ÉPISODE
« tristesse soDt maintenant hors de saison. Les Franks ont envahi 0 la plaine, iis pénètrent dans la forêt. Leur roi entouré de sa nom- « breuse garde tient en sûreté les chemins battus. Si tu veux, pour- < suis les hommes qui marchent séparés de Tannée ; ne te flatte pas a d'atteindre ^empereur^» Morvan secoua la tête en silence, et après quelques moments ^ il dit : a Tes paroles sont vraies, je le « sens , mais elles me sont pénibles. » Les larmes lui vinrent aux yeux et la rage au cœur*.
« Alors parut dans la campagne un parti de Franks qui conduisait le bagage et le troupeau de Farmée. Morvan, suivi des siens, va droit à cette troupe formée de gens de guerre escortant des chariots et des bergers. Il se précipite sur elle, il l'attaque de front, sur le 'flaac, par derrière, s'éloigne et revient à la charge, suivant la tactique de sa nation '. Il frappe en furieux, et tue ou blesse tout ce qui se présente devant lui ; guerriers et conducteurs de bétes tcNoabent au hasard sous ses coups *.
a D y avait là un certain KosI , homme de race franke , sans noblesse de famille , sans gloire acquise jusqu'alors , mais auquel une aotion d'éclat allait bientôt faire un grand nom '. Morvan le remarque et pousse son cheval contre lui ; le guerrier Ërank , loin de chercher ft l'éviter, se porte lui-même à sa rencontre, s Frank, dit ie chef des
> Bex Idem vario Blipatiu milite eelsat
Tttltts iter tritum pcr tua rura gerit.... Si, Marmane, plaeet, raros quos eernis euntea Penequere; ad regem tendere taulla fldea.
(Ermoidi Nigelli earmen , apud leript. rer. galiic. et franeic, t VI, p. 46.)
* nie caput Yol venB , tandem preMatur et inflt :
Gerta canis nempe, implaeitura tamen.
Non earuere gen» lacrymia, non eorda dolore, In Tariai partei ment raaie-iana rult (Ibid.)
* Moi quoque in adrenos sese dédit ociùs liostea ;
Terga ferit, ferro pectera lata forât.
Nune hue, nunc illuc armia ftirit antè paratia, More parenUfl agena , nunc fugit atque redit. (Ibid.)
* Tarba aubulcorum Jam Murmania icta forore Multa Jacet paasim , opilioque miser.
(Ibid.) n y a iei une lacune évidente que j'ai tAché de remplir par induction. ^ Goalus erat quidam franciaco germine natua.
Non tamen à primo, nec geoerwa manua....
(Ibid.)