DE LA DIVISION
CHEZ LES GHALDÉENS
d'après achili.es tatius, ET DE CELLE DU CERCLE EN 360 DEGRÉS (0-
Il osl maintenant bien difficile de savoir jusqu'à quel point les Clialdéens avaient poussé la science de Tastronomie ; les ouvrages qui auraient pu nous en instruire sont perdus; et il ne iiuus reste plus que quelques notions, souvent conlradicloiro^s, éparses dans les anciens auteurs. Tout ce qu'on sait de poî^Jlif, c'est que Técole d'Alexandrie, depuis Timochari s jusqu'à Plolémée, n'a fait en grande partie que répandre les observations des Chaldéens ; et cette sorte d'hommage rendu à riniportance et à l'exactitude de leurs travaux donne déjà une asîiC'z bonne idée de Thabileté à laquelle ils étaient parvenus; on conclut encore des témoignages combinés de Ptolémée et de Géminus qu'ils possédaient une période luni-solaire qui, selon M. Je Laplace, fait honneur à leur sagacité (2).
Voilà ie qui subsiste de l'astronomie chaldéenne ; le reste n'est que conjecture : mais ces faits, quoique peu nombreux, sont de n-/ture à prouver l'existence d'un corps d'astronomie fonde sur-^robservation suffisamment exacte des mouvements apparents. Dans l'ignorance où nous sommes encore sur Tordonnance et sur la grandeur de cet édifice scientifique, nous
(J) Cut article fait partie d'im mémoire lu à rAcadcmie des inscriplious et Uclbs-lt tires par M. Lelronne, le 6 septembre 1816. [Journ. des Sav., 1817, p. 7JS^118].
{2} t:.Tp0Sé du syst, du monde, n. 2, p. 400, 3« éd.