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El leur puuvoir est niuiiu iou\ que •• namme.
Se» jeune» rbufs c'piI le «iprtnw bico :
Aiuici , af m«t ; tout le reste n'eil rien.
Sam rel Kmoar, lanl d'ubjel* ratlstiDls , I jimbrii dorri , iKiis , jardlus , et foutaliiM , >'i)nl point d'iippai qui ae aoidul bmguîMiulf , Et 1euri plaisir» lunl ninin» dimi que seaptHmi. Dm jeuun ctnirs t'ai le ■iiprime hloi * Altuei, ainwi: toal le rerie o'etl rien.
LES AMOURS DE PSYCHÉ
Dès que la musique eut cessé » on dit à Psyché qu'il étoit temps de se reposer. Il lui prit alors une petite inquiétude » accompagnée de crainte , et telle que les filles Font d'ordinaire le jour de leurs noces, sans savoir pourquoi. La belle fit toutefois ce que Ton voulut. On la met au lit, et on se retire. Un moment après, celui qui en devoit être le possesseur arriva, et s'approcha d'elle. On n*a jamais su ce qu'ils se dirent, ni même d'autres circonstances bien plus importantes que celle-là : seulement a-t-on re- , marqué que le lendemain les nymphes rioient entre elles, et que Psyché rougissoit en les voyant rire. La belle ne s'en mit pas fort en peine, et n'en parut pas plus triste qu'à l'ordinaire.
Pour revenir à la première nuit de ses noces, la seule chose qui l'embarrassoit étoit que son mari l'avoit quittée devant qu'il fût jour, et lui avoitditque pour beaucoup de raisons il ne vouloit pas être connu d'elle, et qu'il la prioit de renoncer à la curiosité de le voir. Ce fut ce qui lui en donna davantage. Quelles peuvent être ces raisons? disoit en soi-même la jeune épouse; et pourquoi se cache-t-il avec tant de soin? Assurément loraclc nous a dit vrai, quand il nous la peint comme quelque chose de fort terrible : si est-ce qu'au toucher et au son de voix il ne m'a semblé nullement que ce fût un monstre. Toutefois les dieux ne sont pas menteurs; il faut que mon mari ait quelque défaut remarquable : si cela étoit, je serois bien malheureuse. Ces réflexions tempérèrent pour quelques moments la joie de Psyché. Enfin elle trouva à propos de n'y plus penser, et de ne point corrompre elle-même les douceurs de son mariage.
Dès que son époux l'eut quittée, elle tira les rideaux : à peine le jour commençoit à poindre. En l'attendant, notre héroïne se mit à rêver à ses aventures, particulièrement à celles de cette nuit. Ce n*étoient pas véritablement les plus étranges qu'elle eût courues ; mais elle en revenoit toujours à ce mari qui ne vouloit point être vu. Psyché s*enfonça si avant en ses rêveries, qu'elle en oublia ses ennuis passés, les frayeurs du jour précédent, les adieux de ses parents, et ses parents mêmes ; et là-dessus elle s endormit. Aussitôt le songe lui représente son mari
sous la forme d*un jouvenceau de quinze à ans, beau comme TAmour, et qui avoît toMe l'apparence d'un dieu. Transportée de joie, h belle l'embrasse : il veut s'échapper, elle crie; mais pei*sonne n'accourt au bruit. Qui que ion soyez, dit-elle, et vous ne sauriez étreqo'H dieu, je vous tiens, ô charmant époux! et je vous verrai tant qu'il me plaira. L'émotion FayaM éveillée, il ne lui demeura que le souvenir d*iflK illusion agréable ; et , au lieu d'un jeune mari, h pauvre Psyché ne voyant en cette chambre q«e des dorures, ce qui n'étoit pas ce qu'eUedMBPchoit , ses inquiétudes recommencèrent. Le sommeil eut encore une fois pitié d'elle ; 1 II replongea dans les charmes de ses pavouiii la belle acheva ainsi la première nuil de aei noces.
Comme il étoit déjà tard , les nymphes entrèrent , et la trouvèrent encore tout endormie. Pas une ne lui en demanda la raison , ni comment elle avoit passé la nuit, mais bien si ele se vouloit lever, et de quelle feçon elle voukÉ qu on rhabillât. En disant cela , on lui moaut cent sortes d'habits, la plupart trè»-riches. EHe choisit le plus simple, se lève, se bit babiUer avec précipitation , et témoigne aux nymphes une impatience de voir les raretés de ce beai séjour. On la mène donc en toutes les chambres: il n'y a point de cabinet, ni d*arrière-cabinei qu'elle ne visite, et où elle ne trouve un nouveau sujet d'admiration. De là elle passe sur des balcons, et de ces balcons les nymphes lui font remarquerrarchitecturederédifice,autantqu'ime fille est capable de la concevoir. Elle se souvient qu'elle n'a pas assez regardé de certaines lapi»* séries. Elle rentre donc, comme une jeune personne qui voudroit tout voir à-la-fois , et qui ne sait à quoi s attacher. Les nymphes avoient assez de peine à la suivre , lavidité de ses yeux la faisant courir sans cesse de chambi'e en chambre, et considérer à la hâte les merveilles de ce palais, où , par un enchantement prophétique, ce qui n'étoit pas encore et ce qui ne devoit jamais être se reuconlroit.
On fit ses murs d'an marbre aussi blanc que raUiâtre. Les dedans sont ornés d'un porphyre luisant. Ces ordres dont les Grecs nous ont fiait un présent , Le dorique sans fard, l'élégant ionique. Et le coriotbien superbe et magnifique ,