LOCALES ET MUNICIPALES
devrait être couverte d'assembléeft représentatives; oa defrait y trouver la représentation des coounupes, la re[M«6ûqti|tian des Tîllai» la représentation des petites parties , celle des grandes parties du territoire; et, au-dessus de tout cela, pour couronnement de Tédi^ fice, la seule représentation qui existe aujourd'hui, celle du pays tout entier, celle des grands et souverains intérêts de la patrie, plus généraux, mais non pas plus sacrés que les intérêts des jMPOvinoes, des départements, des cités et des communes.
Les représentations locales de la France constitueront les indivi*dualités de la France; c'est là tou^ ce qu'il s'agit de réclamer. Mais ce vœu, poiu* paraître devant le pouvoir dans toute sa dignité et sa puissance, doit sortir, non dueentre du pays, mais de tous les points divers ; il doit s'énoncer dans un langage approprié aux intérêts , au caractère, à l'existence antérieure de chaque partie de la population, dans un langage de franchise et même de fierté qui ne permette pas aux hommes du pouvoir central de s'ériger en juges suprêmes de la nécessité et du droit. C'est le devoir des journaux libres des proivinces de rappeler à leurs concitoyens qu'ils ont de pareilles réclamations à faire; c'est à eux de les faire à Tavance, non pas en invoquant d'une manière vague les lumières du siècle ou l'autorité des législatures antérieures, mais en attestant ce qui fut, de temps immémorial, enraciné à la terre de France, les franchises des villes et des provinces ; en tirant de la poussière des bibliothèques les viei^x titres de nos libertés locales; en représentant ces titres aux yeux des patriotes qui ne les connaissent plus, et qu'une longue habitude de nullité individuelle endort dans l'attente des lois de Paris. Ne craignons point de remettre au jour les vieilles histoires de notre patrie : la liberté n'y est pas née d'hier. Ne craignons pas de rougir en regardant nos pères : leurs temps furent difficiles; mais leurs âmes n'étaient point lâches. N'autorisons pas les soutiens de l'oppression à se vanter que quinze siècles de la France leur appartiennent sans réserve. Hommes de la liberté, nous aussi nous avons des aïeux.
Nous recommandons au public la nouvelle collection des discours de Mirabeau , de Barnave et de Yergniaud. Les plus grands soins oat été apportés à cette édition, la seule complète des œuvres des trois orateurs. L'éditeur, M. Barthe, est un jeune avocat dbnt le talerit s'est déjà fait connaître. Sa notice sur la vie de Mirabeau est écrite avec élégance , et remplie de sentiments patriotiques dont l'exprès-