‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 170 sur 670 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

leur et Tëlke de Ronie,

ses , des Vénus, avec un grand concours

D'amours , ire^ en chrétien, beaucoup d'anges femelles : ' Toile brilloient des yeux pleins d'étincelles. j le lien saint n'étoit pas sans cela : [là ; mme en -choisit un chanceux pour ce pomt- \ objet qui passe adoucit ses prunelles; C8 y le drôle en faisoit des plus belles , plus dévotes : cependant l'eau lustrale. Un ange, entre les autres, e bonne grâce. Alors l'étudiant m son cœur : Elle est des nôtres.

le au logis : vieille vient; rendez- vous : ter le détail, vous vous en doutez tons, f flt nombre de folies.

lame étoit des plus jolies; lasse-temps fut des plus doux, e au docteur. Discrétion françoise ; outre nature et d'un trop grand effort . imuler un tel transport, sent son humeur bourgeoise, de ses conseils le docteur s'applaudit, risconsulte, et des maris se raille.

^rres gens qui n'ont pas l'esprit :arder du loup leur ouaille !

r en a cent; des hommes ne sauront 1er la seule qu'ils auront !

tembloit ce soin chose un peu malaisée , pas impossible ; et , sans qu'il eut cent yeux , ifioit , grâces aux cieux , »nme , encor que très rusée.

! discours , ami lecteur, rroiriez jamais , sans avoir quelque honte , l'héroïne de ce conte propre femme du docteur ; it pourtant. Le pis fut que mon homme , rmant de tout , et des si , et des cas , e elle étoit faite , et quels secrels appas, ]ue c'étoit sa femme en somme.

M)int l'arrôtoit : c'étoil certain talent en sa moitié trouvé l'étudiant , >ur le mari n'avoit pas la donzelle.

signe, ce n'est pas elle , it en soi le pauvre époux :

les autres points y sont tous ; . Mais ma femme an logis est rêveuse ; sUe-ci parott causeuse 'un agréable entretien ; rément c'en est une autre :

du reste il n'y manque rien ; sage , traits , même poil ; c'est la nôtre, s avoir bien dit tout Ivls , est , et puis , ce ne l'est pas ,

Force fht qu'au premier en demenrât le sire.

Je laisse à penser son courroux ,

Sa fureur, afin de mieux dire.

Vous vous êtes donné un second rendez-vous?

Poursuivit-il. Oui, reprit notre apôtre; Elle et moi n'avons eu garde de l'oublier.

Nous trouvant trop bien du premier

Pour n'en pas ménager un autre, Très résolus tous deux de ne nous rien devoir. I^ résolution, dit le docteur, est belle. Je saurois volontiers quelle est cette donzelle. L'écolier repartit : Je ne l'ai pu savoir ; Mais qu'importe? il suffit que je sois content d'die.

Dès à présent je vous réponds Que l'époux de la dame a toutes ses façons : Si quelqu'une manquoit, nous la lui donnerons Demain, en tel endroit, à telle heure, sans faute.

On doit m'attendre entre deux draps.

Champ de bataille propre à de pareils combats. Le rendez-vous n'est point dans une chambre haute :

Le logis est propre et paré.

On m'a fait à l'abord traverser un passage

Où jamais le jour n'est entré ; Mais aussitôt après, la vieille du message M'a conduit en des lieux où loge , en bonne foi ,

Tout ce qu'amour a de délices :

On peut s'en rapporter à moi.

A ce discours jugez quels étoient les supplices Qu'enduroit le docteur. Il forme le dessein

De s'en aller le lendemain Au lieu de l'écolier, et, sous ce personnage , Convaincre sa moitié , lui faire un vasselage '

Dont il fût à jamais parlé.

N'en déplaise au nouveau confrère,

Il n'étoit pas bien conseillé ;

Mieux valoit pour le coup se taure ,

Sauf d'apporter en temps et lieu

Remède au cas , moyennant Dieu.

Quand les époases font un récipiendaire

Au benoît état de cocu , S'il en peut sortir franc , c'est à lui beaucoup faire;

Mais , quand il est déjà reçu , Une façon de plus ne fait rien à l'afTaire. Le docteur raisonna d'autre sorte, et fit tant Qu'il ne fit rien qui vaille. Il crut qu'en prévenant Son parrain en cocuage, Il feroit tour d'homme sage :

Son parrain, cela s'entend. Pourvu que sous ce galant Il eût fait apprentissage; Chose dont , à bon droit , le lecteur peut douter. Quoi qu'il en soit, l'époux ne manque pas d*aller

* CorrcclioD , réprimaiide

CONTES ET NOUVELLES

Au logis de l'aventure ,

Croyant que l'allée obscure , Son silence, et le soin de se cadier le nez , Sans qu'il (di reconnu , le feroient introduire

. En ces lieux si fortunés.

Mais, par malheur, la vieille avoît pour se conduire Une lanterne sourde ; et , plus fine cent fois

Que le plus fin docteur en lois , Elle reconnut l'hoaune, et sans être surprise ,

Elle lui dit : Attendez là :

Je vais trouver madame Elise.

Il la faut avertir; je n'ose sans cela Vous mener dans sa chambre ; et puis vous devez être

En autre habit pour l'aller voir, C'est-à-dire, en un mot, qu'il n'en fout point avoir. Madame attend au lit. A ces mots notre maître , Poussé dans quelque bouge, y voit d'abord paroltre Tout un déshabillé, des mules, un peignoir. Bonnet , robe de chambre , avec chemise d'homme, Parfums sur la toilette, et des meilleurs de Rome, Le tout propre , arrangé , de même qu'on eût fait Si l'on eiH attendu le cardmal préfet.

Le docteur se dépouille; et cette gouvernante Revient , et par la maUi le conduit en des lieux Où notre homme , privé de l'usage des yeux.

Va d'une façon chancelante.

Après ces détours ténébreux , La vieille ouvre une porte, et vous pousse le sire

En un fort mal plaisant endroit.

Quoique ce fût son propre empire :

C'étoit en l'école de droit.

En l'école de droit ! Là même. Le pauvre homme Honteux , surpris, confus, non sans quelque raison^

Pensa tomber en pâmoison.

Le conte en courut par tout Rome.

Les écoliers alors attendoient leur régent : Cela seul acheva sa mauvaise fortune.

Grand éclat de risée et grand chuchillement'.

Universel étonnement.

Est-il fou? qu'est-ce là! vient-il devoir quelqu'une? Ce ne fut pas le tout ; sa femme se plaignit. Procès. La parenté se joint en cause, et dit Que du docteur venoit tout le mauvais ménage ; Que cet homme étoit fou ; que sa fenune étoit sage.

On fit casser le mariage ;

Et puis la dame se rendit

Belle et bonne religieuse

A Saint-Croissant en Yavoureuse;

Un prélat lui donna l'habit.

• Chachoteineiit.

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