‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 144 sur 670 · LIVRE m · texte numérisé non relu

LIVRE m

Un boa fiiooon : ce 0*611 chose si rare

Que dès demain nous n*en poissions trouver.

Non , Fédéric , dit-elle ; je déclare Que c'est assez. Vous ne m'avez jamais De votre amour donné plus grande marque. Que mon fils soit enlevé par la Parque , On que le Ciel le rende à mes souhaits, Taorai pour vous de la reoonnoissanoe.

Venez me voir, donnez-m'en l'espérance : Encore un coup, venez nous visiter.

Elle partit, non sans lui présenter Une main blanche, unique témoignage Qu'amour avoit amolli ce courage.

Le pauvre amant prit la main, la baisa , Et de ses pleurs quelque temps l'arrosa.

Deux jours après , l'enfant suivit le père. Le deuil fut grand ; la trop dolente mère Fit dans l'abord force larmes couler.

Mais , comme il n'est peine d'ame si forte Qu'il ne s'en foille à la fin consoler , Deux médecins la traitèrent de sorte Qae sa douleur eut un terme assez court : L'un ftit le temps , et l'autre fut l'amour.

On épousa Fédéric en grand'pompe , Non seolement par obligation , Mais, qui plus est, par inclination , Par amour même. Il ne faut qu'on se trompe A 0^ exemple, et qu'un pareil espoir Nous fesse ainsi consumer notre avoir : Femmes ne sont toutes reeonnoissantes.

A cela près , ce sont choses charmantes ; Sous le ciel n'est un plus bel animal. Je n'y comprends le sexe en général :

Loin de cela; j'en vois peu d'avenantes. Pour celles-ci , quand elles sont aimantes , J'ai les desseins du monde les meilleurs - Les autres n'ont qu'à se pourvoir ailleurs.

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