‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 3 sur 91 · POUR LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

POUR LA DEUXIÈME ÉDITION

Arkinbald. On pourra le conserver, comme digne d'aspiration , devant les consonnes / et r au commencement des mots : Chhdùwig, Chlodomir, CMotUde, Chramn; à moins qu'on n'ait la hardiesse d'écrire comme les Franks : Hlodowig , Hlodomir, Hlotilde, Hram.

3<» Le 9 devant Ve et Vi doit, pour retrouver son ancienne consonnance , être remplacé par gh : Sighetert, Sighiwaid, Sighismond^ Maghinard^ Raghen/redt Enghilbert^ Ghisele, Ânsberghe,

4» L'tt, voyelle ou consonne, suivi d'un i, dun e ou d'un a, doit être remplacé par le w : Chlodowigy Merowig, HerivAg^ Drotowig^ Folkwin, Bikwinj Galeswinthe, Cklotswinde. L'o devant Ve et Vi doit quelquefois subir la même permutation : Atidwin^ Theodwin.

5"* On doit conserver la syllabe hald et ne pas la remplacer par haud : Theodebald^ GondebcUd, Baldrik, Baldwin , etc.

6* Afin de maintenir l'analogie de composition dans tous les noms terminés par ild , on placera un A devant Vi , quand bien même cette lettre serait omise dans le texte latin : Chlothide^ NanthUde^ Bathilde^ etc. A la rigueur on pourrait se dispenser de cette règle; mais, de même qu'on ne dit plus Mahaut pour Mathilde, il faut renoncer à écrire Brunehaut pour Brttnehilde,

1^ Enfin l'on doit supprimer la terminaison aire , qui est antigermanique, et la remplacer par her : Chlother, Lother, Raghenher, Fredegher.

En réformant d'après ces règles tous les noms tudesques d'origine qui se présentent dans notre histoire jusqu'à l'avènement de la troisième race , on est sûr de conserver à ces noms leur véritable physionomie , sans trop s'écarter de l'usage reçu. Dans presque tous les cas, malgré le changement de quelques lettres, la prononciation demeure la même, et l'impression d^étrangeté a lieu simplement pour la vue. Parmi les noms des rois il n'y en a guère que deux qui éprouvent une altération sensible; mais quelle raison y a-t-il de tenir à Clovis et à Mérovée , et de donner à des noms propres, terminés par le même composant, des désinences si différentes? Plus conséquents, les vieux auteurs des chroniques de Saint-Denis ont écrit Clodovée et Mérovée. De bonne foi, quel est le lecteur du xix* siècle qui se croira dépaysé en lisant, sur la liste des rois de France, Merotvig et Chlodatoig^ et quelle oreille est assez difficile pour trouver que ces dedx noms ne sonnent pas bien, même en poésie?

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