‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 205 sur 670 · UEUNUQUE, ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

UEUNUQUE, ACTE I, SCÈNE IL

n adoToit ses fers, il les respecte encore;

Ces fers à lear captif n'ont rien qu'à se montrer ;

Qai n'en sort qn'à regret est toat près d'y rentrer.

PHBDBIB.

Tais-toi , j'entends du bruit, quelqu'un sort de chez

PARMENON. [eUe.

Que TOUS faites bon guet '

PHIÊDRIB.

Si c'étoit ma cruelle....

PARMENON.

Déjà vôtre , bons dieux !

PHÉDRIE.

Ah!

PARMENON.

Retenez yos pleurs.

PHÉDRIE.

Je sais qu'elle est perfide; et je Faune, et je meurs, Et je me sens mourir, et n'y vois nul temède , Et craindrois d'en trouver, tant l'amour me possède.

PARMENON.

L'aveu me semble franc , libre , net , ingénu.

PHÉDRIB.

Tu vois en peu de mots mes sentiments à nu.

PARMENON.

Si je les voyois seul , encor seriez-vous sage ; Mais cette femme en voit autant ou davantage, Et connoit votre mal ; non pas pour vous guérir.

PHÉDRIE.

Je ne vois rien d'aisé comme d'en discourir; Mais , si tu ressentois une semblable peine , Peut-être verrois-tu ta prudence être vaine.

PARMENON.

Au moins , s'il faut souffrir, endurez doucement ; L'amour est de soi-même assez plein de tourment , Sans que l'impatience augmente encor le vôtre. Au chagrin de ce mal n'en ajoutez point d'autre : Aimez toujours Thaïs , et vous aimez aussi.

PHÉDRIE.

Le conseil en est bon, mais....

PARMENON.

Quoi , mais !

PHÉDRIE.

La voici.

PARMENON.

Sa présence met donc vos projets en fumée ?

PHÉDRIE.

Pour ne te point mentir, mon ame en est charmée.

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