‹ uvres complètesChapitre 18 sur 30 · Lucain, Phars · texte numérisé non relu

Lucain, Phars

Ast postquam gremio tellus illisa profundo est Extremi colles Siculo cessere Peloro

15, i 8. — Les pourceaux sont les habitants du Casentino; les roquets, les citoyens d'Arezzo ; les loups, les Florentins; les renards, les Pisans. Les deux interlocuteurs sont, Rinieri et Guido del Duca, de Brettinoro.

Boccac. lib. III, prosa 4. « Evenit igitur ut, quem transformatum vitiis vides, hominem existimare non possis. Avaritia fervet alienarum opum violentas ereptor ? Similem lapi dixeris. Ferox atque inquietus lingaam litigiis exercet? Cani comparabis. Insidiator occultas surripuisse gaudet? Vulpeculis exsequetur... Fœdis immundisque libidinibus immergitur ? Sordida sus voluptate detinetur.

A ces peintures que Dante fait de sa patrie qui pourrait croire qu'il l'aime? Qui croirait qu'il ne s'agit pas d'un peuple fini, mais de cette Toscane destinée à régner encore pendant trois siècles par l'inspiration qui fait les peintres et les poëtes. Dante n'y voit que des bêtes, Giotto y trouve assez d'anges pour en peupler ses fresques. Tout semble perdu dans l'ordre temporel, dans l'ordre spirituel tout est sauvé. Voilà ce que l'Italie moderne n'a pas assez compris. Elle a cru à la force quand sa seule force était dans l'esprit. Elle a péri par les armes, mais la foi la sauvera. L'Autriche a beau multiplier les bataillons, où est la supériorité? Que peut-elle opposer à ces nobles

COMMENTAlltE DU CHANT XIV. 235

intelligences: Manzoni, Pellico, Gioberti, Balbo, Capponi, Tommaseo, Pie IX? Ne croyons pas que tant de nobles efforts seront perdus.

21 . — Villani : « Ladite année \ 502, Florence ayant pour podestat Fuleierida Calvoli de Romagne, homme féroce et cruel, à l'instigation des chefs du parti noir qui vivaient dans de grands ombrages parce qu'ils sentaient que la section blanche et gibeline était très-puissante, et que les exilés écrivaient chaque jour et avaient des intelligences avec ceux qui étaient restés dans la ville, ledit Fulcieri lit arrêter tout à coup un certain nombre de citoyens du parti blanc et gibelin... les accusant d'avoir traité de livrer la ville aux exilés. Faute ou non, il leur fit avouer par la torture qu'ils devaient livrer la cité et donner certaines portes aux blancs et gibelins; en conséquence de quoi il les jugea et leur fit couper la tête; et condamner comme rebelles tous ceux de la maison des Abali et leurs propriétés furent détruites, d'où s'ensuivirent de grands troubles dans la cité, et plus tard beaucoup de maux et de scandales. »

55. — Licio de Valbona apprenant la mort d'un de ses fils qui vivait mal, répondit : « Il n'y a là rien de nouveau pour moi, car il n'a jamais vécu: la nouvelle, c'est qu'il est enterré. » — Henri Manardi lit scier, après la mort de Gu:do del Duca, un tronc sur lequel il avait coutume de s'asseoir avec lui, disant qu'il ne trouverait pas son égal. — Guido de Carpigna vendit la moitié d'une couverture de soie pour payer un repas, et répondit à ses amis. « Quocl in xstate prx calore tenebat pedes extra in Même veroprx frigore tenebat crura contracta. » (Benvenuto.)

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4. — Benvenuto qui expliquait la Divine Comédie à Bologne, naît Fabbro pour le chef de la maison des Lambertazzi.

56. — Frédéric le Teigneux, ainsi nommé par antiphrase, à cause de sa belle tête et de ses cheveux blonds.

Quanto tra l'uldmar dell'ora terza, E il principio del di' par délia spera, Che sempre a guisa di fanciullo scherza,

Tanto pareva già in ver la sera

Essere al Sol del suo corso rimaso :

Vespero là, e qui mezza notte era.

E i raggi ne ferian per mezzo il naso, Perché per noi girato era si il monte, Che già dritti andavamo in ver l'occaso;

Quand' io senti' a me gravar la fronte Allô splendore assai più che di prima, E stupor m' eran le cose non conte :

Ond' io levai le mani in ver la cima Délie mie ciglia, e fecimi il solecchio, Che del soverchio visibile lima.

Corne quando dall' acqua o dallo specchio Salta lo raggio ail' opposila parte, Salendo su per lo modo parecchio

Entre le commencement du jour et la troisième heure, la sphère qui se joue comme un enfant sans se reposer jamais, mesure autant d'espace

Que le soleil en avait encore à parcourir pour arriver au soir; là, c'était l'heure de vêpres et ici celle de minuit.

Et les rayons nous frappaient au milieu du visage : car, nous avions fait le tour de la montagne, de manière que nous marchions droit vers l'Occident;

Quand je sentis mon front plier devant une lumière hien plus éblouissante qu'auparavant, et dans l'ignorance des causes, j'étais frappé de stupeur.

C'est pourquoi je levai les mains à la hauteur de mes cils et je me fis cet abri naturel qui retranche l'excès de la clarté.

Comme le rayon du soleil réfléchi par l'eau ou par le miroir rejaillit de l'autre côté, remontant de la même manière

7 A quel che scende, e tanlo si diparte

Dal cader délia pietra in igual tratta,

Si corne mostra esperienza ed arte; s Cosi mi parve da luce rifratta

Ivi dinanzi a me esser percosso;

Perché a fuggir la mia vista fu rat ta. 9 Che è quel, dolce Padre, a che non posso

Schermar lo viso tanto che mi vaglia.

Diss' io, e pare in ver noi esser mosso? 10 Non ti maravigliar se ancor t'abbaglia

La famiglia del cielo, a me rispose ;

Messo è, che viene ad invitar ch' uom saglia n Tosto sarà ch' a veder queste cose

Non ti fia grave, ma fîeti diletto,

Quanto natura a sentir ti dispose.

12 Poi giunti fummo all'Angel benedetto,

Con lieta voce disse: Intrate quinci, Ad un scaleo vie men che gli altri eretto.

13 Noi montavamo, già partiti linci,

E, Beati miséricordes, fue

Cantato rétro, e : Godi tu che vinci.

14 Lo mio Maestro ed io soli ambedue

Suso andavamo, ed io pensava, andando, Prode acquistar nelle parole sue ;

15 E dirizza' mi a lui si dimandando :

Che voile dir lo spirto di Romagna, E divieto e consorto menzionando?

16 Perch' egli a me : Di sua maggior magagna

Conosce il danno; e perô non s'ammiri

CHANT xv. 2:,<>

Qu'il est descendu, el s'écarte tout autant de la ligne marquée parla chute d'une pierre, comme le démontrent l'expérience et l'art;

De même je crus être frappé d'une lumière réfléchie devant moi, en sorte que ma vue fut prompte à se détourner.

« Quel est, ô mon doux père, cet objet dont je ne puis réussir à défendre ma vue et qui semble s'avancer vers nous : »

« Ne t'étonne point, répondit-il, si les serviteurs du ciel t'éblouissent encore : c'est un messager qui vient inviter les âmes à monter plus haut.

a Le moment n'est pas loin où la vue de ces choses n'aura plus rien de pénible pour toi, mais te deviendra un plaisir aussi grand que la nature t'a rendu capable d'en goûter. »

Dès que nous fûmes arrivés à l'ange béni, il dit d'une voix joyeuse : « Entrez par cet escalier, bien moins rapide que les autres. »

Mous montions et nous avions déjà quitté le cercle quand nous entendîmes chanter derrière nous: « Beati miséricordes, et : Sois joyeux, toi qui es vainqueur. »

Mon maître et moi nous étions tous deux seuls, et chemin faisant, je songeai à tirer profit de ses discours ;

Et je me tournai vers lui l'interrogeant en ces termes : « Que voulait dire l'esprit du Romagnol, quand il parlait de partage et d'interdiction? »

A quoi Virgile répondit : « Il reconnaît présentement les fâcheux effets de son plus grand péché, et c'est

240 DEL PURGATOIUO.

Se ne riprende, perche men sen piagna.

n Perche s'appuntano i vostri desiri,

Dove per compagnia parte si scema, Invidia muove il mantaco a'sospiri.

18 Ma se Y amor délia spera suprema

Torcesse in suso il desiderio vostro, Non vi sarebbe al petto quella tema ;

19 Perche quanto si dice più li nostro,

Tanto possiedepiù di ben ciascuno, E più di caritate arde in quel chiostro.

20 Io son d'esser contento più digiuno,

Diss'io, chese mi fosse pria taciuto, E più di dubbio nella mente aduno.

21 Com' esser puote che un ben distributo

I più posseditor faccia più ricchi Di se, che se da pochi è posseduto?

22 Ed egli a me : Perocchè tu rificchi

La mente pure aile cose terrene, Di vera luce ténèbre dispicchi.

23 Quello infinito ed ineffabil bene

Che lassù è, cosi corre ad amore, Corne a lucido corpo raggio viene.

24 Tanto si dà, quanto trova d'ardore :

Si che quantunque carità si stende, Cresce sovr' essa l' eterno valore.

25 E quanta gente più lassù s' intende,

Più v' è da bene amare, e più vi s' ama, E corne speech io Y uno ail' altro rende.

26 E se la mia ragion non li disfama,

pourquoi ne nous étonnons point s'il nous en fait le reproche afin qif il ait moins à le pleurer un jour.

« Vos désirs se dirigent vers des biens que le partage diminue : par ce motif l'envie tire des soupirs de vos poitrines.

« Mais si l'amour de la sphère suprême tournait vos vœux plus haut, vos cœurs ne seraient pas occupés de cette crainte.

« Car, plus les biens de là-haut sont mis en commun, plus chacun en possède, et plus la charité s'embrase dans ce cloître divin. »

« Je suis plus loin de me sentir rassasié que si je m'étais tu d'abord, répondis-je, et mon âme recèle plus de doute.

« Comment se peut-il qu'un bien partagé entre de nombreux possesseurs les enrichisse plus que s'il est possédé par un petit nombre? »

Et lui à moi : « Parce que tu rattaches toujours ton esprit aux seules choses terrestres, de la vraie lumière tu ne tires que ténèbres.

« Ce bien infini et ineffable qui est là-haut, court au-devant de l'amour comme un rayon vient frapper un corps lumineux.

« Il se donne autant qu'il trouve d'ardeur, en sorte que plus s'étend la charité, plus s'épanche sur elle l'éternelle grâce.

« Et plus il y a d'âmes qui aspirent au ciel, plus il y a lieu d'aimer, et plus on aime, et comme autant de miroirs, l'un embrase l'autre.

« Et si mon discours ne te rassasie pas, tu verras Béa-

Vedrai Béatrice, ed ella pienamente- Ti torrà questa e ciascun' altra brama. 21 Procaccia pur, che tosto sieno spente,

Corne son già le due, le cinque piaghe, Che si richiudon per esser dolente.

28 Com' io voleva dicer : Tu m'appaghe :

Vidimi giunto in su l'altro girone, Si che tacer mi fer le luci vaghe.

29 Ivi mi parve in una visione

Estatica di subito esser tratto,

E vedere in un tempio più persone :

30 Ed una donna in su V entrar, con atto

Dolce di madré, dicer: Figliuol mio, Perché hai tu cosi verso noi fatto?

31 Ecco, dolenti lo tuo padre ed io

Ti cercavamo. E corne qui si tacque, Ciô che pareva prima dispario.

32 Indi m'apparve un altra con quelle acque

Giù per le gote, che '1 dolor distilla, Quando per gran dispetto in altrui nacque;

33 E dir : Se tu se' sire délia villa,

Del cui nome ne' Dei fu lanta lite, E onde ogni scienzia disfavilla,

34 Yendica te di quelle braccia ardite

Che abbracciar nostra figlia, o Pisistrato. E il signor mi parea benigno e mite

35 Risponder lei con viso temperato :

Che farem noi a chi mal ne disira, Se quei che ci ama è per noi condannato? io Poi vidi genti accese in fuoco d' ira,

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