‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 73 sur 91 · SUR L'HISTOIRE D'ESPAGNE · texte numérisé non relu

SUR L'HISTOIRE D'ESPAGNE

âfietife f et une grande assemblée commune * . La dignité ât ehéf SU4 préme devint y avee le temps, héréditaire , par l'influence des maxaÉ féodales, qui furent une mode pour toute TEurope*

Quant aux assemblées générales, il ti'y a pas lieu de se demander à quelle époque vinrent y siéger les représentants des villes. Les villes valaient ies châteaux; la même race d'hommes les habitait, une race égale en tout à l'autre par son origine, ses mœurs, ses armes. Aussitôt qu'il y eut à prendre conseil, les villes donnèrent leur avis'. Si , dans la suite des temps, un grand nombre de cités furent privées de leur droit naturel d'envoyer des mandataires' aux assemblées communes ^, c'est qu'elies-mômes l'avaient laissé tomber en désuétude, satisfaites qu'elles étaient de la seule indépendance de leur gouvernement intérieur^. Le pouvoir despotique s'autorisa de cette négligence pour les frapper, au nom de la prescription» d'une incapacité perpétuelle.

Le flux et le reflux des successions fléodales amena en Espagne des rois de race étrangère*; ils achevèrent sans scrupule l'oeuvre de tyrannie que le mauvais génie des nations avait inspirée déjà aux premiers chefs qui réunirent tout le pays sous une autorité unique. Les assemblées ne furent {dus qu'une ombre devant la réalité du pouvoir. Cependant, jusqu'au milieu du xvii« siècle , les cortès de la Castille ne cessèrent de porter leurs doléances d'un ton quelquefois énergique, et de traiter d'illégitimes les actes arbitraires des rois ; mais ces voix courageuses se perdirent dans le silence de' toute l'Europe ; il n'y avait plus d'écho nulle part pour les accents de Tindépen*» dance.

Telle fut la destinée de la terre reconquise par les fils des campagnons de ce roi bandit par patriotisme, à qui la tradition donne le nom peu authentique de Pelage» Dans les provinces du nord*^ qui formèrent les territoires de Catalogne et d'Aragon , pays arraché par les armes des Franks aux armes des Sarrasins, il subsista toiyours quelques traces de cette délivrance étrangère; la main du vainquetur

■ DeAincto in pace principe, primates toUus regni nna enm Moer4oUl>i» i rem regni concilio ooromuni cousUtuant (Concil. ToleU, IV, e. 7ft, cité par Hartaa^ Teoria de las Gortee, t II , p. S.)

> De conaejo e con otorgamiento de las cilMlades e TiUas, a de sua ] su nombre.

3 Procuradores. — * Las certes.

^ Une commune espagnole s'appelait conseJOf conseil.

* Charles-Quint el ses successeurs.'

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