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} 398 VOYAGE DANS LA MACÉnOhNE,
reproche à Thistorien des colonies grecques, de n'en avoir pas parlé. Mais on doit convenir que rien dans Tantiquité ne peut
\ '^ nous apprendre quel peuple avait fondé cette ville : que ce
soient les Athéniens, cela est possible; mais il n'en existe aucune preuve. Isocrate dit bien que des Athéniens, l'un simple particulier, Athénagoi*e, l'autre banni, Callistrate, ont été capables de fonder des villes [de Pace, § 12, p. 163, Cor.). Ce renseignement est bien vague ; M. Cousinéry ne présume pas moins que c'est de Néapolis qulsocrate veut parler. Mais la conjecture est purement gratuite : quand il veut prouver ensuite le fait par les médailles de Néapolis, dont la fabrique, dit-il, est semblable à celle des médailles d'Athènes, sa preuve rie parait pas beaucoup meilleure ; car le procédé qu'il emploie pour y parvenir consiste à ranger hypothétiquement au nombre des monnaies d'Athènes des médailles que Jamais aucun numismatiste n'a songé à attribuer à cette ville. Divisant les monnaies de Néapolis entre cette ville et Athènes, il trouve naturellement que les médailles des deux villes se ressemblent.
Le chapitre xv comprend la description d'un voyage dans
f la Chalcidique de Thrace, cette presqu'île peuplée de colonies
^ de Chalcis, d'Érétrie, de Thessalie et d'Athènes. M. Cousinén,
parti de Salonique, traversa d'abord toute la Chalcidique, en
r passant sur l'emplacement d'ApoUonie, et en visitant les mines
de Medem, jusqu'à l'isthme du mont Athos, à ErissOy l'ancienne Acanthus^ dont nous possédons de si belles médailles:
, mais on n'y découvre aucun vestige d'antiquités. Tout le fruit
que le voyageur retira de son excursion fut Un fragment de
J marbre portant les lettres