‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 127 sur 670 · V ITS^B · texte numérisé non relu

V ITS^B

^f II part nn soir, prie un de ses aniis

Jusques k commencer, pr^s de la plus sévère. ^^^^H

IDf hii^ <xil>', nuit les honneurs du Icçis,

Par oii l'nn Hnil d'ordinaire. ^^^M

Pmi.ln! sa plare, aller trouver la belle ,

IVnibuil l'iitMeuritc «e courber auprès (fêlle ,

Ne point pnrler; qu'il etoil fon abé;

El, dans un pavillon lit tant, qu'il l'allira ^^^H

Cf iinVn R'a<-quitlanl bien île t'eini^oi proposé

Toute ^^^H

L'infanle ^loii brt pris de là x '^^^M

L'autre Uen rolanliers la! rendit rel oRice :

Le nwyoi ([u'iin ami puisse èlre refusé!

Pouvoir user de violence. ^^^^|

A (* iHiuvean venu la ïoilà donc en proie.

&> niMsanle humeur, ^rund ulwlaele aux IsTnirt^^^H

n IM pui san» i>arlrr contenir celle joie.

Pesie d'amour el des douceurs ^^^^H

La betk se plui^iil d'tln ainsi leur jonel :

Dont il lire sa subsistance , ^^^^H

Avoit de ee galand souvent jcrËlê ' l'expoir. ^^^^H

Dil-dle . e[ de quel droit me donner conune il fait ?

U crainte lui nuimil autant que le devoir. ^^^H

L'autre cnnressa iju'ea effet

Celte Olle l'auroit selon loule apparence ^^^H

11» aviBCiit lorl; mais »jup toute la faute

Favorist', ^^^H

ÉloJt au maître du logis.

la lielle eili osé. ^^^M

Pour vous ven^ de son nu'[>ris ,

Se voyant craint de celte Mrle , ^^^^H

l^(ur»uiYil-il , eoniLIex-Hiot île caresses;

n lit Uni qu'en ce pavillon ^^^^Ê

Elle entra par occasion : ^^^H

Que Vflds cAtes pour lui tant qu'il fui votre amant i

Puis le galanl ferme la |iorte ; ^^^^H

Atmci-miii par dvpil el par rcssejiliment ,

Mais en vain , car l'inl^Hle Bvoil de ijuoi l'ouvrir. ^^^|

La fille voit sa faute, et lâclie de sorUr. ^^^H

Son conseil fut suivi; l'on poussa les afTaires.

Il la retient ; elle crie , eJle appelle : ^^^H

L'on se vengea; l'on n'omit rien.

L'infante vient , el vient comme il falloil . ^^^H

^ Que si l'ami s'en trouva liten.

Le gelant, indigné de la manquer si lelle. ^^^H

Perd tout re^ct , et jure par les dieux ^^H

El de cinq . si j'ai bien compte.

Qu'avant que sortir de i%s lieux ^^^^H

C stuteie iiieideni des travaux de l'infante

L'une ou l'autre paiera sa peine. ^^^

Par quelques uns est rajuiorlé

Quand il devroit leur attaclier les mains. 1

It'ime manière difTi'rente.

Si loin de tous secours humains, J

Force ^ciu conclaronl de là

Dit-il . la résiïUnce est vaine. ^^J

fue d'un galand au moins je fais grâce à la t)c)le.

C'ert médisaiw* que ct-la ;

Je ne saurois vous accorder ^^^^H

Je ne voudroii mentir pour elle :

(fiie cette grâce : ^^^^H

Son (^poux n'eut asNii renient

Il but que l'une un l'autre pa»e

Que liuil priiturscurs seulement.

Pour aujourd'hui.

Qu'a hil madame ? dit la belle ;

^ PourBuiviins donc notre nouvelle.

Pdtira-l-elle pour anirai?

L'Ute revint quand l'ami fui content.

Oui, si le sort tombe sur elle.

Dit le galant; prrnei-vons-en i lui.

Fit entre eux les choses ésoles.

Non, non, rquHt alorv l'infimie;

m démence sied bien aux personuca royale*.

Il ne sera pas dit que l'on ait . moi présente . ^^BB

ind de main en main Alaciel pwaoit.

Je me rûious pluUM h touU- eim'mite. ^^^H

El «ouvenl se divenissoit

Ce combat plein de charilé ^^^1

Aa% menus ouvrages des biles

Fut par le sort à la tin termine. ^^^H

Qd la servoieni. toutes assez geniilles.

L'infanle en eut mute la ^uirc : ^^^H

Ik «a ainwit lort nne A qui l'on en runinit ;

Il lui donna sa voix , i i^: que dit l'hioUiire. ^^^1

L'antre sortit et l'un jura ^^^H

Oe ce logis, bien fait et galant homme.

De ne rien dire de cela. ^^H

Mai» violent «laiis ses désirs.

Kt jrrand menacer dr soupirs ,

CONTES ET NOUVELLES

Mais le galant se seroit laissé pendre, Plutôt que de cacher un secret si plaisant; Et pour le divulguer il ne voulut attendre Que le temps qu'il falloit pour trouver seulement Quelqu'un qui le voulût entendre.

Ce changement de favoris

Devint à l'infante une peine;

Elle eut regret d'être l'Hélène

D'un si grand nombre de Paris.

Aussi l'amour se jouoit d'elle. ■

Un jour, entre autres , que la belle

Dans un bois dormoit à l'écart,

Il s'y rencontra par hasard Un chevalier errant, grand chercheur d'aventures, De ces sortes de gens que sur des palefrois

Les belles soivoient autrefois.

Et passoient pour chastes et pures.

Celui-ci , qui donnoit à ses désirs l'essor, Ck)mme faisoient jadis Roger et Galaor,

N'eut vu la princesse endormie.

Que de prendre un baiser il forma le dessein : Tout prêt à faire choix de la bouche on du sein , Il étoit sur le point d'en passer son envie.

Quand tout d'un coup il se souvint

Des lois de la chevalerie.

A ce penser il se retint ,

Priant toutefois en son ame

Toutes les puissances d'amour

Qu'il pAt courir en ce séjour

Quelque aventure avec la dame.

L'infante s'éveilla, surprise au dernier point.

Non, non, dit-il, ne craignez point;

Je ne suis géant ni sauvage.

Mais chevalier errant, qui rend grâces aux dieux

D'avoir trouvé dans ce bocage Ce qu'à peine on pourroit rencontrer dans lescieux. Après ce compliment, sans plus longue demeure. Il lui dit en deux mots l'ardeur qui l'embrasoit :

C'étoit un homme qui faisoit

Beaucoup de chemin en peu d'heure.

Ije refrain fut d'offrir sa personne et son bras.

Et tout ce qu'en $enid)Iable cas

On a de coutume de dire

A celles pour qui l'on soupire.

Son offre fut reçue, et la belle lui fit

Un long roman de son histoire ;

Supprimant, comme l'on peut croire.

Les six galands. L'aventurier en prit

Ce qu'il crut à propos d'en prendre; Et comme Alaciel de son sort se plaignit. Cet inconnu s'engagea de la rendre

Chez Zalr ou dans Garbe, avant qu'il fAt un k

Dans Garbe? non, reprit-elle, et pour cnne Si les dieux avoient mis la chose Jusques à présent à mon choix, J'aurois voulu revoir Zalr et ma patrie.

Pourvu qu'Amour me prête vie, Vous les verrez , dit-il. C'est seulement à vous D'apporter remède à vos coups.

Et consentir que mon amour s'apaise:

Si j'en mourois ( à vos bontés ne plaise! }, Vous demeureriez seule; et , pour vous parler fin Je tiens ce service assez grand Pour me flatter d'une espérance De récompense.

Elle en tomba d'accord , promit quelques doooen Convint du nombre de faveurs Qu'aûn que la chose fût sûre Cette princesse lui paieroit.

Non tout d'un coup, mais à mesure Que le voyage se feroit; Tant chaque jour, sans nulle foute.

Le marché s'étant ainsi fait, La princesse en croupe se met , Sans prendre congé de son hôte.

L'inconnu , qui pour quelque temps S'étoit défait de tous ses gens.

Les rencontra bientôt. U avoit dans sa troupe Un sien neveu fort jeune , avec son gouvemeor Notre héroïne prend en descendant de croupe Un palefroi. Cependant le seigneur Marche toujours à côté d'elle , Tantôt lui conte une nouvelle, Et tantôt lui parle d'amour.

Pour rendre le chemin plus court.

Avec beaucoup de foi le traité s'exécute :

Pas la momdre ombre de dispute :

Point de faute au calcul , non pi us qu'entre marchai De faveur en faveur ( ainsi comptoient ces gens Jusqu'au bord de la mer enfin ils arrivèrent , Et s'embarquèrent.

Cet élément ne leur fut pas moins doux Que l'autre avoit été; certain calme, au contra Prolongeant le chemin , augmenta le salaire. Sains et gaillards ils débarquèrent tous Au port de Joppe, et là se rafraîchirent; Au bout de deux jours en partirent Sans autre escorte que leur train.

Ce fut aux brigands une amorce .* Un gros d'Arabes en chemin I^es ayant rencontrés, ils oédoient à la Ibree,

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