Cùin , jurig iipoBtaU nostri
Saccombct viclus tibi cum Xantone Niortut... Id PyrensBO figes tentoria monte.
(GuUielm. Britonis Phiiippid.,apu<l Script rar. gallie. etft-ancic.,tXVlI,p.985.) ' Dilatare tuos fines hue usque leneris,
Jus patrum ul teneas , nullo mediante , tuoruin.
(Ibid.) '
* Eradicato de nostris Ainditus hortfs Serpentis nivei toto cum sUrpeveneno, Ut britonis Ubi promittunt prœsagia Tatis.
(Ibid., p. m.)
* Voyexliv.i,t.l.
Mais, en réalHé, les comtes de Toulouse jouissaient de Tindépendance **^ Itolitique et, suivant les formules du siècle, étaient libres de leur iiw. hommage '.
Au moment d'entrer en campagne contre le roi de France, Richard «»». crut nécessaire d'agir sur Topinion publique en se disculpant d'une manière éclatante du reproche de meurtre sur le marquis de Montferrat. II produisit une prétendue lettre autographe du vieux de la Montagne , écrite en caractères hébraïques , grecs et latins, et contenant les passages suivants ' :
« A Léopold, duc d'Autriche, et à tous les princes et peuples de a la foi chrétienne, salut. Attendu que plusieurs rois, dans les pays a d'outre-mer, imputent à Richard, roi et seigneuf d'Angleterre, la «mort du marquis, «je jure, parle Dieu qui règne éternellement et a la loi que nous observons , que le roi Richard n'a eu aucune parti-
ffcipation à ce meurtre' Sachez que nous avons fait les pré-
ff sentes en notre maison et château de Messiac, à, la mi-septembre, c et les avons scellées de notre sceau, l'an 1505 depuis Alexandre *.»
Cette bizarre dépêche fut publiée officiellement par Guillaume de Longchamp , redevenu chancelier d'Angleterre , et envoyée aux princes étrangers et aux moines qui étaient connus pour s'occuper de rédiger la chronique du temps*. Sa fausseté manifeste ne fut ^ point remarquée dans un siècle où la critique historique et la connaissance des mœurs orientales étaient peu répandues en Europe. Elle affaiblit même, à ce qu'il semble, l'effet moral des imputations du roi de France, parmi ses propres vassaux, et encouragea ceux du roi d'Angleterre à mieux combattre pour une cause qu'ils croyaient être la bonne ; car il y avait alors beaucoup de superstitions sur ce point. Dès que les deux rois se trouvèrent en présence en Normandie,
' PnBtem... imperator dédit ragi -Angllœ et charta sua eoDfirmavit.. homagium comiUfl de Sancto iEgidio. (jRoger. de Hoved. Annal., pars posler , apud rer. anglie. Script, p. 739, éd. SarUe.)
3 Script» tilteris ebraicis, greeis et laUnis. (Gailielm. Neubrlg., De reb. angfic, p. 548, éd. Hearne.)
' Juro per Dt'um qui in sternum régnât, et per legem quam tenemus. (Radulf. de Diceto, Imag. htstor., apud bist. angl. Script., 1 1 , col. MO, éd. Selden.)
* Et flciatis quod litenu islas fecimue in domo nostra ad caste! lum nostniro Messiac, in dimidio septembris... et sigillo nostroeas sigillavimus, anno ab Alexandre H etD.etV. (tt>id.,col.6M.)
' Ibid.
m Livre xi.
1495 Tarmée de France, qui jusqu'alors avait toujours marché en avant, noe. commença à faire retraite'. Le comte Jean perdit tout courage aussitôt qu'il vit les chances de la guerre devenir incertaines, et il résolut de trahir ses alliés pour rentrer en grâce auprès de son frère. Cette trahison fut accompagnée de circonstances atroces , du massacre d'un grand nombre de chevaliers français que le comte avait invités à une fête *. Mais, malgré toutes ses grandes démonstrations de repentir et d'amitié , Richard, qui se souvenait d'en avoir fait plus d'une (ois de semblables à leur père Henri II , ne lui accorda aucune confiance , et , selon les paroles des historiens du temps, ne lui donna ni terres, ni villes, ni châteaux'.
Le roi Philippe , successivement repoussé de toutes les villes de Normandie qu'il avait occupées , fut bientôt forcé de conclure une trêve qui permit à Richard de porter ses forces vers le sud, contre les insurgés de l'Aquitaine *. A leur tête se trouvaient le vicomte de Limoges et le comte de Périgord que le roi Richard fit sommer de lui rendre leurs châteaux, a Nous tenons tes menaces pour néant, a répondirent-ils : tu es revenu beaucoup trop orgueilleux , et nous a voulons te rendre, malgré toi , humble , courtois et franc , et te a châtier en guerroyant contre toi'. » Pour que cette réplique en * fût pas une pure vanterie , il fallait que la paix se rompît de nouveau entre les deux rois ; car les insurgés n'étaient nullement capables de résister aux forces de Richard , tant que Philippe n'en occupait pas au moins une partie. Ce fut le fameux Bertrand de Born qui, poursuivant toujours son plan de conduite politique, s'employa à rallumer la guerre entre les deux ennemis de son pays. Par ses intrigues secrètes et ses vers satiriques , il détermina le roi de France à violer la trêve qu'il venait de jurer; et cette fois le champ de bataille fut la Saintonge au lieu de la Normandie. Là première rencontre des deux rois à la tête de leurs hommes d'armes eut lieu près de Mirambeau. Ils ne se trouvaient plus séparés l'un de l'autre que par une petite rivière , sur chaque bord de laquelle ils avaient
■ Roger, de Hoved. Anna)., pars poster. apudVer. anglic. Script. p. 740, éd. Sarile. 3 Ibid., p. 780.
s Ibid , p. 740.
* Raynouard, Choix des poésies des Troutwdoura, t. V, p. 96. ^ Qu'el erai venguts trop braus et trop orgoillos, et que ill , mai son grmt, lo farian firane e cortes e bumil , e que ill )o casUarian guerreian. (Ibid.)
placé leur camp*. Le roi de France avait avec lui des Français, des 4im Bourguignons, des Champenois , des Flamands et des Berrichons ; hm. et le roi d'Angleterre, des Normands, des Anglais, ses Angevins, des Tourangeaux , des Manceaux et des Saintougeois '.
Pendant que les deux troupes ennemies étaient ainsi en présence , plusieurs fois on s'arma de part et d'autre pour en venir aux mains : mais toujours des archevêques , évêques, abbés et gens de religion, qui s'étaient réunis pour travailler au rétablissement de la paix, allaient d'un camp à l'autre supplier les rois de différer le combat, et leur proposer des arrangements capables de terminer la guerre '. Le roi Philippe se montrait le plus difficile à persuader, et le plus exigeant dans ses demandes; il voulait se battre, à moins que Richard ne lui fit serment de vasseiage pour la Normandie , la Guyenne et le Poitou. Ce fut son dernier mot : et dès qu'il l'eut prononcé , Richard monta à cheval, mit le heaume en tête, fit avancer ses gens, sonner les trompettes et déployer sa bannière pour passer l'eau *' « Or, a toute cette confiance lui venait, dit un vieux récit en langue proven- « cale, de ce que les Champenois lui avaient promis secrètement de a ne point venir à rencontre des siens, à cause de la grande quana tité d'esterlings qu'il avait semés parmi eux . H
De leur côté, le roi Philippe et tous ses gens montèrent à cheval et prirent leurs armes, à l'exception des Champenois, qui ne mirent point le heaume en tête *. C'était le signe de leur défection , et le roi de France , qui ne s'y attendait pas , en fut effrayé. Cet effroi changea toutes ses dispositions ; et, faisant mander aussitôt les évêques et les gens de religion qui l'avaient auparavant sollicité en vain, il les pria d'aller auprès de Richard lui dire qu'il le déclarerait quitte de tout vasseiage, s'il voulait conclure la paix^. Le roi d'Angleterre était déjà en pleine marche , quand les prélats et les moines
* St era sobre la riba d'un fluro que a nom Gaura loquals passa al pe de Niort. (Raynouard, Clioix des poésies des Troubadours, t. V, p. M.) — U s'agit ici, non de ia ville de I^iort en Poitou, mais du Petit-Niort , simple village de la Saintonge.
' Ibld.
' Mas ardvesque et evesque et abat et home d'orde que oercavan patx eran en mfech que defendlan que la batailla non era. ( Ibld.)
* Si montfet en destrer, et mes Teim en la lesta e fai sonar las trombas et fal deserrar os sieus conranus enrontra l'aiga per passer outra. ( Ibld.)
^ Per la gran cantitat dels eslerlins que avia semenats entre lor. (U)id.) ' Que no meteron eimes en testa. ( Ibid., p. 98.) ' Bl fon avUiU et espavenUU. ( Ibid.)
1198 vinrent à sa rencontre, portant des croix entre leurs bras y pleurant, 4496. ^t le conjurant d'avoir pitié de tant de braves gens qui, des deux c6tés devaient périr s'il y avait bataille ^ Ils {Hromirent de lui faire tout accorder par le roi de France , et d'obtenir , que ce dénier se retirât immédiatement sur son propre territoire. La paix fut faite ; les deux rois se jurèrent une trêve de dix ans et donnèrent congé à leurs troupes, ne voulant plus s'occuper d'armes, dit le vieux récit , mais seulement de chasse, de jeux, et de faire tort à leurs hommes '.
Ije tort que le roi Philippe pouvait faire à ses Français était peu de chose en comparaison de celui que Richard fit alors aux Aquitains, et surtout à ceux qui s'étaient révoltés contre lui. « Cette paix les a affligea beaucoup, dit le môme narrateur, et surtout Bertrand de a Born , qui en fut plus chagrin qu'aucun autre, car il ne se plaisait a en rien plus qu'en guerre, et surtout en la guerre des deux rois*. » Il eut de nouveau recours à ses moyens ordinaires, à des satires mordantes contre le plus irritable des deux rivaux. Il fit cÛH^uler des pièces de vers où il disait que les Français et les Bourguignons avaient échangé honneur contre bassesse , et que le roi Philippe voulait bien la guerre avant de s'être armé, mais que, sitôt qu'il avait pris ses armes, il perdait tout courage *. De leur côté les autres barons du Poitou et du Limousin, les mêmes qui avaient fait avec si peu de fruit la guerre au roi Richard, l'excitaient à rentrer en campagne contre le roi de France, promettant tous de l'aider. Richard les crut, et, recommençant brusqpement les hostilités, il se mit à ravager les provinces de France qui avoisinaient les siennes '. Le roii Philippe, qui aurait peut-être commencé le premier la guerre s'il avait été le premier prêt , se plaignit de cette violation de la trêve jurée , et s'adressa aux évêques sous les auspices et la garantie des-
. I Bt li saint home vengron ab las croti en braU encontre lo rei Rlcbart , plorent qu'el agues pietat de tanla bona gen... que tuit eroD a morir. ( Baynouard, Choix dei poésies des Troubadours, t. Y, p. 98.)
2 B en far tort a lor baros. (Ibid.)
3 Eh Bertrans de Born si fo plus irat que negus dels autres Iwros ,' per so car no w delleclaya mais en guerra... e mais en la guerra dels dos reis. ( Ibid.)
* Ben au camjat honor per avoieia,
Segon qu'aug dir, Berguonhon e Frencey...
(Ibid., t. lY, p. 470.)
* Tuit H baron du Peitieus et de Lemosin en foron molt alegre... Lo reis Rleharts... commenset far torU... en las terras dei rel de Fronsa. (U)id.» L V, p. 94.)
LIVRB XI. 255
quels elle avait été conclue. Ces derniers s'entremirent de nouveau , 4495 et obtinrent du roi d'Angleterre qu'il y aurait une conférence diplo- ^ matique sur les frontières du Berri et de la Touraine. Mais les deux rois, ne pouvant s'accorder sur rien, se prirent de mauvaises paroles, et celui d'Angleterre donna à l'autre un démenti en face et l'appela vil renégat*, a Ce dont Bertrand de Born fut fort joyeux, dit son a ancien biographe, et fit un simentes dans lequel il pique fort le roi a de France de commencer la guerre à feu et à sang, et lui reproche « d'aimer la paix plus qu'un moine ^. Mais pour choses que dit Bera trand de Born en sirventes et en couplets au roi Philippe, lui rappea lant les torts et te honniment qui lui était fait, il ne voulut guerroyer a contre le roi Richard' ; mais Richard saillit en guerre contre lui, ff pilla, prit et brûla ses bourgs et ses villes : ce dont tous les barons, « à qui déplaisait la paix , furent fort joyeux, et Bertrand de Born fit a un autre sirvente pour affermir le roi Richard dans son propos *. » Cette destinée de l'Aquitaine d'être sans cesse ballottée entre deux puissances étrangères également ennemies de son indépendance, et cependant tour à tour ses alliées, au gré de l'hostilité qui les divisait; cette destinée ^ qui , plus tard , fut celle de l'Italie , pesait alors sur tout le midi de la Gaule, y compris le pays montagneux qu'on nono^ niait Alvernhe dans la langue romane du sud, et Auvergne dans celle du nord. Ce pays, après avoir énergiquement résisté à l'invasion des Franks', vaincu par eux, comme le reste des terres gauloises, s'était trouvé momentanément englobé dans leur conquête; puis il avait recouvré sa franchise nationale sous les rois fainéants , successeurs de Chlodovirig; puis dévasté et repris de nouveau par les fils de Karle-Martel ^ il était devenu une province du vaste empire qu'ils fon-
• Si qu'BM Richartx lo d«tmenU e'i elaraet mW recreien. (Raynouard , Choix des poé- . Bi«s des Troubadours, t. V, p. 95.)
3 Guerra ses fuec e ses sanc
De rei o de grand podesta.
Qu'us coms laidis ni desmenta, etc.
(Ibld.,l. IV. p. m.) ' Ancmais per re qu'En Bertrans de Boro disses en coblas ni en sirventes al rei Felip, ni per recordamen de tort ni d'aunimen que ill fosjditx ni faitz nOiVolc guerreiar lo rei RiciiarU(Ibid.,t.V.p.»5.)
* Don luicfa li baron , a cui desplasia la pati , foron molt alegre. Br Bertrans de Born... sitost com el auzi qu'an Richariz era saillis A la guerra, etel felz aquel Mr- ▼ente que comeosa... (Raynouard, Cboii des poésies'des Troubadours, t. Y, p. M.)
^ VoyeiUTrei,t 1.
«4M dèrent. Enfin, le démembrement et la ruine totale de cet emjMre 4196. Favaient affranchi une seconde fois; de sorte qu'au xii* siècle le peuple d'Auvergne était gouverné, aussi librement que le comportait la civilisation de Tépoque , par des seigneurs de sa race et de son langage, qui prenaient le titre de comtes, et qu'on appelait aussi dauphins parce qu'ils portaient dans leurs armoiries la figure de ce poisson.
Le dauphin d'Auvergne reconnaissait pour suzerains les ducs d'Aquitaine, peutrétre par un reste de souvenir du gouvernement des Romains, et de la subordination des magistrats locaux de l'empire aux magistrats provinciaux '. Comme duc d'Aquitaine, le roi d'Angleterre avait reçu son serment de vasselage, suivant l'ancienne coutume, et le dauphin ne montrait aucune répugnance à rendre ce devoir de soumission purement nominale. Mais il arriva qu'après avoir, sans beaucoup de fruit, ravagé les domaines du roi de France, Richard, lassé de la guerre , et voulant faire une trêve plus durable que la précédente, proposa à son rival d'échanger avec lui la suzeraineté de l'Auvergne conti'e d'autres avantages politiques'. Cette proposition fut acceptée , et le roi d'Angleterre s'engagea envers l'autre roi à garantir la cession qu'il lui faisait, c'est^-àrdire à lui prêter main-forte contre le mécontentement des hommes du pays. Ce mécontentement ne tarda pas à se faire sentir; caries Auvergnats ne voulaient point du roi de France pour suzerain , d'abord parce qu'ils n'avaient jamais eu de pareilles relations avec lui , ensuite, , dit un ancien rrxit, parce qu'il était avare, de mauvaise seigneurie, et leur trop proche voisin'. Dès qu'il eut envoyé ses officiers recevoir l'hommage du comte d'Auvergne, qui n'osa le refuser d'abord, son premier soin fut d'acheter dans le pays un des plus forts chAteaux pour y mettre garaison ; et , peu après , sous de légers prétextes, il enleva au comte la ville d'Issoire, préparant ainsi les voies pour la conquête de tout le pays , conquête qu'il espérait achever sans guerre *.
Richard s'aperçut des projets du roi de France, mais il ne fit rien
< liO dalflns d'Alverne. (Raynouard, Choix des poésies des TroulMdours, t. T, p. 4£l.*) * Ibid., p.481.
s Per so qu'ai reis de Fransa lor era trop vezis... e de maJa sevignoria. ( Ibid.) 4 E tolG Usoire al dalfio. (Ibid.)
pour les arrêter, prévoyant que TAuvei^e se lasserait un jour, et «49ft comptant sur la haine nationale que le nouveau seigneur accumulait, hm. non-seulement pour y reprendre la seigneurie, mais pour en tirer des secours dans la première guerre qu'il entreprendrait contre son rival d'ambition. En effet, dès qu'il jugea à propos de rompre la trêve, il envoya dire au dauphin : « Je sais les grands torts que vous fait le a roi de France, à vous et à vos terres; et si vous voulez , en vous « révoltant, me prêter secours, je vous soutiendrai, et vous donnerai «des chevaliers, des arbalétriers et de Fargent à souhait*.» Le comte d'Auvergne, croyant à ces promesses, proclama dans son pays le ban de l'insurrection nationale , et commença la guerre contre le roi Philippe ^. Mais, dès que Richard vit la lutte engagée, il fit aux Auvergnats ce que Louis, père de Philippe, avait fait aux Poitevins , il prit de nouveau trêve avec le roi de France , et passa en Angleterre, sans s'inquiéter nullement de ce qui adviendrait du dauphin et du pays d'Auvergne. L'armée de France entra dans ce pays, et, comme s'exprime l'ancienne chronique, mit tout à feu et à flamme, s'emparant des villes fortes et des meilleurs ch&teaux '. Incapable de résister seul à un ennemi si puissant, le dauphin conclut une suspension d'armes, durant laquelle il envoya son cousin, le comte Gui, et dix de ses chevaliers en Angleterre, afin de rappeler au roi Richard les promesses qu*il avait faites. Richard accueillit mal le comte et ses compagnons, et les laissa repartir sans leur avoir donné ni hommes, ni armes, ni argent *.
Honteux et tristes de s'être laissé tromper, et contraints de céder à leur mauvais sort, les Auvergnats firent la paix avec le roi de France, en avouant sa suzeraineté sur eux, et lui prêtant de nouveau le serment d'hommage ^. Peu de temps après expira la trêve des deux rois; et Philippe recommença aussitôt la guerre à feu et à sang contre les habitants des terres de son rival •. A cette nouvelle,
1 Se il H Yolion Yaler e revelar se contra '1 rei de Fransa, e1 lor daria cavaliers et balestienet deniers a lor comandaraen. (Raynouard, Choix des poésies des Troubadours, t. V, p.43l.)
2 B sailliron a la guerra contra lo rel de Fransa. ( Ibid.) •^ E mes a flioe et a flama tota la terra. ( Ibid.)
* E'I recep mal e mal l'onret, cl no il doniiet ni cavalier, ni sirven, ni baleslirr, niaver. (Ibid.) & Ibid., p. 43S.
< La Ireva del rei de de Fransa Pt d'RN Richart si fo fenida. (Ibid.)