‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 226 sur 670 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

DAMIS, PARMENON.

PARMBNON.

Je mf plaignois , monsieur, de votre longue absence.

"^ ma maison des champs j^HBbun gotït exquis, *E:t ne fis jamais mieux (pi'aloi?™By||cquis.

Sophrone et vos enfants sont d'avis toutrlMraire.

DAMIS

fl^ voir changer d'hum^ ^est pas ce que j'espère ; ^n loin de se nMluire au cham|)être séjour.

Ma femme aime à causer; mon aîné fidt ramoor.

PARMENON.

Cette façon d'agir plairoit à peu de pères; Quand il s'agit d'amours, presque tous sont sévères: A cet âge impuissant lorsqu'ils sont arrivés, ns donnent des conseils qu'ils n'ont point ohserréi.

DAHIS.

Quant à moi , je me rends plus juste et plofl commode: Non qu'il faille en tout point que l'on vive à sa mode; Mais aimer quelque peu ne fut jamais blâmé. Et moi-même autrefois je m'en suis escrimé. Il est vrai que le gain n'en vaut pas la dépense; Aux uns il faut présent, aux autres récompense. Corrompre les valets, et les entretenir ; Mais les dieux m'ont toujours donné pour y founir. Si je fais peu d'acquêts, que mes fils s'en accusent; C'est eux, et non pas moi, qu'après tout ils aboseaL Ayant connu d'abord mon esprit indulgent, L'atné va, ce me semble, un peu vite à l'argent; Des beautés de Thaïs son flme est fort toachée; Et bien qu'il m'ait tenu celte. flamme cadiée, J'en sais plus qu'il ne croit , et le sooffire aisémott; Thaïs veut qu'on l'estime, à parlerjrancbement: Peu voudront toutefois qu'elle entre en leur fiouDe; Veuve, on la doit priser un peu moins qu'une fiOe: Notre ville est féconde en partis bien meilleurs. Et mon fils , après tout, doit s'adresser ailleurs. Pour un choix plus sortable il fiant qu'il se dispose: Je t'en veux, Parmenon , proposer quelque diose. Mais où sont mes enfants? Je les voudrois bienfar.

«^' PARMENON.

Yotrealné , par malheur, est absent d'hier au soir.

DAMIS

D'où pourroit provenir un si soudain voyage? N'est-il pomt arrivé quelque noise en ménage?

PARMENON.

Je ne sais.

DAMIS

PliH aux dieux que quelque chai^emeDt Lui fit prendre bientôt un autre sentiment! Mais comme sans leur aide il ne se peut rien fiùre. Allons-leur de ce pas recommander l'afifaûre.

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