‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 325 sur 670 · MIRÉE · texte numérisé non relu

MIRÉE

Il résista long-temps , Je persistai toujours. ^^H

D^iras-tu nos yeux, qui l'ont vu re matin

Trouvoit-il Aminte si belle? ^^M

Embrasser lesjrenoux d'Aminte?

Je ligois dans ses yeux une secrète peur. ^^H

PHVLLiS.

L'ingrat avoit raison de craindre pour son cœur. ^^^Ê

C'est un reste de feinte :

Vous-même av« pu voir avec quelle cunirainle

C'étoit à vous d'avoir de la prudence , ^^^^|

Il feignoil des iransporls qu'il ne pouvoit sentir.

En l'éloignant du dattier ^^^M

Qu'un véritable amant a de peine à mentir !

De ^^^^1

*STIIBK,

Eh! qu'il ne mente plus.

C'étoit à lui d'avoir rie la constance . ^^H

PHTLLIS.

En résistant au danger ^^^|

Sait-il votre penaee?

De changer. ^^^|

Que sa flamme est traversée .

A vos soupçons je ne saurais me rendre : ^^^H

Et qu'on trouble vos amours.

Mais voici mon dessein , ma sœur. ^^^|

n veut vous ménager , en eximsam Aminle.

.UiTElÉE.

Je veux que pour Aminle il feigne de l'ardeur ; ^^^|

Que ne me l'a-l-il dit '

C'est le moyen de tout apprendre : ^^M

riivLMs.

Elle lui dira son secrel. ^H

Sans iluute il ne l'a pu.

Je l'attends; vous savez combien il esl discret ^^H

AsraÉK.

Le voicï. ^^^1

Mm eauT i Céladon n'éloil que in^ connu;

SCËNE III. ^H

IS'auroil-il pas prévu ma crainte .

ASTREE, EIYLAS, PHYLLIS. ^^M

Si ringral , d'autres soins occupe , prévenu....

PHÏLLI».

J'ai besoin, Uylas. de voire adresse. ^^M

Quel objel vous pent-on prélerer sous les cieux?

Puis- je- compter sur vos serments.^ ^^^H

ASTHÉE.

Amiiite est engageante , et prévient par ses charmes.

Ton amitié n)e rend trop parfaite â tes yeux.

Uu ne «onl-ce qu'amusemenl-s ' ^^^H

llétas! qui feint d'aimer esl toujours téméraire :

Sans cesse vous allez de bergère en bergère. |^^^H

r>e la feinte à l'effet , an n'a qu'un pas à faire :

Jurant d&sinctres amours : J^^^|

C'est un Écueil faul pour la fidélité :

Zéphire n'eut jamais d'ardeur si («ssagÈre ; ^^H

Il ne premif^rc ardeur n'est bîentdl plus qu'un songe ;

Eh ! cununent s'assurer qu'une ame si légère ^^H

Puisse ne l'«tre pas toujours? ^^H

lîl le mensonge , vérité.

pjlïLLls.

Quoi' vous doutez si je vous aime? ^ ,^^^^

Les coquettes les plus belles

Eh ! qui pourrait, Pliyllis, vous voir sans vousaiuiMf^^^H

Ne louchent que foihlemenl.

Vous avez plusd'appas que n'en a l'Amour mem^^^^H

Des traits i tout ravir, des yeux i tout cbitmer, ^^^|

Teindre de liHler pour elles;

Et vous douiez si je vous siiue ! .^^H

ÀSTRÉE, ACTE I, SCÈNE V.

PHTLLIS.

Déclarer si bien son ardeur, Ce n'est pas ce qui nous engage ; Les vrais interprètes du cœar Ne sont pas les traits dn langage.

ASTBÉB.

Ma sœar, j'ose aojoard'hiii te garantir sa foi. L'Amoor ne réservoit ce miracie qu'à toi.

HYLAS

Si je n'aime Phyllis, qae ce dlen me haïsse! Qa'il me li^TC à des cœorâ ennemis de ses traits! Qu'à la fin mon bonheur dépende du caprice D'mie bergère sans attraits !

PHTLLIS.

J'en croh^ vos serments , si Totre amoar s'applique A m'instruire des feux d'Aminte et d'un berger.

HTLAS.

N'est-ce pas Céladon? La chose est si publique , Qo'à de tn^ grands efforts ce n'est pas m'engager.

PHTLLIS.

B vient ^partez,

HTLA8.

Je vole où votre ordre m'appelle.

ASTRÉB et PHTLLIS.

Voyciis comment le traître , l'infidèle, Somtiéndra son manque de foi.

PHTLLIS.

Adieu; vous pourrez mieux vous éclaircir sans moi.

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