SUH L'ANTIPATHIE DE RACE
ftmes. La philosophie de cette école ne verra point de transfuges, parce qu'elle sera Tœuvre des consciences ; elle se formera graduel^ leoient par le concours de tant d'esprits jeunes et actifs , émigrés pour la science de toutes les parties du territoire , qui se reneontrenC un moment à Paris, et $*y imboivent de maximes communes, sans al^ui^P l'originalité native qu'ils ont puisée aux lieux de leur naissance. Cette fraternité de travail, chaque année dissoute , et renouée chaque année , portera dans les villes de France un fond de doctrine large et nullement exclusive que les villes encore n'accepteront point sans contrôle. Ainsi se mûrira à cent foyers divers la grande opinion de la patrie ; ainsi la pensée nationale , en tous lieux vivante , ne pourra plus être tranchée d'un seul coup comme un arbte qui n'a qu'une racine.
SDR i AlfTltATHa W lACB QDI DIVISV LA NATION FRAKÇAISB.
A propos de roBvrne de M. W^rden, inUlBlé : DufriftUm tUUitdtiie, fâttor^ et politique des Ètati-Unis de l'Amérique septentrionale ■.
B temps est venu de tourner nos yeux vers les nations plus heureuses que nous, dont la liberté est le partage, afin de trouver dans cette vue des consolations pour le présent et des espérances pour l'avenir. La destinée actuelle des états-Unis>d' Amérique répond à tous les vœux que nous formions pour la nôtre : ces vœux ne sont donc point des chimères : nous ne sommes donc point travaillés par la vaine ambition de l'impossible, comme le prétendent nos ennemis $ nous ne nous jetons donc point hors de la sphère humaine , en aspirant à la plénitude de l'indépendance sociale ; car la nature humaine est libre de son essence, et la liberté est sa loi. Mais alors, d'où provient la distance énorme qui nous sépare encore de cet objet , de ce bien où nous aspirons, et que nous sommes capables d'atteindre? Elle ne provient pas de nous-mêmes, mais d'un fait extérieur à nous, d'im
* Censeur Européen du a avril isao.