SCÈNE X
M«" BOUVILLON, M. DE LA BAGUENAD- DIÈRE, LB DESTIN, LA RANCDNE, L'Olive, ragotin, dn chakrbtikr.
l'olive.
Quel tintamarre !
HAGOTIN.
A moi , monsieur l'Olive , à moi !
LÂBÂOiiEHALDièitEjjetantle chapeau du ehairetier. Quel bruit! les armes bas, maraud, de par le roi! Apprends, cbétif mortel qui devant moi Le couvre , Qu'on doit à mon cliâleau même respect qu'au Louvre.
LE CHARBBTIBR.
Mon pauvre flne qui vient d'expirer devant vous , Hor^y! m'a mis l'écrit tout sens dessus deasous.
LA BAGUENAUDIÈBK.
Et qui l'a hit mourir?
LE CHABKETIEH.
Cet avocat sans cause.
LA BAGUEKAUDliaK.
Pourquoi?
mAGOTIEI.
Hal-â-propos mon arme a bit la chose , Mais c'est sans mon aveu , demandei-lui plutdt. J'étws parti du Mans, monte' ssr un courtaud , Comme an petit saint George avec cet équipage, Saiis avoir le dessein de faire aucun dommage, Foi d'avocat. Ayant joint la troupe au faubourg, Nons avons pris d'ici le chemin le plui cooit; Tantdt caracolant devant, tantdt derrière. Et tantôt cajolant l'une ou l'autre portière , Faisant couler le temps , gagnant toujours paj-s. En propos gaillardins, réjouissants deiis, Pions nous sommes trouvés proche votre avenue. D'abord votre présence ayant frappé ma vue , Pied a terre aussitôt j'ai mis avec eus tous; Vous nous avez reçus bras dessus bras dessous. Pour jouir en chemin de votre air amiable. J'ai voulu remonter à cheval, c'est le diable! En montant le matin dans ma cour bien et beau, Je m'élois deitrement servi d'un escabeau ; Mais, en plaine campagne étant sans avantage, La pâleur de han lian m'est montée au visage. Toutefois prenant co^r pour cet exploit guerrier. J'ai vaillamment porté mon pied à l'étrier; D'une main empoignant le pommeau de la selle. Pour porter l'autre jaml)e en l'autre part d'icelle , Je nie guindois en l'air quand la selle a tourné : Au crin tout aussitôt je me suis cramponné; Ënlin, caltiu-caba, j'avois monté ma liête. La chose jusque-là n'avoit rien que d'honnéle; Mais malheureusement ce maudit mousqueton, A yanl entortillé mes jambes de son long ,
S'est troavé sur la selle , et juste entre mes lenn. Pour m'afTermir dessus, senuble à ces àéinmtt. Mes pieds trop courts cherchant mes étrieTs trop knp , Ont [ait à mon cheval sentir leun éperons Dans un endroit douillet on jamais la molette N'avoit piqué cheval. Il part, mardie à cnstielM, Plus fort que ne vouloit on quasi Pbcëlon Dont le corps ne porloit que sur oc mooaqiKlaL Moi , j'ai soudain serré mes deux jambes de cnirit; L'animal anssit^t, à cette double atteinte, A levé le derrière , et moi je sois glUad Aussitôt sur le col où je me rais blessé ; Carie cheval mutin, après cette ruade, • A relevé sa tête, et i^it nue saocMle Qui du col sur la croupe à l'instant fn't placé. Du maudit mousqueton loqjours coitMmié, N'y Bonflrant rien , il ■ gambadé de plus beUe, Et m'a lait un pivot du pammean de la sdie. M'élant saisi du crin , et me tenant sarë. Mon cbeval galopoit , quand mon anne « lirt : Je me sois cru le coup an travers de U panx; Mon cheval en ■ craint tout anUnt, qn« je pnt, Car il en a du coup si rudement bnxiefaé» Que le maudit pommeau qui me te»^ bondté Juste un certain endnnt comme on boodMD de Uip, A mon corps chancelant n'a plus servi destégc; Suspendu donc eu l'air, un pied libre et ii rt—l , L'antre pour mon malbeor à l'étrier tenant, Jamais de mon trépas je ne me crus ai prodn, Ënlinje lais effort, et monpiedaedécrodK; Lors on a vu soudain, o(Hnmeun fordeandeploiA. Ccvps , hamois, baudrier, épée et mousquehn, Kandoulîëre , enfin bref, tout l'attirail de gnene. Donner, non sans douleur, de compagnie i vem; Et tout cela s'est fait, ma foi ! sans vanité , Bien plus adrMtement que je n'étiùs mente. A peine relevé de cette culebule , , J'avuis l'esprit encore étourdi de ma chate. Quand cet honune à plein poitigW venu me dur M'étanl senti des pieds enair pour dtiuger, [gff: J'ai promptemeiil clierché du secours dans U biiU; Mais il s'est jusqu'ici cliai^ de ma conduite , Toujours la fourche aux reins '.
LE CHABRETIEK.
Eh Diordieniie ! ai-je tort i Du coup qu'il a tiré , monsieur, mon dne e^ mort Il me le doit payer.
L'aide bit par malice?
Va songer au bagage , on te fera justice.