini; la nature se moque des individus. Pourvu que la grande machine de l’univers aille son train, les cirons qui l’habitent ne lui importent guère.

Je suis, de tous les cirons, le plus anciennement attaché à vous ; et, comme je disais fort bien dans le commencement de ma letjre, malgré mon respect pour vous, madame, je vous aime de tout mon cœur.

Le 3 mars 1768, Mme Denis, après treize ans de séjour auprès de son oncle, quitta Ferney. Ce départ fit naturellement beaucoup causer. Voltaire explique la chose différemmeat^suivant ses correspondants. Au duc de Richelieu il donne pour raison la santé de Mme Denis. Il ajoute : « Vingt ans d’absence ont dérangé ma fortune et n’ont pas accommodé la sienne. » A Choiseul il n’allègue pas d’autre prétexte que sa situation de fortune : « le fait est que nos affaires étant fort délabrées par le manque de mémoire de plusieurs illustres débiteurs, grands seigneurs, tant Français qu’Allemands, je me suis mis dans la réforme. Je me suis lassé d’être l’aubergiste de l’Europe. Je donne 20.000 fr. de pension à ma nièce... J’ai partagé une partie de mon bien entre mes parents et je n’ai plus qu’à mourir doucement, gaiement et agréablement entre mes montagnes de neige, où je suis à peu près sourd et axeugle. »

(1) Par exemple l'homme aux quarante écus, qui est de cette annee même, et d’autres.

Mais il y avait là des exagérations et des inexactitudes. La fortune de Voltaire n’était pas en si mauvais état. Collé, qui connaissait Delaleu, le notaire du philosophe, nous apprend qu’il avait 80 mille livres de rente viagère, 40 mille livres de rente en biens fonds et un portefeuille de 600 mille livres.

Avec ceux auxquels il ne cache rien, Voltaire donne au départ de sa nièce sa véritable raison, les difficultés de caractère de Mme Denis.

Explication au sujet du départ de Mme Denis.

A M. et Madame de Florian i.

Ferney, 4 avril 1768.

Il est juste et nécessaire, mes chers Picards, que je vous parle avec confiance. Vous voyez les tristes effets de l’humeur. Vous savez combien Mme Denis en a montré quelquefois avec vous. Rappelez-vous la scène qu’essuya M. de Florian. Elle m’en a fait éprouver encore une non moins cruelle. Il est triste que ni sa raison ni sa douceur ordinaire ne puissent écarter de son âme ces orages violents qui bouleversent quelquefois et qui désolent la société. Je suis persuadé que la cause secrète de ces violences qui lui échappaient de temps en temps était son aversion naturelle pour la. vie de la campagne, aversion qui ne pouvait être surmontée que par une grande affluence de monde, des fêtes et de la magnificence. Celte vie tumultueuse ne convient ni à mon âge de soixante-quatorze ans, ni à la faiblesse de ma santé. Je me voyais d’ailleurs très à l’étroit par la cessation du payement de mes rentes, tant de la part de M. le duc de Wurtemberg2 que de celle de M. le Maréchal de Richelieu et de quelques autres grands seigneurs. Elle est allée à Paris recueillir quelques débris, tandis que je m’occuperai des affaires

(1) Mme de Florian, nièce de Voltaire et sœur cadette de Mme Denis, avait épousé, en 1738, Nicolas de Dompierre, seigneur de Fontaine-Hornoy. Elle épousa en secondes noces (1762) le marq-uis de Florian, oncle du fabuliste. Le château d’Hornoy était près d’Amiens.

(2) Voltaire, en 1752, avait placé environ 300.000 francs en rentes vfagères hypothéquées sur les terres que le' duc de Wurtemberg possédait en France. (V. p. 501, n. I J

LA VIE A FEjlNE Y

d’Allemagne. Malgré* ce dérangement actuel, je lui fais tenir à Paris vingt mille livres de pension; elle possède d’ailleurs douze mille livres de rente ; elle en aura beaucoup davantage ; je mourrais avec trop d’amertume si aucun de mes proches pouvait, à ma mort, m’accuser de l’avoir négligé. Je n’en ai pas assez fait pendant ma vie ; mais, si je peux végéter encore deux années, j’espère que je ne serai pas inutile à ma famille. Je voulais vendre le château 1 que j’ai fait bâtir pour votre sœur, afin de lui procurer tout d’un coup une somme considérable d’argent comptant, et je me privais volontiers des agréments de ce séjour, qui sont très grands sept à huit mois de l’année. Elle n’a pas saisi assez tôt une occasion favorable et unique qui se présentait. Elle a malheureusement manqué un marché qui ne se retrouvera jamais. Pour moi, il ne me faut qu’une chambre pour mes livres, et une pour me chauffer pendant l’hiver. Un vieillard n’a pas de goûts chers.

Je sais tous les discours qu’on a tenus à Paris, tout ce qu’on a inséré dans les gazettes. Je suis accoutumé à ces sottises qui s’anéantissent en deux jours. La Harpe a malheureusement donné lieu à tout cela par son infidélité 2, et par cet orgueil mêlé d’impolitesse et de dureté qu’on lui reproche avec tant de raison ; cependant, loin de lui nuire, je . lui ai pardonné, et je l’ai même défendu.

J’ai cru devoir à l’amitié et à la parenté le compte que je viens de vous rendre. Adieu, mes chers seigneurs d’Hornoy : je dis toujours avec douleur : Ah ! que Ferney n’est-il en Picardie ! Je vous embrasse tous deux tendrement.

(1) Le château de Ferney. Voltaire se serait, en ce cas, retiré au château de Tourney.

(2) En effet, le manuscrit de la Guerre de Genève avait été dérobé. C’était La Harpe le coupable. Mme Denis ayant pris le parti de celui-ci, des querelles en résultèrent entre l’oncle et la nièce. Voltaire, excédé, renvoya Mme Denis, avec La Harpe.

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