LIVRE II
n mari je saurai me défeire it ce temps. Aussitôt fait que dit.
ssoin eut d'être femme d'esprit , «ir époux elle avoit pris un homme ! faisoit en voyages grands frais ; oit pas quérir pardons à Rome , . il pouvoit eu rencontrer plus près; in relMurs de la bonne donzelle, lour montrer sa ferveur et son zèle, irs alloit an plus loin s'en pourvoir, lage avoit fait son devoir 'une fois; mais c'étoit le >ieux style : àiloit, pour se faire valoir, qui fût plus rare et moins facile, attache à l'orteil dès ce soir in de fil qui rendoit à la porte maison ; et puis se va coucher m côté d'Ilenriet Beriinguier.
ppeloit son mari de la sorte. ) t tant qu'IIenriet se tournant le fil. Aussitôt il soupçonne le dessein , et , sans faire semblant éveillé , sur ce fait il raisonne ; ï enfin, et sort tout doucement, me foi son épouse dormant, sembloit; suit le fil dans la me; it de là que l'on le trahissoit; lelque amant que la donzelle avoit, « fil par le pied la tiroit, Lissant ainsi de sa venue; galande aussitôt descendoit , ( que lui pauvre mari dormoit.
trement, pourquoi ce badinage ?
it bien ({ue messer cocuage tât; honneur dont, à son sens, iroit passé le mieux du monde, e penser il s'aniie jusqu'aux dents; 1 maison fait le guet et la ronde, ttraper quiconque tirera 1 de fil. Or le lecteur saura ! logis avoit sur le derrière >i pouvoir introduire l'ami :
it donc par une chambrière, lomestique , en trompant un mari , gagner indulgence plénière.
( qu'ainsi Beriinguier fait le guet , me dame et le jeune muguet It aux mains , et Dieu sait la manière, md soûlas ' cette nuit se passa, eurs plaisirs rien ne les traversa :
ut des mieux , grâces à la servante , si bien devoir de surveillante,
uu totas , divertinement , contentement . de tola-
Que le galand tout à temps délogea.
L'époux revint quand le jour approcha, Reprit sa place , et dit que la migraine L'avoit contraint d'aller couclier en haut. Deux jours après la commère ne faut De mettre un fil; Beriinguier aussitôt.
L'ayant senti, rentre à la même peine, Court à son poste, et notre amant au sien. Renfort de joie : on s'en trouva si bien. Qu'encore un coup on pratiqua la ruse; £t Beriinguier, prenant la même excuse , Sortit encore, et fit place à l'amant.
Autre renfort de tout contentement.
On s'en tint là. Leur ardeur refroidie , Il en fallut venir au dénouement; Trois actes eut sans plus la comédie.
Sur le minuit l'amant s'étant sauvé.
Le brin de fil aussitôt fut tiré
Par un des siens , sur qui l'époux se me ,
Et le contraint , en occupant la rae.
D'entrer chez lui , le tenant au collet ,
Et ne sachant que ce fût un valet.
Bien à propos lui fut donné le change.
Dans le logis est un vacarme étrange.
La femme accourt au brait que fait l'époux.
Le compagnon se jette à leurs genoux ;
Dit qu'U venoit trouver la chambrière;
Qu'avec ce fil il la tiroit à soi
Pour faire ouvrir; et que depuis nagutoe
Tous denx s'étoient entre-donné la foi.
Cest donc cela , poursuivit la commère En s'adressant à la fille, en colère.
Que l'autre jour je vous vis à l'orteil Un brin de fil : je m'en mis un pareU , Pour attraper avec ce stratagème Votre galand. Or bien, c'est votre époux ! A la bonne heure! il faut cette nuit même Sortir d'ici. Beriinguier fut plus doux , Dit qu'il falloit au lendemain attendre.
On les dota l'un et l'autre amplement ; L'époux, la fille; et le valet , l'amant ' : Puis au moutier le couple s'alla rendre. Se connoissant tous deux de plus d'un joar. Ce fut la fin qu'eut le troisième tour.
I^uel vaut mieux? Pour moi, je m'en rapporte >. Macée, ayant pouvoir de décider,
* Ellipse. C'est-à-dire l'dpoax dota la fille, et l'amant dota le Talet.
* BUipse. Je m'en rapporte aa lecteur . aux plus habiles que moi.
CONTES ET NOUVELLES
Ne sat à qai la victoire accorder, Tant cette affaire à résoudre étoit forte. Tonles avoient eu raison de gager.
Le procès pend , et pendra de la sorte Ëncor long^temps, comme l'on peut juger.
VnL LE CALENDRIER DES VIEILLARDS.