‹ Œuvres choisiesChapitre 80 sur 228 · ISMÉNIE · texte numérisé non relu

ISMÉNIE

Dieux puissants !

NARBAS, à Isménie.

Rappelez ses esprits.

Hélas ! ce juste excès de joie et de tendresse, 745 •

Ce trouble si soudain, ce remords qui la presse,

Vont consumer ses jours usés par la douleur.

MÉROPE, revenant à elle.

Àh ! Narbas, est-ce vous? est-ce un songe trompeur ?

Quoi î c’est vous ! c’est monfils ! qu’il vienne, qu’il paraisse!

NARBAS

Redoutez, renfermez cette juste tendresse. 750

(A Isménie.)

Vous, cachez à jamais ce secret important:

— Le salut de la reine et d’Égisthe en dépend.

MÉROPE

Ah ! quel nouveau danger empoisonne ma joie !

Cher Égisthe ! quel dieu défend que je te voie ?

Ne m*est-il donc rendu que pour mieux m’affliger ? 755

NARBAS

Ne le connaissant pas, vous alliez l’égorger ;

Et, si son arrivée est ici découverte,

En le reconnaissant vous assurez sa perte.

Malgré la voix du sang, feignez, dissimulez :

Le crime est sur le trône ; on vous poursuit : tremblez L 760

(1) « Peut-on n’être pa« touché, enlevé, dans la scène où Narbas

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MEROPE

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