‹ Œuvres chooises de A.-J. LetronneChapitre 9 sur 43 · II, IV · texte numérisé non relu

II, IV

Cette erreur ne peut nous surprendre de la part d'un écrivain qui parait n'avoir eu que des idées fort inexactes en ma* lière de calendrier (1). N'est-ce pas lur, en effet, qui, dans le discours de Selon, en prêtant aux Grecs une année impossible comme année corrigée, celle de 375 jours, croit quVlle ramène les saisons dans leur ordre (2), tandis que Terreur serait de près d'un mois en trois ans?

§ rV. — Examen de quelques opinions plus ou moins récentes sur rétendue des connaissa?èces des Égyptiens en fait de calendrier et de calcul du temps.

On a vu précédemment que les Égyptiens, dès une époque que leurs prêtres reculaient jusqu'aux temps fabuleux d'Hermès, ont connu et employé l'année solaire de 365 jours 1/4, dont la durée était marquée pour eux par la période de retour du lever héliaque de Sirius.

Outre cette notion, que Ton trouve dans tous les détails de leur calendrier, en ont-ils possédé d'autres plus exactes? Ontils connu, par exemple, ainsi que le présument de savants astronomes, et Tannée tropique, telle qu'on peut la conclure des formules de la mécanique céleste, et même une année sidérale qui suppose une mesure de la précession des équinoxes?

Ce sont là des points que je ne puis me dispenser de discuter, parce qu'ils tiennent à Tensemble et au fond même de toute la question. Cette discussion est délicate et difficile, comme celle de tous les points relatifs aux connaissances des Egyptiens en astronomie. Sauf quelques indications vagues, qui sont interprétées de diverses manières, on ne sait, à vrai dire, rien de positif sur Tétendue de ces connaissances. Ceux qui tiennent à ce qu'ils en aient possédé de très complètes et de très perfectionnées ont pleine liberté de soutenir leur opinion, sans crainte d'être démentis par aucune preuve directe. On peut cependant leur opposer une difficulté sérieuse, qui se

(1) Ideler, Handb., I, p. 271.

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