‹ Œuvres chooises de A.-J. LetronneChapitre 26 sur 43 · PAK V.-J. ARUNDELL · texte numérisé non relu

PAK V.-J. ARUNDELL

ville dont on ignore le nom : M. A. y copia deux inscriptions funéraires. U revint à Smyrne par Magnésie du mont Sipyle.

Second voyage.

A partir de Sedikeui, au lieu de traverser, comme la première fois, le mont Corax, M. A. tourna au S.-E. en traversant le Tmolus et remontant le Cayslre. Les cygnes de ce ilcuve, si célèbres chez les anciens, ont disparu; du moins notre voyageur n'en vit pas un seul. Une route montueuse et très pittoresque à travers la Cilbiane des anciens conduit à Tripolis, où saint Barthélémy enseigna, où saint Philippe, dit-on, souffrit le martyre. Cette \îlle est située sur le Méandre, dont M. A. remonta le cours en langeant le Messogîs, pour gagner Eumenia. C'est une route qu'aucun Européen n'avait encore suivie. Le pays est facile et trës peuplé, mais de peu d'intérêt pour un voyageur. Que le bourg appelé Isekli soit Tancienne EumeniGy c'est un point qui a été mis hors de doute par plusieurs inscriptions que nous avons déjà citées et restituées ailleurs (1). Ce lieu abonde en inscriptions, dit M. A. ; mais il nen a copié qu'un fort petit nombre, toutes funéraires, et d'un médiocre intérêt. L'une d'elles commence par les mots ...PMHIAKMOMEYI KAI EYMENEY2, Hermès (TAcmonia et (TEumenia, La ville d'Acmonia était située entre Euménia otCotyœum ; cet Hermès avait sans doute droit de cité dans les deux villes. Une autre montre qu'Eumenia se servait d'une ère particulière, comme d'autres villes d'Asie Mineure et de Syrie, et désignait les mois, non par un nom particulier, mais par leur rang dans Tannée (2). Cet usage, assez répandu parmi les villes de l'Asie Mineure, a été nécessité par la grande diversité

(1) Joum. desSav., 1825, p. 329-331.

(2) ET0Y2 . TIA . M . E . A . L'an 3ll, le 30 du cinquième mois, AYPMAPKIAKAI . AYP. ZnTIKH Aurelia Marcia et Aurélia ZoUce KATEIKEYAEANTOHPnON ont construit cet héroon EAYTAlKAlKPATnNI pour elles et pour Craton.

Gomme c^est la première fois que Tère d'Eumenia parait sur un monument, il est impossible d*eu connaître le moment initial.

des noms de mois employés dans leurs calendriers, ce qui devait singulièrement compliquer leurs transactions naturelles (1). Comme leur année commençait en même temps et qu'elle avait la même forme, c'était un moyen simple de s'entendre que de désigner chaque mois par son rang* Cette méthode était quelquefois usitée en Grèce, et par exemple chez les Phocidiens (2); elle n'était pas étrangère à l'Egypte macédonienne, où cependant il n'y avait que deux dénominations différentes pour les mois (3).

D'autres inscriptions funéraires présentent cette particularité que l'amende à payer, en cas de violation, est exprimée à la fois en chiffres et en toutes lettres : ... iizoxhv. dq tcv «epto- T6T£v (piViCov XB^ iiT/Ckioi xat zsvcaxc^ia ; une troisième se termine par une menace de punition divine, du moins si je ne me trompe pas en suppléant une ligne qui doit manquer.

OCAANEniXElPH k o àv è^i^s'-p^r

2EIETEP0N EHEI arj hzpù^, ir^v,-

ZENEMKEIN AH>KE acVcyxsTv Xifys,-

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TEITA AinNION Têiya at<iviov.

MajTeiya pour \Kir:r(x dans le sens de peine^ châtvnent^ ptmition divine,

D'Eumenia, M. A. se rendit de nouveau à Dinare ou Apamée Cibotos, par une route que n'avait encore suivie aucun voyageur européen, mais qui n'offre rien de remarquable. Do i*etour à Eumenia, il se dirigea vers le nord pour gagner Thyatira, par une route également inconnue des voyageurs. Les observations qu'il y a faites ne sont pas inutiles à la géographie ancienne et moderne de cette partie de l'Asie Mineure.

(!) Itîeler'8 £fa«d6. der Chron.y I, 423.

(2) Bœckh, Corp, inscr.y p. 734.

(3) Daus uo papyrus de la collection Âaastasi, maintenant au musée de Leyde, on lit : Mtiv\ AI A yj ôwùo Te<T<rapeçxai6exdlTyp « le 14 du premier mois, ou de Ihoyth le quatorzième ». Cet exemple est unique jusqu'ici.

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