EXCLUSION DO CONSEIL D*ÉTAT
struction publique, qui faisaient partie du conseil d*État en service extraordinaire et qui étaient autorisés à prendre part à ses délibérations , M. Saint-Marc Girardin et moi, le ministre n'en conserva qu'un seul, et il me choisit pour m'exc]ure,jme laissant d'ailleurs un titre inutile auquel je j m'empressai de renoncer par la lettre suivante adressée à M. Teste.
« Monsieur le garde des sceaux,
« J'arrive de Lille, et la première chose que j'apprends par les journaux, et par les journaux seuls, c'est que je ne suis plus admis à assister et à participer aux travaux du conseil d'Étar. J'avais été appelé à ce conseil par M. Casimir Périer, à la suite d'une mission importante et difficile, relative à l'instruction publique, et en raison de mon titre et de mes fonctions de secrétaire du conseil de l'Université : et c'est vous. Monsieur, qui avez signé ma révocation et qui me la laissez apprendre par le Moniteur, Je ne me méprends pas, et personne ne s'est mépris, sur la main qui a conduit la vôtre. Je suis loin de me plaindre de la préférence accordée pour représenter l'Université au conseil d'État, à un de mes collègues les plus récents, il est vrai, mais si distingué par ses lumières et son esprit. Au reste, je viens compléter votre ouvrage, et vous donner ma démission du titre qui me reste, je crois, de conseiller d'État en senice extraordinaire, ce titre vain ne pouvant me convenir.
« En mettant celte humble démission sous les yeux de Sa Majesté, je vous prie, Monsieur le garde des sceaux, de vouloir bien dire au Roi que, dans les petites comme dans les grandes circonstances, la disgrâce, comme la faveur, n'est qu'un lien de plus à mon inviolable fidélité.
318 SISSION PI 1830.
a Agrées , Monsieur le garde des sceaux , r^ssnrance de ipen profond respect et de ipa conndération la plus distinguée,
« Le pair de France, membre de Plnstitut et du eonseil de Tinstruction publique,
« V. Cousin.
i< Paris, à la Sorbonne, 1^ octobre 1839. »
A cette lettre, rendue publique, M. Teste répondit dans le Moniteur d'une façon qui rendait nécessaire une explication nette et catégorique. Voici celle que j'adressai aux Débats et au ConstitutionneL
n Monsieur le rédsicteur,
H Je viens vouq prier de vouloir bien insérer dans le plus prochain numéro de votre journal la réponse que je crois devoir faire à la note que publie aujourd'hui le ilfaniteur sur les motifs qui ont décidé 1^1. le garde des sceaux à ne point m'admeltre à participer aux travaux du eonseil d'État, dans le sein duquel j'avais été appelé le 22 juillet 1831, sous le ministère de M. Casimir Pé« rier, au retour de ma mission en Allemagne.
« Les motife allégués sont } i* que j'ai donné ma dé« mission sens le Ministère du 15 avril ; qu'ainsi il n'y avait ni à me maintenir ni à m'exelure, et que je me trouve aujourd'hui dans la situation où je m'étais placé moi« même ; 2'' que depuis longtemps je n^assistais guère aux séances du conseil d'État.
« Il me paraît bien difficile d'admettre que ces deux molib aient seuls dirigé M. le garde des sceaux, car ils s'évanonissêAl au plus simple examen.
N i^ Le Meniteur affirme bien légèrement que la dé-