CO RA SM IN
Madame, le Soudan m’ordonne de vous dire
(1) Sang. Y. Lex.
VOLTAIRE
Qu’à l’instant, de ces lieux il faut vous retirer, 695
Et de ces vils chrétiens surtout vous séparer.
Vous, Français, suivez-moi : de vous je dois répondre.
CHATILLON
Où sommes-nous, grand Dieu! quel coup vient nous confondre !
LUSIGNAN
Notre courage, amis, doit ici s’animer.
Hélas, seigneur !
ZAÏRE
LUSIGNAN
O vous, que je n’ose nommer, Jurez-mokde garder un secret si funeste.
Je vous le jure.
ZAÏRE
LUSIGNAN
Allez, le ciel fera le reste.
Acte III. — Orosmane, de plus en plus amoureux, accorde, à la prière de Zaïre, la liberté des prisonniers chrétiens. Il lui permet de s’entretenir avec Nérestan.
Celui-ci annonce à sa sœur que leur père, succombant à l’âge, aux privations, aux émotions du dernier moment, est sur le point de mourir, mais qu’il demande si sa fille est chrétienne. Zaïre ne refuse pas de se soumettre à cette loi, mais elle veut savoir quelles seront ses obligations, et comme Nérestan la presse de détester les Infidèles, elle avoue qu’elle est sur le point d’épouser Orosmane. Nérestan s’indigne. Zaïre, confuse et désespérée, promet du moins de recevoir le baptême.