‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 43 sur 91 · Î SUR L'ANCIEN ESPRIT · texte numérisé non relu

Î SUR L'ANCIEN ESPRIT

sioûy toujours noble, se mêle sans effort au récit des faits. Uanalyse des divers ouvrages par lesquels Mirabeau a préparé son immense renommée y est faite avec une variété de style appropriée à leur différent caractère. La carrière politique de Torateur est tracée d'une manière vraie et large. M. Barthe a une grande intelligence de la liberté ; il loue Mirabeau de n*avoir jamais été que l'organe des droits de tous, et d'avoir protesté contre les premières violences qui ouvrirent la carrière de malheurs où la révolution s'engloutit. Mirabeau a soutenu hautement que rémigration était un droit individuel , un des droits de la liberté, un droit de justice, et qu* ainsi nul pouvoir, quel qu'il fût , n'avait droit d'interdire l'émigration, a II avait raison , dit M. Barthe : la justice est placée au-dessus des assemblées constituantes tout aussi bien qu*au-dessus des rois. » M. Barthe loue encore les belles paroles de Mirabeau sur les municipalités : a Elles sont, disait ce grand orateur, la base de l'état social , le salut de tous les jours, la sécurité de tous les foyers, le seul moyen possible d'intéresser le peuple entier au gouvernement, et de garantir tous les droits. »

Page 1