ACHILLE, PATROCLE
ACHILLE
Quelque fierté qu'on ait , quelque serment qu'on fasse, Patrocle, il faut aimer. Tu me croyois de glace; Achille te sembloit devoir tout dédaigner: Tu vois , ainsi qu'un autre il s'est laissé gagner. J'aime ; je suis touché , je fais gloire de l'être. L'heure enfin est venue, où, loin d'agir en maître. En héros , qui par-tout veut être le vainqueur. Je me rends, et connois les foiblesses d'un cœur.
PATROCLE
N'appelez point foiblesse un tribut légitime. Vous vous justifiez! aimer donc est-ce un crime?
'Ces deux derniers vers, qui sont dans le manuscrit, ont été omis dans les éditions précédentes. Comme les ver» de la scène iv commencent p.ir deux rimes féminines . il y a une faute contre les règles de la versification , que La Fontaine cAt fait «lisparoitre s'il avoit achevé cet ouvra^.
Seigneur, vous me semblez toujours fils de TMk Loin les coeurs qui se sont de l'amoar garantis. S'il en est. Quoi ! les dieux vous servironl d'eMO^ki^ La beauté dans l'Olympe aura trouvé des temiiiei, Et vous serez honteux de lui sacrifier ! C'est bien plutôt matière à se justifier. Votre princesse a tout, je vois tout dans la Et soit que de leurs traits mon esprit Soit qu'il regarde aussi leur amour, lear (Car l'un n'est point par l'autre en learscfenseM- J'en prise la conquête : ime telle victoire [InUi^» Ne rend point votre cœur infidèle à la ^oire.
ACHILLE
Voici d'autres combats qui me sont apprêtés... De quel air vient à nous le chef des députés ? Vois son port, ses regards.
PATROCLE
Toat parle dans lïïyML Ajax le suit. Que l'un découvre d'artifice! L'antre agit sans détours.